NID
L'enfant était mort et les symptômes éruptifs s'étaient aggravés. Au contraire, aussitôt après l’accouchement, la quantité des urines augmenta considérablement et le chiffre de l’urée s’est relevé. La poussée qui a suivi la délivrance a été très modérée et déjà le 10 mars l’érythème commençait à pâlir, et depuis cette date l'amélioration s’est maintenue, faisant chaque jour de rapides progrès. Parallèlement, il y eut de la polyurie et une excrétion . abondante d’urée jusqu’au moment où la malade a quitté l'hôpital. Nous résumons dans le tableau qui suit les résultats obtenus.
Nous devons ces chiffres à l’obligeance de notre ami Mortagne, interne à la Maternité de l'Hôpital Saint-Louis.
Nous avons recherché également quel était le pouvoir toxique des urines. Par le procédé de M. le professeur Bouchard, nous avons injecté les urines filtrées non alcalinisées à 19 lapins.
L'injection a toujours été faite à une vitesse très faible, mais nous avons varié à dessein ces vitesses, faisant passer tantôt 4, tantôt 5 ou 6 cent. cubes de liquide par minute dans la veine du lapin. Nos lapins mouraient tous en présentant les mêmes symptômes. Pendant la durée de l'injection, l'animal était assez tranquille. A intervalles irréguliers et espacés la respiration s’arrêtait et tout le corps était secoué par de brusques convulsions qui duraient quelques secondes.
: Les sphincters étaient relàchés : les évacuations d'urine et de matière fécale étaient fréquentes, les mictions surtout apparaissaient très vite : la respiration restait régulière, un peu précipitéc jusque vers la fin de l’expérience.
Un peu avant l’agonie les battements des paupières
cessaient; la pupille se contractait et le lapin semblait
TABLEAU UROLOGIQUE