‹ De la Détermination des Constantes de toxicité et d'activité de quelques Dérivés de la Série BarbituriqueChapitre 16 sur 95 · TECHNIQUES SPÉCIALES · texte numérisé non relu

TECHNIQUES SPÉCIALES

Les solutions des composés étudiés étaient faites à partir du composé acide de chaque corps. Les chiffres et nombres qui désignent les doses, dans la première colonne des tableaux suivants, représentent donc des doses en produit acide. La solubilité était

obtenue par addition de soude en quantité strictement suffisante. La dilution convenable était effectuée avec de l’eau salée à 9, 2 0 Jo. On a pris régulièrement, au potentiomètre, le pH des solutions employées ; ainsi que l’on verra, ce pH montre que nos solutions étaient toujours nettement alcalines. Il est donc possible qu’un excès d’alcali fut introduit, cet excès était nécessaire à la limpidité des solutions (voir Résumé et Conclusions générales).

L’injection était faite par voie veineuse. — Les animaux employés n'étaient pas à jeun. Après l'injection, l’observation était faite dans une chambre chaude, l’animal couché sur plusieurs épaisseurs de tissu. (Voir notre chapitre «Conclusions Générales»).

La température était prise avec un thermomètre à cobaye.

Le réflexe cornéen, le réflexe du conduit auditif externe, le réflexe nasal (réflexe d’éternuement), étaient recherchés au moyen d’une très fine paille de genêt.

La sensibilité des orteils était notée après pincement de ceux-ci.

Pour examiner le réflexe anal, on introduisait à un demi ou un centimètre de l’anus, le mandrin d’une canule salivaire, ce dernier était placé sur la muqueuse et on le retirait en effleurant celle-ci.

Pour provoquer les réflexes rotuliens, il faut avoir soin de fléchir autant que possible la jambe de l’animal sur la cuisse. On évitera la fatigue de l’animal et les contractions musculaires perturbatrices, en plaçant la main gauche sous la hanche de l'animal, de façon à soulever légèrement le corps de celui-ci. On percute le tendon avec le manche d’un bistouri par exemple.

Les recherches sur les modifications respiratoires ont été faites au moyen d’un masque respiratoire, pourvu d’une soupape d'inspiration et d’une soupape d’expiration, cette dernière étant placée en rapport avec un spiromètre de Tissot. Dans ces expériences sur la respiration, les animaux étaient placés sur le ventre et fixés par les quatre membres. Ils étaient recouverts d’une couche d’ouate, de façon à diminuer autant que possible l’abaissement de température par rayonnement.

Dans les chapitres qui suivent, nous avons publié le détail de nos expériences et quelques indications bibliographiques relatives aux corps étudiés. Du point de vue bibliographique, nous nous sommes volontairement limité aux travaux qui furent à l’origine de l'introduction des différents corps en thérapeutique.

CHAPITRERÆL

ÉTUDE DES ACIDES DIALCOYL- BARBITURIQUES

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