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Que pouvons-nous déduire des résultats consignés dans les tableaux 11 et 12 ?
Examen du tableau 11.
L'examen du tableau 11 nous montre d’abord que trois produits au moins s’écartent sensiblement des règles fixées, ce sont : le Gardénal, le Dial, le Rutonal.
Pour le Gardénal comme pour le Dial, si le début d’action de la dose minima standard rentre dans la règle que nous avons établie, il n’en est pas ainsi pour la durée de l’action qui dépasse considérablement les 60 à 70 minutes que nous nous sommes fixées comme limite.
Pour le Rutonal, la dose mortelle est atteinte en même temps que la dose-standard.
Ainsi, lorsqu'il conviendra de choisir parmi les produits étudiés, ceux qui peuvent convenir dans l’étude expérimentale de la narcose par l’éther ou le chloroforme, précédée d’un narcotique barbiturique, le Gardénal, le Dial et le Rutonal se trouveront éliminés.
Le tableau 11 nous permet encore d'observer des faits intéressants. Ces derniers autorisent à une autre classification des composés barbituriques étudiés, classification qui se baserait, dans les conditions expérimentales que nous avons définies, sur la vitesse de diffusion du produit injecté, cette vitesse est elle-même fonction de la plus ou moins grande affinité du composé chimique pour le point d’élection du système nerveux central où se trouvent localisés les centres des réflexes d’attitude.
Dans ces conditions, sur un même plan, pourraient être rangés : L’Amytal, le Nembutal et l'acide éthobutyl-éthylbarbiturique. Pour ces trois dérivés, la dose-standard détermine en 2 minutes la chute du lapin en attitude C.. Il faut aussi constater que ces Corps, rapidement fixés, sont également rapidement éliminés, en particulier le Nembutal et l'acide éthobutyl-éthylbarbiturique. Que l’on se rapporte, pour vérifier cette conclusion, aux protocoles concernant ces deux corps. L’Amytal se rapproche également beaucoup du Nembutal et de lacide éthobutyl-éthyl-barbiturique quant à la vitesse de son élimination, mais les résultats sont assez inconstants, c'est pourquoi nous le classerons à part des deux corps précités.
À côté donc de ces trois produits, rapidement fixés et rapidement éliminés, se classent, dans une autre série : le Sonéryl, l’Ipral, le Phanodorme, dont la fixation est plus lente et dont la durée est également moins brève que celle des corps de la série précédente. Il y a, dans ces observations, des caractéristiques d’action dont on peut se servir, dans certains cas, pour choisir un composé de préférence à l’autre. |
Examen du tableau 12.
Avec le tableau 12, nous pouvons classer les dix composés
Rue À 1e étudiés en nous fixant sur le rapport x» lequel représente en
quelque sorte la marge de sécurité dont on dispose dans l'emploi de chaque produit.
Dans les conditions de nos expériences, les composés étudiés se rangent ainsi, par ordre décroissant :
À.— Sonéryl, Dial, Nembutal, acide éthobutyl-éthyl-barbitu-
rique.
Amytal, Phanodorme, Ipral, Véronal.
B. — Gardénal, Rutonal.
Nous faisons remarquer que normalement le Gardénal et le Rutonal dont les propriétés physiologiques et thérapeutiques s’écartent nettement de celles des dérivés à deux radicaux alcoyles, doivent être placés à part.
$ 3 — COMPARAISON DE LA TOXICITÉ ET DE L'ACTIVITÉ DES DÉRIVÉS BARBITURIQUES ÉTUDIÉS PAR LE CALCUL DES UNITÉS TOXIQUES ET DES UNITÉS NARCOTIQUES RAPPORTÉES A UN ÉTALON DONNÉ.
(Technique de L. Launoy)
Les résultats résumés dans les tableaux 11 et 12, et particulièrement dans ce dernier, valent évidemment pour chaque composé pris en particulier. À la rigueur, en se bornant seulement à une appréciation relative, les chiffres que nous avons publiés permettent une certaine comparaison des différents produits entre eux et même, ainsi que nous l’avons fait, leur classement par ordre d’activité et de toxicité croissante ou décroissante. Toutefois, nous avons déjà fait remarquer que le classement ainsi opéré n’était pas absolument exact. C’est qu’en effet, il nous paraît impossible qu’il ne soit pas fait état du poids moléculaire des composés étudiés, dans l’établissement d’une classification que nous nous efforçons de rendre rigoureuse.
Donc, pour que soient tout à fait comparables entre eux les résultats donnés pour chacun des corps, nous les rapporterons à des volumes identiques de solutions équimoléculaires. Ce sera là un premier point ; il nous permettra de savoir combien d'unités toxiques d’une part et d’autre part combien d’unites narcotiques (dose C., dose-standard, dose liminaire de narcose barbiturique) sont contenues dans le volume choisi des solutions équimoléculaires.
Le choix du volume des solutions équimoléculaires à comparer sera fait arbitrairement.
Nous avons pris comme point de comparaison, le volume d’une solution moléculaire normale renfermant un gramme de Véronal. Ce volume est égal à 5 cc. 43.
Nous rappelons que les poids moléculaires des substances étudiées sont les suivants : Véronal, 184 ; Sonéryl, 212 ; Amytal, 226 ; Dial, 208 ; Phanodorme, 236 ; Gardénal, 232; Rutonal, 226 ; Ipral, 198; acide éthobutyl-éthylbarbiturique, 240 ; Nembutal (acide méthobutyl-éthylbarbiturique), 226. ;
Nombre d’unités toxiques-lapin.
Dans ces conditions, le nombre d'unités toxiques, calculé en divisant la quantité de chaque composé contenu dans 5 cc. 43 de solution moléculaire normale, par la dose toxique, pour un kilog de lapin sera :
SONÉTUL EM NN ere 0212457145
—41279 0,09 AMVEA ES. Nbr td das T0 220 5,43 18.88 0,065 SN Pa NemDUtAlEN PSP PR RD 20 RO UAS 30.6 0,04 To?
A. Ethobutyl-éthyl- DAFDITURITUER ER ME 0 ADS 28.96 0,045 FES Dial SERRES FUEL UMA 0,208 5,43 MARIANNE Bin 0,12 Phanodormette PE 02308 065)45 = 40% 0,09 Ipral fs Attente Ier AM O IOSN OAE — — 7,67 0,14 Rutonalii nn NE 0 226 Pa A3 3.50 0,35 Ris Gardénalus Ni Es MR DS 5,43 1 RO TE — 10,49 Véronalnalt ME M RO TSH EE — = 2,85 0,35
de,
Si nous rapprochons les résultats ci-dessus de ceux signalés dans le tableau 12, nous obtenons les deux classifications suivantes :
Classification par ordre de toxicité Classification par ordre de décroissante sans faire état du toxicité décroissante, en faisant poids moléculaire. état du poids moléculaire. Nembutal Nembutal Ethobutyl-éthylbarbiturique Acide éthobutyl-éthylbarbitur. Amytal Amytal Sonéryl Phanodorme Phanodorme PONEY 2 Gardénal Dial ‘ Loral Dial pra Ipral Gardénal Rutonal Rutonal-Véronal Véronal
L'examen de ce tableau montre l’importance du dégagement de la toxicité, en tenant compte du poids moléculaire. C’est la partie droite du tableau 13 que nous considérons comme la seule réellement susceptible de classer les produits selon les résultats expérimentaux.
Nombre d’unités narcotiques-lapin.
Sous ce terme nous désignons, comme nous l’avons indiqué plusieurs fois déjà, la dose-standard C., ou dose liminaire de narcose barbiturique.
Un raisonnement analogue à celui que nous avons fait pour justifier notre méthode de détermination des unités toxiques-lapin, et un calcul semblable permettent d'établir le nombre des unités narcotiques lapin pour chacun des barbituriques étudiés.
Le diviseur est ici représenté par la dose narcotique standard C.
Sonéryl Amytal
Nembutal
Ac. Ethobutyl-éthylbarbi-
turique Dial] Phanodorme .
Ipral Rutonal .
Gardénal
Véronal
même produit.
OMS ASS
Si nous comparons les résultats de ce tableau à ceux du tableau 12, nous voyons que le classement des différents produits, par ordre de richesse en unités narcotiques est identique dans les deux cas. Toutefois, nous faisons remarquer combien la qualification d’un produit, par le nombre de ses unités narcotiques est autrement suggestive que la simple désignation de la dose-standard pour un