‹ De la Détermination des Constantes de toxicité et d'activité de quelques Dérivés de la Série BarbituriqueChapitre 79 sur 95 · ACTION DES BARBITURIQUES SUR LA RÉFLECTIVITÉ BULBO-MÉDULLAIRE · texte numérisé non relu

ACTION DES BARBITURIQUES SUR LA RÉFLECTIVITÉ BULBO-MÉDULLAIRE

LECTURE DES TABLEAUX RELATIFS A L'EXAMEN DES RÉFLEXES CHEZ LES ANIMAUX BARBITURISÉS

SONÉRYL

Avec la dose-standard : 0,035 cn, les réflexes cornéen, anal, du conduit auditif externe, la sensibilité des orteils, sont diminués ou ralentis tardivement ; il faut noter de l’exagération des réflexes rotuliens.

Cette dose donc, ainsi que le prouve la lecture des protocoles expérimentaux précédents, n'est pas une dose d’anesthésie. Pour observer l’anesthésie de la cornée par exemple, il faut atteindre la dose de 0 g. 06. Dans un cas sur deux, avec cette dose de 0 g. 06, nous avons également noté la disparition du réflexe du conduit auditif externe. L’anesthésie cornéenne est elle-même irrégulière.

AMYTAL

La dose-standard, 0 g.03, affaiblit ou retarde les réflexes cornéens, rotuliens, anal. C’est avec la dose de O g. 05 seulement que nous avons observé la négativité du réflexe cornéen ainsi que celle du conduit auditif externe. Nous verrons que la dose de 0 g. 05 est celle que nous considérons comme donnant la possibilité du décubitus dorsal.

De même que pour le Sonéryl d’ailleurs, ces anesthésies ne sont pas constantes. Obtenues dans l'expérience du 30 novembre 1931, nous ne les retrouvons pas dans l’expérience du 14 décembre 1931, mais nous notons à nouveau l’anesthésie cornéenne dans l’expérience du 14 décembre 1931, avec la dose de 0,055.

NEMBUTAL

La dose de 0 g.015 détermine l’affaiblissement des réflexes cornéens, du réflexe du conduit auditif externe, de la sensibilité des orteils. Ces réactions sont relativement tardives et peu importantes. Avec la dose de 0 g. 02, les résultats sont dans le même sens, mais s’accentuent. Rappelons que dans notre expérience du 2 février 1932, il a été noté de l'augmentation des réflexes rotuliens avec la dose de 0,0175. Avec la dose de 0 g. 025, le réflexe cornéen tend a la disparition ; celleci n’est obtenue que pendant un temps relativement court et avec la dose de 0 g. 03. Par ailleurs, la sensibilité du conduit auditif externe, celle des orteils, et même le réflexe nasal, sont très diminués, cette paraanesthésie dure longtemps : 20 à 40 minutes.

ACIDE ÉTHO-2-BUTYL-ÉTHYLBARBITURIQUE

Les réflexes cornéens, rotuliens, etc. ne disparaissent pas avec la dose de O gr. 02 par kg. qui est la dose-standard. Toutefois, cette même dose diminue très nettement les réflexes cornéens et anal, ralentit ou diminue les réflexes rotuliens, nasal, conduit auditif externe, ainsi que la sensibilité des orteils. Avec la dose de 0 g. 03, on négative parfois pendant au moins 25 minutes les réflexes cornéens et le réflexe du conduit auditif externe. Avec cette dose on observe le plus souvent de l’exagération des réflexes rotuliens, au moins dans les premières minutes qui suivent l'injection.

PHANODORME

La dose-standard détermine la diminution des réflexes cornéen et rotulien. Avec la dose de 0 g. 06, ces phénomènes s’accentuent légèrement ; la sensibilité des orteils diminue également et nous observons par contre, avec les doses 0,045 et 0,06, de l’hyperexcitabilité du conduit du pavillon de l'oreille. Celle-ci ne s’est pas présentée avec la dose de 0 g. 07. Avec la dose de 0 g. 07, nous avons observé une diminution du réflexe cornéen, mais sans négativité absolue de celui-ci. Par contre, les réflexes rotuliens, avec la dose de 0 g. 07, chez l’animal de l'expérience du 20 décembre 1931, ont été abolis à droite et très diminués à gauche ; la négativité ne s’est pas retrouvée avec la dose de 0 g. 08.

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