‹ De la Détermination des Constantes de toxicité et d'activité de quelques Dérivés de la Série BarbituriqueChapitre 95 sur 95 · NES · texte numérisé non relu

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B. — Série des acides aryl-alcoyl barbituriques : Acides méthylphényl, éthylphényl barbituriques. C. — Phanodorme:

5° Par ordre d’activité croissante, et prenant comme base de cette dernière le nombre d'unités narcotiques-lapin, contenues dans un même volume (5 cc. 43) de solution équimoléculaire, les acides étudiés se classent de la façon suivante :

a) Série des acides dialcoyl barbituriques :

Acides diéthyl (véronal), éthylisopropyl (ipral), diallyl (dial), butyl-éthyl (sonéryl), éthyl-iso-amyl (amytal), étho-2-butyl-éthyl, métho-1-butyl-éthyl (nembutal), barbituriques.

b) Acides aryl-alcoyl barbituriques : Acides méthyl-phényl (rutonal), éthyl-phényl (gardénal). c) Acide éthyl-tétrahydro-phényl barbiturique (phanodorme) :

L'activité de ce dernier se rapproche de celle des dérivés du groupe b).

Il nous a semblé opportun de rappeler ici la définition de notre dose standard qui a servi à déterminer le nombre d’unités narcotiqueslapin.

Définition de la dose standard.

Nous dirons que la dose déterminant l'attitude C. (dose standard) est caractérisée par les propriétés suivantes :

a) Elle détermine le décubitus latéral complet de l’animal injecté. b) Elle réduit considérablement tous les réflexes de position.

c) Elle affaiblit mais n’abolit aucun réflexe bulbo-médullaire, et peut augmenter les réflexes rotuliens.

d) Son action est habituellement établie en 10-15 minutes après l'injection, elle se poursuit pendant l'heure suivant celle-ci.

e) Elle influence par ailleurs nettement la température générale du corps qu’elle peut abaisser de 1 et même plusieurs degrés.

j) Elle diminue la fréquence respiratoire, elle contracte le volume-minute de l'air expiré, jusqu'à 50 et 60 °, de sa valeur primitive.

6e Quand on établit le rapport de la dose toxique à la dose active à on obtient ce que, avec M. LAUNOY, nous avons appelé l'étendue narcotique.

Par ordre d’étendue narcotique croissante, les produits, étudiés se classent de la façon suivante :

a) Série des acides dialcoyl-bar bituriques :

Acides diéthyl (1,94), éthyl-isopropyl (2), éthyl-isoamyl (2,16), étho-2-butyléthyl (2,25), métho-1-butyléthyl (2,28), diallyl (2,4), éthylbutyl (2,57), barbituriques.

b) Série des acides aryl-alcoyl barbituriques : Acides méthyl-phényl (1,16), éthyl-phényl (1,5) barbituriques. c) Phanodorme (2). (Voir le tableau 12).

70 En appliquant à la comparaison des produits barbituriques étudiés, la méthode déjà employée par M. LauNoy pour la comparaison des produits arsenicaux pentavalents à propriété trypanocide, nous avons déterminé pour un volume égal des solutions moléculaires des corps étudiés, le nombre des unités toxiques et celui des unités narcotiques contenues dans 5 cc. 43 de ces solutions. Le choix de 5 cc. 43 a été fait parce qu’il représente, pour la solution normale de véronal, 1 gr. de ce produit (voir tableaux 12 et 14 et conclusions HoiCte02).

80 Nous avons recherché quelle était l’action particulière exercée sur la respiration (action toxi-bulbaire) par la dose narcotique standard (dose C.) de quelques produits qui, d’après leurs constantes d'activité de toxicité et d’étendue narcotique nous paraissaient plus spécialement propres à être étudiés, du point de vue chirurgical, comme narcotiques de base ou comme narcotiques préparatoires à l’action de l'anesthésie générale par l’éther ou le chloroforme. Pour cela, nous avons déterminé le volume-minute de l’air expiré par kilog. par un

lapin injecté des doses standards. Cette étude a été faite sur le sonéryl, l’amytal, la phanodorme, le nembutal et l’acide éthobutyléthylbarbiturique. Par ordre d’action croissante sur la raréfaction respiratoire, les composés étudiés se classent de la façon suivante:

A. Butyléthyl (sonéryl), diminution de 42 %

A. Ethylisoamyl (amytal) 47 % A. Metho-1-butyléthyl —— LD A. Etho-2-butyléthyl —— OUR A

A. Ethyltétrahydrophényl (phanodorme) 60 %

Ces expériences constituent d’ailleurs, nous devons le préciser, une introduction à l’étude de l’action des barbituriques sur la respiration.

Il y a lieu de reconnaître (voir les tableaux qui concernent ces expériences) que pour le Nembutal et l’acide éthobutyléthylbarbiturique, l’action frénatrice respiratoire, si elle est aussi rapide et intense que celle du sonéryl et de l’amytal, est par contre, moins prolongée que celle de ces deux derniers corps et, à fortiori, que

celle du phanodorme.

90 Du point de vue de l’action sur la température, si l’on veut consulter spécialement à ce sujet nos expériences relatives à la réflectivité (chapitre VI), on verra qu’en une demi-heure la dose-standard, pour chacun de ces produits, détermine une chute de température d'environ 105 pour : le Sonéryl et l’Amytal. La chute de température pour le Nembutal et l’acide éthobutyléthylbarbiturique, après la dose-standard, dans le même laps de temps, est plus faible et cela même pour une dose légèrement supérieure à la dose-standard, elle varie entre 101 et 10. Par contre, pour le phanodorme, dont l’action sur la réflectivité médullaire est particulièrement marquée, elle est de 108. De ce point de vue, on peut classer ces produits de la façon suivante, par ordre d’activité décroissante sur la température :

a) Produits à deux radicaux alcoyles :

Sonéryl, Amytal, Nembutal, acide éthobutyléthylbarbiturique.

Le phanodorme que nous avons également étudié de ce point de vue, se sépare nettement des produits de la première série, ainsi que nous l’avons déjà dit.

100 Dans le même esprit que ci-dessus, c’est-à-dire dans le but de distinguer parmi certains composés choisis, les plus propres à servir à la narcose chirurgicale, nous avons déterminé leur action sur la réflectivité. Nous ne pouvons ici que renvoyer au chapitre concernant ces recherches (5€ chapitre), car il nous faudrait répéter les conclusions rédigées par nous, pour chaque corps. ë

11° Toujours dans le but de choisir le produit le plus adéquat à la narcose chirurgicale, nous avons déterminé pour :

Le phanodorme, le sonéryl, l’amytal, le nembutal et l’acide éthobutyléthylbarbiturique, les doses susceptibles de permettre, chez l'animal injecté :

a) Le maintien du décubitus dorsal (Dose D), pendant 30 à

60 minutes.

b) Une opération abdominale, telle que l’ablation de la rate, sans que l’animal soit maintenu par un aide ou par des liens. (Dose de narcose chirurgicale expérimentale).

Vu, bon à imprimer : Vue Le Président de la Thèse, Le Doyen de la Faculté, Paul GUÉRIN Paul GUÉRIN

Vu et permis d'imprimer :

Le Recteur de l’Académie de Paris,

S. CHARLÉTY

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