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petites cellules minces, très aplaties , irrégulièrement polygonales à la superficie, ou présentant de légères sinuosités. Il offre des glandes presque sessiles, la plupart situées dans un enfoncement de l'épiderme. Ces glandes, arrondies lorsqu'on les regarde de face, sont elliptiques ou ovales à grand diamètre parallèle à la surface foliaire, lorsqu'on examine une coupe transversale. La plupart sont pluricellulaires et formées d'un rang de plusieurs cellules séparées par des cloisons verticales.
b. Mésophylle. — Les cellules supérieures du mésophylle sont cylindriques , pressées les unes contre les autres, de quatre à six fois plus longues que larges et disposées en palissade. Elles constituent deux couches. Dans ce parenchyme et surtout dans la couche superficielle siègent des organites isolés contenant de gros cristaux agglomérés d'oxalate de chaux. A la face inférieure, existent des cellules rameuses formant une lame d'épaisseur égale à celle du parenchyme supérieur. En coupe transversale, ces éléments présentent deux ou trois petites branches : ils sont dirigés en tous sens et laissent entre eux de nombreux méats. Vus de face, ils ont ordinairement le même aspect, et les espaces intermédiaires sont assez larges et de forme polygonale. Ce tissu rameux n'offre généralement point de cellules cristalligènes.
Il. Nervure.— L'épiderme , formé de petites cellules rectangulaires, donne naissance à des glandes et à des poils pluricellulaires composés d'un seul rang de cellules. En dedans de l’épiderme siègent deux ou trois couches de cellules à membrane épaissie et ponctuée ; elles ont la forme d’un long prisme à base polygonale. A la partie interne de ces couches se trouve un amas de cellules beaucoup plus larges et moins épaissies ; quelques-unes contiennent des agglomérations cristallines. C'est dans ce parenchyme qu'est placé un cordon composé de deux croissants libéro-ligneux tournant leur bois l’un vers l'autre et séparés par des cellules médullaires. Le liber est composé à sa surface de fibres épaissies, ponctuées et lignifiées , formant un arc continu. En dedans d'elles , existent des cellules libériennes constituant des groupes assez développés, séparés entre eux par une ou deux rangées radiales de cellules assez épaissies. Certaines cellules contiennent des cristaux. Le bois, un peu moins développé que le liber, est formé de plusieurs lames vasculaires (fibres-vaisseaux ponctués , rayés, spiraux-trachées) assez espacées ; entre elles on remarque des rayons médullaires à 2-4 rangs de cellules épaissies, ponctuées et lignifiées. La moelle, située entre l'arc supérieur, est un amas de cellules, épaissies, ponctuées, ne laissant entre elles aucun méat. Ces cellules ont la forme de prismes à base polygonale. Celles qui sont voisines des trachées sont longues, petites et lignifiées ; tandis que les plus éloignées sont cellulosiques, plus larges, mais ont une hauteur moindre. On rencontre dans quelques-unes des cristaux d’oxalate de chaux.
FAMILLE DES MONIMIACÉES.
Boldo (1). — Pneumus boldus. Molin.
I. Lame inlerneurale. a. Epiderme. — L'épiderme forme une seule
(1) A, Verne. Etudes sur le Boldo. — Thèse de l'Ecole supérieure de Pharmreie de Paris, 1874.
assise de cellules très aplaties et à surface polygonale, cellules dont la membrane est très épaisse, ponctuée. L’épiderme inférieur possède seul des stomates ; ainsi que le supérieur, il produit des poils sessiles en rosette (pl. IV, fig. I}. Cette rosette, formée d’un nombre de branches variable, naît d'un petit groupe cellulaire enchâssé dans l'épiderme et composé en général d'autant de cellules qu’il y a de branches.
b. Mésophylle. — Au dessus de l'épiderme supérieur e, est adossée une couche 4 de grandes cellules incolores, très épaissies, et de forme à peu près rectangulaire lorsqu'on examine une coupe transversale, Entre cette assise et l’épiderme inférieur se trouve du parenchyme coloré par des grains de chlorophylle. A la face supérieure, les cellules sont eylindriques, pressées les unes contre les autres et allongées perpendiculairement à la surface de la feuille. Elles forment une ou deux couches (c).
Au-dessus de ce parenchyme en palissade viennent des assises parallèles de cellules rameuses 2 qui, sur une coupe transversale, ont le plus souvent la forme d'un rectangle à srand côté parallèle à la surface.
Le parenchyme coloré, surtout l'inférieur qui est plus développé que le supérieur, ne produit point de cellules cristalligènes, mais de grosses cellules arrondies & dont la cavité est remplie par une huile essentielle de couleur jaune.
II. Marge. — Contre l'épiderme marginal est adossé un cordon assez puissant de fibres polygonales en section transversale. Ces fibres présentent un épaississement très considérable qui diminue beaucoup la cavité interne.
IT. Nervure. — L'épiderme, beaucoup plus poilu que celui de la lame, est constitué par des cellules épaissies, rectangulaires superficiellement. En dedans de lui existe un amas de cellules à membrane épaissie, ponctuée et à cavité considérable. Ces éléments, plus nombreux à la face inférieure, ont la forme d’un prisme droit à base polygonale, trois à six fois plus haut que large.
En dedans de l’hypoderme inférieur existent quelques couches de cellules à membrane plus mince, laissant entre elles de faibles méats. Elles ont à peu près la même forme que celles de l'hypoderme supérieur. Dans ce tissu se trouvent des glandes unicellulaires. Quant à l'hypoderme supérieur, il touche par sa partie interne, sur la ligne médiane, un groupe fibreux appartenant au faisceau libéro-igneux, et latéralement du parenchyme vert qui fait suite à celui de la lame.
Le cordon libéro-lisneux est composé en allant de bas en haut: 1° de liber inférieur ; 2% de bois, tous deux en forme d'arc à concavité supérieure ; 3° d’un amas fibreux libérien situé dans la concavité que produit le bois.
Le liber est constitué inférieurement par des fibres épaisses, lignifiées, ponctuées, formant un are continu ; supérieurement par des cellules libériennes au milieu desquelles n'existent point de glandes unicellulaires.
Le bois, plus développé que le liber, est formé de bandes rayonnantes vasculaires, peu éloignées les unes des autres et séparées par des rayons à une ou deux rangées radiales de cellules épaisses, aplaties.
Le liber interne ou supérieur est fibreux, et les fibres ont la même forme que dans le liber externe. Souvent on remarque au milieu de cet
amas prosenchymateux de petits groupes libéro-ligneux, tournant leur liber vers l'épiderme supérieur.