FAMILLE DES LABIÉES
Espèces : Sauge officinale. Salvia officinalis. L. — Sauge des prés. S. pratensis. L. — Sauge slarée. S. selarea. L. — Romarin officinal. Rosmarinus officinalis. L. — Mélisse officinale. Melissa ofjicinalis. L.—Nepeta cataire. Nepeta cataria. L. — Calament oflicinal. Calamintha ofjicinalis. Moensch. — Betoine officinale. Betonica officinalis. L. — Marrube commun. Marrubium vulgare. L. — Glechome lierreterrestre. Glechoma hederacea. XL. — Hysope oflicinal. Hyssopus officinalis. L. — Origan dictame. Origanum dictamnus. L. — Sarriette des jardins. Satureia hortensis. L. — Thym commun. Thymus vulgaris. L. — Thym serpolet. Thymus serpyllum. L. — Bugle rampant. Ajuga reptans. L. — Germandree petit chêne. Teucrium chamædrys. L. — Germandree aquatique. Teucrium scordium. L.
I. Laine interneurale. — Les cellules épidermiques sont tabulaires. Leur contour est sinueux. (Melissa, Salvia pratensis.L.S. sclarea. L.) ou polygonal, (Salvia officinalis. L.). Leur paroi est tantôt mince (Melissa), tantôt épaisse et ponctuée (Thymus).
L'épiderme produit des stomates à la face inférieure seulement dans Melissa, Nepela, Calamintha, Glechoma, Rosmarinus, Origanum,, Marrubium, Teucrium scordium L. Il y en a au contraire aux deux faces dans le Teucrium chamædrys, les Salvia, V Hyssopus, V Ajuga, la Betonica, la Satureia, le Thymus.
Les stomates, ordinairement elliptiques, sont, dans un grand nombre d'espèces, placés perpendiculairement au milieu de cloisons séparant deux cellules épidermiques (pl. I, fig. VD. Nous n'avons trouvé d'exception que dans le Marrubiun vulgrre et le Teucrium. Dans ces deux espèces, la plupart des stomates sont situés entre trois ou quatre cellules de l'épiderme.
Les poils sont unicellulaires ou composés d'une série d'articles superposés. Rameux dans le Rosmarinus (pl. Il, fig. IV), et l'Origanun dictammnus, ils sont simples dans les autres espèces étudiées. Ils sont courts dans la Melissa, V'Hyssopus la Salureia, le Teucrium chameædrys. L. et le Thysus. Us sont formés dans ces plantes de une à trois cellules. Les poils d2 la Melissa et de l’Æyssopus sont droits ; ceux de la Salureia, sont gros et recourbés en forme d’ergot. La cellule supérieure de la plupart des poils du Teucrium chamædrys. L. et du Thymus forment avec la cellule voisine un coude très prononcé. La Belonica présente de longs poils unisériés, dont les cellules allongées sont renflées à leurs deux extrémités Dans le Glechoma, ces appendices sont supportés par une éminence pluricellulaire et conique de l'épiderme (pl. I, fig. 1).
On rencontre sur les deux faces de la feuille du Marrubium des poils dont plusieurs s'agglomèrent au nombre de deux, trois ou quatre sur une proéminence commune.
La paroi des cellules du poil est tantôt lisse (Sa/via pratensis. L.), tantôt hérissée à sa surface externe de tubercules arrondis (Æyssopus,
Thymus).
L'épiderme des Labiées donne toujours naissance à plusieurs sortes de glandes pédicellées. Les unes sont petites, unicellulaires ou bicellulaires ; les autres, volumineuses, sont composées de quatre à huit cellules. Ces dernières forment un seul étage et sont toutes séparées par des cloisons verticales. Le pédicelle qui les soutient est court, unicellulaire, sa hauteur est beaucoup moindre que sa largeur. Ces glandes sont souvent placées dans des fossettes produites par l’épiderme. Les Teucrium, le Nepeta, YAjuga et la B2lonica possèdent des glandes quadricellulaires. Les autres espèces en ont d'octocellulaires. Les petites glandes présentent des formes diverses, et sont supportées par un pédicelle dont la longueur et le nombre des cellules qui entrent dans leur constitution varient avec les espèces.
Les glandes sont sphériques dans la Melissa, ovoïdes dans le Ca:amintha et VOriganum.
Le pédicelle est court, unicellulaire, dans la Melissa, le Nepela. le Giechoma, bicellulaire dans le Rosmarinus.
Certaines glandes, que l'on rencontre sur la nervure des Salvia et du Marrubium, ont un pédicelle composé de deux cellules dont l'inférieur longue à la forme d’un cûne à sommet arrondi, tandis que la supérieure, cylindrique, peu élevée, a sa base moins large que le sommet de la cellule inférieure,
Le Teucrium scordium possède des glandes dont le support est long et composé de quatre à six cellules.
b. Mésophylle. — Le mésophylle est toujours dépourvu de cellules cristalligènes. Au-dessous de l'épiderme supérieur du Rosmarinus est une assise de cellules incolores ;: dans les autres espèces, il n'y a entre les deux épidermes que des cellules à chlorophylle.
Les Salvia (pl. IV, fig. V), l'Ayssopus et le Teucrium Scordium. L., ont toutes leurs cellules dirigées perpendiculairement à la surface foliaire. Leurs éléments n’ont pas la même longueur, ils diminuent de la face supérieure à la face inférieure. Un tissu supérieur en palissade et un inférieur rameux existent dans les autres plantes. La Melissa, le Catamintha, la Satureia et le Nepeta possèdent une couche de tissu muriforme. Le Thymus, le Glechoma. \ Ajuga en ont deux ou plusieurs.
IL. Marge. — La termison latérale du mésophylle et de l'épiderme constitue la marge.
III. Nervure. — Dans l'intérieur de la nervure existe un arc libéro-
ligneux plus ou moins étendu. Cet are est composé inférieurement de liber cellulo-fibreux. Les fibres sont cellulosiques, à l'exception de celles du Rosmarinus qui sont souvent lignifiées ; elles forment un are continu. Le bois situé au dessus du liber est constitué par plusieurs bandes rayonnantes de vaisseaux. A la partie supérieure du bois siège un amas de cellules allongées en forme de prisme droit à base polygonale. Ces cellules ont leurs parois nacrées et épaissies surtout aux angles. Tout le système que je viens de signaler est enveloppé par de grandes cellules pâles qui touchent à la partie supérieure et inférieure de la nervure du collenchyme plus ou moins développé. Certaines espèces sont dépourvues de tissu collenchymateux.
Le Rosmarinus possède au-dessus et au-dessous du faisceau un amas homogène de cellules dont les membranes sont épaissies. Il en est de mème du Thymus serpyllum; mais le Thymus vulgaris présente à la DÉS RARES du bois des cellules cylindriques remplies de chlorophylle.
LE
Caractères communs : Poils glanduleux à glandes unicellulaires ou bicellulaires toujours mélangées à de grosses glandes au moins quadricellulaires. Poils ordinaires. Point de glandes internes. Point de cellules cristalligènes. Point de canaux sécréteurs. Point de liber interne en ilots.
Sauge officinale. — Salvia officinalis. L.
I. Lame interneurale. a. Epiderme. — L'épiderme est formé de cellules tabulaires à surface irrégulièrement polygonale. Il possède aux deux faces des stomates, des poils et des glandes. Les stomates elliptiques sont placés au milieu des parois séparant deux cellules.
Les poils fins, d'un diamètre presque égal. sont ordinairement composés de deux cellules allongées et superposées dont la plus longue est celle du sommet. Leur surface est ordinairement chagrinée. Les glandes sont arrondies, unicellulaires , bicellulaires ou pluricellulaires : dans ce cas, les cloisons de séparation sont verticales. Le pédicelle qui supporte chaque glande est variable, Le plus souvent il est cylindrique, composé de une ou deux cellules égales en diamètre et en hauteur ; mais au milieu de ces glandes ainsi pédicellées on en trouve dont le poil est constitué par deux cellules inégales : l'inférieure, deux à trois fois plus haute que la supérieure, a la forme d'un tronc de cône dont la grande base tient à l'épiderme. La supérieure est plus petite, plus large que haute.
b. Mésophylle. — Le mésophylle est toujours coloré en vert par de la chlorophylle. Les éléments qui le composent sont presque tous allongés et dirigés perpendiculairement à l'épiderme (pl. IV, fig. V). A la face supérieure, ils forment deux à trois couches et sont cylindriques. A la face inférieure, ils deviennent arrondis. Ces éléments diminuent de hauteur de l'épiderme supérieur à l'épiderme inférieur.
Il. Nervure. — L'épiderme a des cellules allongées parallèlement à la nervure, leur membrane épaissie ne présente point de ponctuations ; il est muni de poils et de glandes analogues à celles que l’on rencontre sur la base, seulement les glandes à pédicelle moyen sont plus considérables.
En dedans de l’épiderme, siègent deux à trois couches de cellules collenchymateuses à contour épaissi. Cet hypoderme enveloppe une masse de cellules à membrane assez mince, polygonales dans le sens transversal ; carrées ou rect nzulaires dans le sens longitudinal. Ces cellules, ordinairement incolores, laissent entre elles de petits méats, et aucune d'elles ne contient de cristaux d'oxalate. C'est au milieu de ce parenchyme que se trouve le système libéro-ligneux qui a la forme d’un croissant à concavité supérieure.
Le liber qui existe à la partie inférieure est constitué à sa surface par un amas de fibres cellulosiques, blanches, épaissies, à section transversale polygonale. Cet are fibreux enveloppe le liber celluleux assez développé.
Le bois est formé de plusieurs lames rayonnantes fibro-vasculaires assez rapprochées. Les trachées plongent un peu dans un petit massif situé dans la concavité du bois. Ces cellules, pressées les unes contre les autres, un peu épaissies, ont la forme d’un long prisme droit à base polygonale.
Sauge des prés et Sauge Sclarée. — Salria pratensis. L. Salvia sclarea. L.
La Sauge des prés (Salvia pralensis. L.) et la Sauge sclarée (Salvia sclarea. 1..)se distinguent de la Sauge officinale-par leurs poils qui sont assez longs, coniques, à base très large. De plus. les cellules épidermiques, nettement polygonales dans la Sauge officinale (Salria offictnalis. L.), ont leurs parois sinueuses en Sauge sclarée (Salvia sclarea. 1.) et des prés (Salvia pralensis. L.).
La Sauge des prés (Salvia pratensis. L.) se distingue de la Sauge sclarée (Salvia selarea. L.) par la présence de ponctuations très évidentes sur les membranes des cellules de l’épiderme inférieur de la nervure et par des stries apparentes sur la surface de cet épiderme, stries dues à des crêtes formées par la cuticule.
La Sauge des prés peut être substituée au Matico.
Feuille de Romarin officinal. — Rosmarinus officinalis. L.
I. Lame interneurale. — L'épiderme constitue sur les deux faces de la feuille une assise de cellules tabulaires recouvertes superficiellement d’une cuticule assez épaisse. Les cellules de l’épiderme inférieur ont un contour sinueux, tandis que celles du supérieur sont polygonales.
De nombreux stomates, et une quantité considérable de poils existent à la face inférieure seulement ; mais on rencontre des glandes sur les deux membranes épidermiques.
Chaque stomate a la forme d’une ellipse et se trouve sur une paroi intermédiaire à deux cellules. Les poils sont pluricellulaires. Ils sont composés d’une file verticale d'articles d'où partent de distance en distance de courtes branches coniques, unicellulaires (pl. IL, fig. IV).
Certaines glandes formées d'une cellule sphérique sont soutenues par un pédicelle bicellulaire dont la cellule basilaire est généralement un peu plus longue que large, tandis que la supérieure est moins haute. D'autres glandes sont composées de quatre cellules disposées en croix et séparées par des cloisons verticales. Les autres enfin ont huit cellules rangées sur un plan horizontal. Les deux dernières espèces surmontent toujours un poil unicellulaire qui a l'aspect d’un cylindre très surbaissé.
Une ou deux assises de cellules incolores s'étendent au-dessous de l'épiderme supérieur. Ces couches ne sont pas toujours continues : il y a des espaces où elles n'existent point et alors le tissu situé plus bas est directement en contact avec l'épiderme, Ces assises sont des prolongements latéraux d'une masse cellulaire qui se trouve au-dessus des faisceaux libéro-ligneux.
Le parenchyme vert forme à la face supérieure de la feuille deux à trois couches de grandes cellules cylindriques, perpendiculaires à l'épiderme et trois à six fois plus longues que larges. Au-dessous d'elles siègent des cellules qui contiennent quelques grains de chlorophylle, sont irrégulières, rameuses, et laissent entre elles des méats.
Il. Nervure.— L'épiderme, poilu et glanduleux comme celui de la lame, coustitue une couche de cellules allongées suivant l'axe de la nervure.
; de faisceau libéro-ligneux est composé de liber, cellulo-fibreux et e bois.
Le liber a la forme d'un arc, concave supérieurement ; sa partie inférieure est prosenchymateuse, tandis que la supérieure est cellulaire. Les feuilles jeunes présentent des fibres dont les membranes un peu épaissies sont cellulosiques, tandis que les âgées en ont dont les parois sont lienifiées.
Le bois forme des bandes peu nombreuses de vaisseaux, spiraux, ponctués et de trachées.
Au-dessous du cordon libéro-lisneux existent quelques assises de grandes cellules incolores, qui laissent entre elles des méats et ont l'aspect de longs cylindres ou de prismes droits à base polysonale. Entre ce tissu et l'épiderme inférieur siège du collenchyme.
Contre le bois et à la partie supérieure s'appuient deux couches de petites cellules cylindriques au-dessus desquelles est un amas quadrangulaire à grand côté perpendiculaire à la surface de la feuille. Cet amas est composé de grandes cellules cylindriques ou prismatiques dont les parois sont épaissies.
Substitutions.
On peut confondre le Romarin avec l’Andromède à feuille de polium (Andromeda poliifolia. L.), et avec le Ledon des marais (Ledum palustre. L.). Voici les caractères histologiques qui permettent de reconnaître ces espèces.
L’épiderme de l’Andromède (Ardromeda poliifotia. L.) est dépourvu de poils et de glandes. Il n'existe jamais d’assise de cellules incolores audessous de l'épiderme inférieur. La section transversale du faisceau libéroligneux a la forme d’un triangle. Ce cordon possède au-dessus du bois un groupe d'éléments dont les parois très épaisses sont lignifiées. Enfin le parenchyme neural contient des cellules cristalligènes.
Le Ledon des marais (Leduwrn palustre. L.) possède des poils non ramifiés et des glandes dont le pédicelle est souvent composé d’une ou deux séries de trois à cinq cellules. Des cellules cristalligènes se rencontrent dans le parenchyme vert de la lame et dans la nervure.
Mélisse officinale. — Melissa officinalis. L.
I. Lame inlerneurale, a. Epiderine., — Une seule couche de cellules constitue l’épiderme. Ces éléments tabulaires présentent superficiellement une membrane mince plissée.
L’épiderme pourvu de stomates à la face inférieure seulement donne naissance à des poils ordinaires et à des poils glanduleux. Les stomates elliptiques siègent sur la paroi de séparation de deux cellules épidermiques voisines. Les poils sont presque tous unicellulaires sur la lame. Ils sont coniques, courts, droits, une à trois fois plus longs que larges. Leur membrane, de médiocre épaisseur, est garnie de petits tubercules qui donnent à la surface un aspect chagriné.
On trouve plusieurs sortes de glandes sur l’épiderme. Toutes sont sphériques et supportées par-des poils extrêmement courts unicellulaires ou quelquefois bicellulaires (pl. V, fig. II). Les unes sont composées d’une seule cellule, les autres de deux cellules séparées par une cloison verticale ; les plus grosses, multicellulaires, sont formées d’une couche horizontale de huit cellules, séparées par des cloisons verticales,
b. Mésophylle. — Le mésophylle est vert, hétérogène, et ne produit point de cellules cristalligènes. A la face supérieure existe une seule couche de cellules cylindriques (b), pressées les unes contre les autres, trois à quatre fois plus longues que larges et dirigées perpendiculairement à l'épiderme.
A la face inférieure se trouvent deux à trois couches parallèles de cellules rameuses (c) qui, sur une coupe transversale, paraissent arrondies ou rectangulaires. Ces deux ou trois assises forment ensemble une lame toujours moins développée que le parenchyme en palissade.
Il. Marge. — La marge est uniquement constituée par la terminaison latérale du mésophylle et de l'épiderme.
LL. Nervure. — L'épiderme de la nervure dont les cellules sont rectan-
gulaires ou polyédriques, allongées dans l& sens de la nervure. présente comme celui de la lame des poils ordinaires et des poils glanduleux : seulement, outre les poils courts unicellulaires, on en trouve de plus longs. composés d’une série de cellules superposées. Eu dedans de l’épiderme se trouvent deux à trois assises de cellules collenchymateuses, dont la membrane épaissie ne présente que très peu de ponctuations. Elles ont la forme d’un long prisme droit à base polygonale.
Contre ce collenchyme s’appuie un massif assez considérable de grandes cellules dans lequel est plongé un arc, en majeure partie libéro-ligneux. Ces éléments, qui constituent lä masse cellulaire, ont les membranes assez minces et laissent entre eux de faibles méats, ont la forme d’un prisme à base polygonale. L’arc libéro-ligneux, très étendu , est constitué . en allant du haut vers le bas de la nervure : 1° de liber dontles éléments. tous cellulosiques, ont leur membrane un peu épaissie, nacrée ; 2° de bois constitué par plusieurs bandes rayonnantes de quatre à six vaisseaux ponctués, trachées, séparées par des rayons de un à quatre rangs de cellules. Dans li concavité supérieure formée par le bois on trouve un petit amas de cellules à membrane un peu épaissie, nacrée. Ces éléments polygonaux en coupe transversale, sont rectangulaires, très allongés dans le sens longitudinal,
Népéta cataire. — Nepela cataria. L.
I. Laine interneurale. a. Epiderme. — Les cellules de l’épiderme sont tabulaires; leur contour est très sinueux. Les deux épidermes produisent des poils et des glandes , tandis que l’inférieur possède seul des stomates. Ceux-ci sont elliptiques. Chacun d’eux est placé perpendiculairement au milieu d’une paroi limitant deux cellules épidermiques.
Les poils ont la forme de cène allongé. Ils sont composés d’une file lonoitudirale de trois à six articles, ordinairement quatre à sept fois plus longs que larges. Leur membrane est tantôt lisse, tantôt hérissée à sa surface externe de petits tubercules.
On rencontre trois espèces de glandes sur l’épiderme. Les unes sont unicellulaires, sphériques ou ovoiïdes à petite extrémité supérieure ; d’autres sont forir.ées de deux cellules séparées par une cloison verticale.
Ces deux sortes de glandes surmontent un pédicelle unicellulaire qui est généralement plus large que haut. et a l'aspect d’un tronc de cône à petite base insérée sur l’épiderme. Les glandes de la troisième espèce sont constitués par quatre cellules placées sur un même plan horizontal et disposées en croix.
b. Mésophylle. — Le parenchyme en palissade est représenté par une
assise de cellules cylindriques, vertes, perpendiculaires à la surface de la feuille et dont la longueur dépasse trois à quatre fois la largeur. Au-dessous siègent trois à quatre couches de cellules aplaties de haut en bas et allongées parallèlement à l’épiderme. Ces éléments laissent entre eux des méats assez peu considérables.
I! n'existe point de glandes ni de cellules cristalligènes dans le mésophylle.
IL. Nervure. — A l'exception des poils de l’épiderme, qui ressemblent à ceux de la lame, les tissus de la nervure du Népéta offrent les mêmes caractères que ceux de la Mélisse.
Calament officinal. — Calamintha officinalis. L.
I. Lame inlerneurale. a. Epiderme.— Les cellules de l’épiderme inférieur possèdent un contour très sinueux, tandis que celles du supérieur offrent de très faibles ondulations. L’épiderme inférieur produit seul des stomates et des glandes; mais il existe des poils ordinaires aux deux faces.
Chaque stomate est elliptique et se trouve sur une cloison courbe qui sépare deux cellules épidermiques.
Les glandes sont les unes unicellulaires, les autres composées de huit cellules placées sur un même plan horizontal. Les premières ont la forme d'une massue à grosse extrémité supérieure. Un pédicelle court et unicellulaire sert de support aux deux sortes de glandes.
Les poils ordinaires, assez communs sur la face inférieure, sont plus rares sur la supérieure. Ceux de l’inférieure sont presque tous formés d’une file de quatre à six cellules très longues, dont les membranes sont chargées à l'extérieur de tubercules coniques. Les poils de l’épiderme supérieur sont la plupart unicellulaires. Ces derniers naissent du centre de la paroi superficielle d’une cellule épidermique plus grande que leur base.
b. Mésophylle. — Contre l’épiderme supérieur s'appuie une assise de grandes cellules cylindriques, perpendiculaires à la surface de la feuille, et trois à cinq fois plus longues que larges. Au-dessous d’elle est une lame d'égale puissance, composée de petites cellules arrondies ou irrégulières. Toutes les cellules du mésopylle renferment de la chlorophylle, aucune n'offre de cristaux dans leur cavité.
IL. Nervure. — Les cellules de l‘épiderme sont allongées dans le sens longitudinal de la nervure. L’épiderme donne naissance à des glandes et à des poils dont quelques-unes ont une base enchassée dans une proéminence conique pluricellulaire.
Entre les deux membranes épidermiques se trouvent du collenchyme, du parenchyme méatique et un faisceau libéro-ligneux.
Le collenchyme forme trois couches.
Les cellules du parenchyme sont cylindriques ou prismatiques à base polygonale, et sont incolores. Leur paroi est assez mince.
Le liber a la forme d’un are continu. La paroi de ses éléments présente les réactions de la cellulose.
Le bois est constitué par plusieurs lames inféro-supérieures et parallèles de vaisseaux.
Thym commun. — Thymus vulgaris. L.
I. Lame interneurale. à. Epiderme. — Les cellules épidermiques sont tabulaires. Leur contour est polygonal ou légèrement sinueux,