BIO
leur paroi un peu épaissie offre de nombreuses ponctuations (pl I. fis. VI). Les deux épidermes produisent des stomates, des poils et des glandes.
Chaque stomate est elliptique, et se trouve silué sur une cloison intermédiaire à deux cellules {pl 1, fig. VI). Les poils courts sont hérissés à leur surface externe de nombreux tubercules arrondis. Les uns sont unicellulaires ét coniques, les autres sont composés d'une rangée verticale de deux ou trois cellules. La cellule supérieure forme avec la précédente un coude assez prononcé.
Les glandes sont tantôt unicellulaires. ovoïdes à grosse extrémité supérieure ; tantôt formée de huit cellules situées sur le même plan horizontal. Ces glandes sont toujours supportées par un pédicelle unicellulaire court, et sont généralement placées dans une fossette peu profonde de l'épiderme.
b. Mésophytlle. — Deux couches de cellules vertes, cylindriques et perpendiculaires à la surface de la feuille sont en contact avec l'épiderme supérieur. Les cellules superficielles ont une longueur triple ou quadruple de la largeur. Au-dessous du parenchyme en palissade est une lame presque aussi développée que lui et composée de quelques couches de cellules sphériques, ovoïdes ou ellipsoïdales.
II. Nervure. — L'épiderme présente des glandes et des poils, semblables à ceux qui se trouvent sur la lame. Ses cellules , rectangulaires lorsqu'on les examine de face. sont allongées suivant la nervure. A la face inférieure de l’épiderme supérieure siégent deux couches de cellules vertes qui se continuent latéralement avec le tissu uniforme de la lame, et touchent inférieurement un cordon libéro-ligneux composé d'un are de liber et d'un arc de bois.
Le liber offre à sa périphérie des fibres épaissies à membrane cellulosique.
Le bois est formé de quelques bandes de vaisseaux ponctués, spiraux et de trachées.
Au-dessous du faisceau existe deux à trois assises de cellules incolores allongées, et ayant la forme de cylindre ou de prisme droit dont la base est polygonale.
Thym serpolet. — Thymus serpyllum. L.
Se distingue du précédent, en ce que la base de la feuille porte à ses bords de longs poils coniques dont les plus grands sont composés d'une série de cinq à six cellules. De plus, l'épiderme du serpolet produit de rares poils, presque tous très courts et unicellulaires.
Hysope officinal. — Hyssopus officinalis. L.
I. Laine interneurale. a. Epiderme.— Une assise de cellules tabulaires constitue l’épiderme. Ces cellules présentent une surface irrégulièrement polygonale ou un contour faiblement sinueux.
On rencontre aux deux faces des stomates, des poils ordinaires et des glandes pédicellées.
Les stomates elliptiques sont situés au milieu de parois courbes séparant deux cellules épidermiques et sont perpendiculaires à ces membranes. Les poils courts et coniques sont les uns unicellulaires, les autres composés
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d’une rangée de deux ou trois cellules. Leur surface extérieure offre de nombreux tubercules.
Les alandes sont toujours supportées par nn pédicelle cylindrique très court dont la longueur ne dépasse pas la largeur. Les unes, petites, sont slobuleuses, unicellulaires ou bicellulaires : dans ce dernier cas les deux cellules sont séparées par une cloison verticale. Les autres, volumineuses, sont composées de huit cellules toutes placées sur un même plan horizontal.
b. Mésophylle. — Les cellules du mésoph\lle renferment toutes de la chlorophylle; aucune ne contient des cristaux Elles sont toutes dirigées perpendiculairement à la surface de la feuille, seulement leur longueur diminue de la face supérieure à la face inférieure. Les cellules supérieures sont cylindriques, deux à trois fois plus longues que larges, tandis que celles qui avoisinent l’épiderme inférieur sont sphériques ou ellipsoïdales.
Il. Nrvure. — L’épiderme dépourvu de stomates, est poilu et glanduleux. Ses cellules sont allongées dans le sens longitudinal de la nervure et offrent des parois faiblement épaissies mais ponctuées.
Dans l’intérieur de la nervure existe un cordon libéro-ligneux composé à sa partie inférieur d'un arc de liber dont tous les éléments présentent une membrane constituée chimiquement par de la cellulose. Au-dessus du liber sièce un are ligneux formé de plusieurs bandes parallèles de vaisseaux ponctués, spiraux, et de trachées.
Ce cordon est enveloppé par du parenchyme dont les éléments sont plus nombreux et plus gros à la face inférieure qu’à la face supérieure de la nervure. Ils sont incolores, laissent entre eux de petits méats et ont la forme de cylindres ou de prismes courts à base polygonale. Ce tissu touche à sa périphérie quelques couches de collenchyme qui est en contact avec l’épiderme.
Sarriette des jardins. -— Satureia hortensis. L.
1. Laine internewrale. a. Epiderme. — Les cellules épidermiques sont tabulaires et ot un contour très sinueux. Des stomates, des poils ordinaires et glanduleux existent aux deux faces. Les stomates sont elliptiques et placés perpendiculairement sur une cloison de séparation de deux cellules de l’épiderme.
Les poils courts et coniques sont unicellulaires ou bicellulaires. Leurs parois sont munies de petits tubercules. Les glandes sont unicellulaires ou pluricellulaires. Les premières sont petites et sphériques : les secondes, volumineuses, sont composées d'une rangée horizontale de huit cellules.
b. Mésophytle. — Au-dessus de l’épiderme supérieur est une assise de grandes cellules cylindriques, vertes, perpendiculaires à la surface foliaire et trois à quatre fois plus longues que larges. Ce tissu est en contact à sa partie inférieure avec une lame cellulaire qui lui est égale en puissance. Cette lame est constituée par des cellules irrégulières, dirigées en tous sens et laissant entre elles de nombreux méats.
Il. Nervure. — L'épiderme est pourvu de poils ordinaires et glanduleux. semblables à ceux qui existent sur la lame. Ses cellules sont allongées suivant l'axe de la nervure. Entre les deux épidermes, est interposé du pareachyme dont les cellules pâles, polygonales sur une coupe transversale, rectangulaires sur une coupe longitudinale, laissent entre elles de petits méats et offrent des parois assez minces. Ces cellules
entourent un cordon libéro-—igneux qui ressemble au faisceau de l'Hysope.
Bugle rampant. — Ajuga reptans. L.
I. Lame interneurale. a. Epiderme. — Les cellules de l'épiderme inférieur tabulaires ont leur contour très sinueux, tandis que celles du supérieur présentent de faibles ondulations. Il y à des stomates aux deux faces ainsi que des poils ordinaires et des glandes.
Les stomates ont une forme elliptique. Chacun est situé sur la paroi intermédiaire de deux cellules.
Les poils, plus nombreux sur la face supérieure que sur l'inférieure. sont assez longs, coniques et composés d’une file de quatre à six cellules plus longues que larges. Leur paroi n'offre aucun tubercule.
Les glandes sont soutenues par un pédicelle unicellulaire très court. Les unes sont bicellulaires, les autres quadricellulaires. Lorsqu'on les examine de sommet elles paraissent arrondies. Ces glandes sont enfoncées dans des dépressions épidermiques.
b. Mésophylle. — Le parenchyme en palissade est composé de deux à trois couches de cellules cylindriques, dont la longueur ne dépasse pas deux fois la largeur. Au-dessous de ce tissu, se trouvent quelques assises parallèles de cellules qui, sur une coupe transversale. semblent elliptiques ou rectangulaires, allongées parallèlement à l'épiderme, et sont rameuses de face. Elles laissent entre elles des méats.
IL. Nervure. — L'épiderme est poilu et glandaleux, à cellules allongées, munies de parois ponctuées. Les deux épidermes servent de limite extérieure à du parenchyme méatique renfermant un cordon libéro-lisneux.
Les cellules du parenchyme ont la forme de prismes à base polygonale. Leur membrane est mince.
Le liber constitue un arc d'éléments, dont les parois sont un peu épaissies et cellulosiques.
Le bois est composé de plusieurs lames parallèles, inféro-supérieures de vaisseaux ponctués, spiraux et de trachées.
Bétoine officinale. — Betonica officinalis. L.
I. Lame interneurale. a. Epiderme. — Les cellules épidermiques, tabulaires, présentent un contour irrégulier, sinueux, maïsles sinuosités sont peu prononcées. Les stomates situés aux deux faces sont elliptiques, on les rencontre sur des parois séparant chacune deux cellules de l’épiderme.
Il y a aussi sur les deux faces des poils ordinaires et glanduleux. Les premiers, longs et coniques, sont composés de cellules cylindriques allongées, renflées à leurs extrémités ; il n’y a d'exception que pour la cellule terminale, effilée en pointe; mais celle-c1 présente le renflement à sa base. La base du poil a la forme d’un cône à sommet inférieur ; elle est enfoncée dans l’épiderme.
Les glandes sont bicellulaires et quadricellulaires. Leur pédicelle, peu élevé, est cylindrique.
b. Mésophylle. — Si l’on fait une coupe transversale d’une feuille on remarque contre l’épiderme une lame de tissu vert dont les éléments sont perpendiculaires à la surface épidermique. Les cellules forment deux
assises sur une assez grande étendue; mais celles-ci ne sont pas continues, elles sont interrompues de distance en distance par une grande cellule cylindrique aussi longue que l'épaisseur de la lame. Les grandes cellules sont environ trois fois plus longues que larges, les petites ont une longueur qui ne dépasse pas d’une fois la largeur.
Au-dessous du tissu en palissade sont des cellules irrégulières et dirigées dans tous les sens
II. Nervure. — L'épiderme présente des poils et des glandes semblables à ceux qui existent sur la lame. Quant aux autres tissus de la nervure, ils offrent les mêmes caractères que ceux de la plupart des Labiées.
Gléchome lierre terrestre. — Glechoma hederacca. L. I. Lame interneurale. à. Epiderme. — L'épiderme forme sur les deux
faces une assise de cellules tabulaires dont le contour est très légèrement sinueux. fl n’y a de stomates qu'à la face inférieure Ceux-ci sont sur des cloisons qui séparent deux éléments de lépiderme.
L'épiderme supérieur et l'épiderme inférieur produisent des poils et des glandes.
Les poils coniques sont composés d’une série de quatre à dix cellules, dont les parois sont lisses ou munies extérieurement de faibles tubercules. Ils sont supportés par une proëéminence multicellulaire, conique (pl. I, fig. [). Parmi les glandes nées sur l’épiderme, les unes. petites et ellipsoïdales. sonc unicellulaires ou bicellulaires; les autres, plus volumineuses, sont formées de huit cellules placées sur un plan horizontal.
b. Mésophylle. — Au-dessous de l'épiderme supérieur sont deux couches de cellules cylindriques vertes dont les superficielles sont deux ou trois fois plus longues que larges. Ce tissu est en contact à sa partie inférieure avec deux ou trois rangées parallèles de cellules qui, sur une coupe transversale, sont allongées parallèlement à la surface de la feuille. De face elles sont rameuses et laissent entre elles des espaces polygonaux.
IL. Nervure.— L'épiderme est composé decellules allongées recouvertes à leur surface d’une cuticule crétée, et présente des poils et des glandes semblables à ceux de la lame. Les autres tissus de la nervure ressemblent à ceux des Labiées.
Origan dictame. — Origanum dictamnus. L.
1. Laine interneurale.a. Epiderme. — Les deux épidermes consistent en une couche de cellules tabulaires dont les parois minces présentent des sinuosités très prononcées. L’épiderme inférieur produit seul des stomates. Ceux-ci sont elliptiques. Chacun de ses appareils est placé perpendiculairement au milieu d'une cloison qui sépare deux cellules épidermiques.
Les deux épidermes sont recouverts de poils ordinaires et de glandes.
Les poils, très allongés, sont composés d’une série d'articles superposés qui donnent naissance à des branches latérales. Ces dernières, assez espacées les unes des autres, sont alternes. La membrane cellulaire de ces appendices est assez mince et lisse.
Les glandes sont de deux espèces. Les unes, petites, unicellulaires et en massue, sont soutenues par un pédicelle généralement deux fois plus long qu’elles et constitué par une file de deux à quatre cellules cylindriques au
moins aussi hautes que larges. Les autres, presque sessiles et volumineuses, sont composées d’une assise de huit cellules séparées par des cloisons verticales. Elles ne siègent qu’à la face inférieure de la feuille, tandis que les premières se rencontrent aux deux faces.
b. Mésophylle. — Au-dessous de l’épiderme supérieur existe une couche de cellules cylindriques vertes deux à trois fois plus longues que larges. Ce tissu s’appuie inférieurement contre une lame ordinairement plus épaisse et composée de quatre à cinq couches parallèles de cellules qui, sur une coupe transversale, sont allongées parallèlement à l’épiderme.
Il. Nervure. — L’épiderme poilu et glanduleux est formé de cel ules qui, de face, sont rectangulaires et allongées suivant l'axe de Ja nervure. Les deux épidermes limitent une masse cellulaire dans laquelle plonge un arc libéro-ligneux qui présente les caractères généraux des autres Labiées.
Marrube commun. — Marrubium vulgqare. 1.
I. Lame interneurale. à. Epiderme. — L’épiderme est revêtu de poils et de glandes. Ses cellules, tabulaires, présentent un contour très sinueux. Les stomates qui n’existent qu’à la face inférieure sont elliptiques. Quelques-uns sont situés entre deux cellules épidermiques, les autres, plus nombreux, sont entourés de trois à quatre éléments de l’épiderme
Les poils sont longs, composés d’une rangée verticale de cinq à huit cellules plusieurs fois plus hautes que larges. Leur paroi est mince et lisse. Certains poils s’insèrent ensemble au nombre de deux, trois ou quatre sur une éminence épidermique multicellulaire qui leur est commune. Lorsqu'ils sont ainsi agglomérés, les poils sont rapprochés par leur base et divergent à partir de celle-ci.
Les glandes offrent plusieurs variétés Les unes sont unicellulaires, ont la forme de massue et surmontent un pédicelle cylindrique unicellulaire en général aussi large que haut. D’autres sont composées de quatre cellules disposées en croix. Les autres enfin volumineuses, et presque sessiles, sont constituées par une rangée horizontale de huit cellules.
b. Mésophylle. — Contre l'épiderme supérieur siège une assise de grandes cellules remplies de chlorophylle et ayant l'aspect de cylindres perpendiculaires à la surface de la feuille, dont la hauteur est trois à cinq fois plus considérable que le diamètre. Au-dessous de cette couche en palissade se trouvent trois assises parallèles de cellules, qui. sur une coupe transversale, sont circulaires ou elliptiques à grand diamètre perpendiculaire à l'épiderme. Ces dernières ont leur longueur moitié moindre que les cellules du tissu muriforme.
1 n'y a pas de glandes ni de cellules cristalligènes dans le mésophylle.
II. Nervure. — L'épiderme est formé d'une couche de cellules allongées dans le sens de la nervure. Il produit des poils et des glandes semblables à ceux qui existent sur la lame, seulement on rencontre en outre une troisième espèce de poils glanduleux. La glande unicellulaire a la forme d'une calotte sphérique, supportée par un poil bicellulaire. La cellule inférieure de ce dernier est très longue, conique. à sommet arrondi ; la supérieure, petite, moins large que l'extrémité du poil, est cylindrique ; sa hauteur ne dépasse jamais deux fois son diamètre. Ces poils glanduleux n'existent qu'à la face inférieure de la nervure où ils sont assez rares.
Quant au tissu fondamental et au système libéro-ligneux ils offrent
les mêmes éléments et les mêmes dipositions que ceux de la plupart des Labiées. On rencontre en effet une à deux couches de collenchyme, une masse parenchymeuteuse, un arc libéro-ligneux dont le liber possède des éléments à membranes cellulosiques.
Germandrée aquatique. Teucrium scordium. L
I. Lame interneurale. a. Epiderme. — Les cellules de l’épiderme ont un contour très sinueux. Il existe des stomates, des poils et des glandes aux deux faces de la feuille. Les stomates sont elliptiques ; les uns sont situés entre deux cellules: les autres, plus nombreux, sont en contact avec trois ou plusieurs cellules épidermiques
Les poils sont composés d’une file de trois à six articles très longs; ils sont coniques et présentent des parois hérissées de fins tubereules.
Les glandes sont soutenues par un pédicelle unicellulaire ou pluricellullaire. Les unes. quadricellulaires, surmontent un poil cylindrique court. Les autres, sphériques , unicellulaires, sont supportées par un pédicelle formé d'une rangée verticale de trois à six cellules dont les inférieures sont trois à huit fois plus longues que larges.
b. Mésophylle. — Le mésophylle est constitué par trois on quatre assises parallèles de cellules cylindriques ou elliptiques perpendiculaires à la surface de la feuille. Tantôt les cellules des trois couches sont égales en longueur, tantôt leur hauteur diminue de l'assise supérieure à l’assise inférieure.
II. Nervure. — L'épiderme, recouvert de glandes et de poils semblables à ceux de la lame, est composé d'une couche de cellules allongées, suivant l'axe de la nervure, et pourvues de membranes ponctuées. Entre les deux épidermes se trouve du parenchyme, dont les cellules polyédriques, assez grandes, laissent entre elles des méats. C'est dans ce tissu que siège un cordon libéro-ligneux, en forme d'rc. Le liber est constitué par des éléments dont les parois présentent les réactions de la ceHulbose.
Germandrée petit chêne. Teucrium chamædrys. L.
I. Lame internewrale. a. Epiderme. — Une couche de cellules à contour sinueux. Des stomates à la face inférieure seulement. Ils présentent les mêmes caractères que ceux de la Germandrée aquatique.
Les poils sont composés de deux cellules superposées. Ils sont tantôt droits, tantôt la cellule supérieure forme un coude avec l'inférieure. La membrane de la cellule supérieure est garnie extérieurement de tubercules arrondis. À
Les glandes surmontent toujours un pédicelle unicellulaire très court. Les unes sont unicellulaires sphériques, d'autres bicellulaires. les autres enfin quadricellulaires.
b. Mésophylle. — Le parenchyme en palissade constitue une ou deux couches de cellules dont les superficielles sont trois à cinq fois plus lonoues que larges. À la partie inférieure de ces assises existe une lame de cellules irrégulières dirigées en tous sens.
FAMILIE DES SCROPHULARINÉES, Digitale pourprée. — Digitalis purpurea. L.
I. Laine inlerneurale. a. Epiderme.— L'épiderme ne possède qu'une seule assise de cellules tabulaires, recouvertes d'une mince couche de cuticule. L'inférieur, pourvu seul de stomates, a ses cellules minces, superficiellement ; le supérieur est composé d'éléments plus larges, mais à surface polygonale ou faiblement sinueuses. Les stomates elliptiques sont entourés de plusieurs cellules épidermiques.
Ces deux épidermes sont pourvus de poils ordinaires et de poils glanduleux. Les poils proprement dits, coniques, sont constitués par une seule série de cellules de trois à quatre fois plus longues que larges et dont les membranes un peu épaissies sont généralement pourvues de petits tubercules extérieurs arrondis (pl. LE, fig. LV, c).
Les poils glanduleux sont beaucoup plus courts; ils sont cylindriques et le plus souvent formés de deux cellules superposées. Ils supportent une glande presque sphérique, tantôt unicellulaire, tantôt bicellulaire (d) ; et dans ce cas, les deux cellules sont toujours séparées par une cloison verticale.
b. Mésophylle. — Le mésophylle pourvu de chlorophylle ne présente point de cellules cristalligènes, et diffère sur la face inférieure et supérieure. À la face supérieure, il forme une couche de grosses cellules cylindriques, courtes , dont la longueur ne dépasse guère trois fois la largeur. Ces éléments, pressés les uns contre les autres, sont allongés perpendiculairement à la surface de la feuille. Le mésophylle inférieur, égal au précédent ou un peu plus épais que lui. est composé de trois à quatre couches de cellules cylindriques ; sur une coupe transversale, elles sonc rectangulaires, allongées parallèlement à l'épiderme et semblent ne laisser entre elles que de petits méats. Elles présentent. de plus, de faibles prolongements.
Il. Marge. — La marge est uniquement constituée par du parenchyme vert coiffé de l'épiderme marginal.
III. Nervure.— La nervure est bi-convexe. Elle est limitée en haut et en bas par de l’épiderme à cellules allongées dans le sens longitudinal. et pourvu contre la lame de poils ordinaires et glanduleux. En dedans de l'épiderme siège une masse considérable de cellules dans laquelle se trouvent plongés un ou trois ares médullo-libéro-lignex, tous convexes inférieurement, concaves supérieurement. Ces cellules, dont le diamètre augmente de l'extérieur à l’intérieur, sont incolores ou renferment quelques grains de chlorophylle. Quelques-unes, les plus rapprochées du cordon central, contiennent des grains d'amidon. Sur une coupe transversale , elles sont polygonales ordinairement à six côtés et laissent entre elles de petits méats triangulaires ; sur une coupe longitidunale, elles forment plusieurs files de cellules coniques séparées entre elles par des cloisons horizontales.
L'arc central est constitué, en allant de bas en haut : 1° de liber, 2 de bois, 3° de moelle.
Le liber forme à sa partie extérieure un arc continu assez épais de fibres à section irrégulière , polygonale , un peu épaissies, surtout aux angles, cellulosiques et à cavité centrale large. E1 dedans des fibres
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