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Nous voulons parler des canaux sécréleurs et des vaisseaux laticifères.
a. Canaux sécréleurs (1). — Les canaux sécréteurs sont des cavités allongées sans paroi propre, entourées de cellules distinctes de celles qui les environnent par la forme et le contenu. Ces cellules, dites cellules de bordure, ont la propriété de sécréter des produits habituellement oléo-résineux qui viennent se déverser dans le canal qu'elles limitent.
Les Térébinthacées , les Ombellifères, plusieurs Synanthérées, les Araliacées et les Conifères sont particulièrement riches en ces appareils.
Le nombre des cellules de bordure et de leurs assises est extrèmezment variable. Tantôt ce nombre est fixe comme dans le Tussilage (Tussilago farfara. L.) où les canaux sont bordés par quatre cellules sécrétrices (pl. VII, fig. V, c), tantôt il est changeant dans la même feuille. Dans certaines Térébinthacées les cellules de bordure atteignent un chiffre très élevé (pl. VI, fig. I, a, a’, a”).
La situation et le nombre des canaux présentent souvent un caractère de fixité tel que ces derniers peuvent à la rigueur servir à distinguer soit certaines familles, soit les espèces d'un même groupe. Ainsi les Térébinthacées ont des canaux résineux au milieu du liber de leurs faisceaux (Sumac vénéneux (Rhus toxicodendron. L.), DNVIERE MIT aa Era
Les Ombellifères, Synanthérées, Araliacées en présentent seulement dans le système fondamental. On en trouve dans certaines feuilles à la face ventrale et dorsale des cordons libéro-ligneux, soit contre les faisceaux, soit éloignés de ceux-ci (Ache odorante (Apèum graveolens. L.), pl. VI, fig. IT, ce, g). D'autres n'en possèdent qu’à la partie dorsale (Arrica montana. L.).
(1) Trécul. Des vaisseaux propres chez les Ombellifères. Ann. se. nat., De série, t. V, 1566.
Trécul. Des vaisseaux propres chez les Aroïdées. G. R. A. Sciences, t. 61, 1865.
Trécul. Des vaisseaux propres chez les Araliacées. Ann, sc. nat., 5° série,
t. VII, 1867.
Van Tieghem. Mémoire sur les canaux sécréteurs des plantes. Ann. se.,
nat., 9° série, t. 16, 1872,
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Lalticifères (1). — On appelle ainsi des éléments ou des tubes généralement allongés et souvent ramifiés qui possèdent une paroi propre et renferment dans leur cavité un suc particulier désigné sous le nom de latex.
Le latex est un liquide qui tient en suspension des globules de diverse nature en partie composés de matières grasses. Ce suc à une coloration qui varie d'une plante à l’autre. Incolore dans certaines espèces (Pervenche, Virca minor. L.), blanc de lait dans plusieurs Chicoracées (Pissenlit, Taraxæacum dens leonis. Dup. Th.), il est coloré soit en jaune, soit en rouge dans d’autres végétaux. Le latex coagule sous l'influence de la potasse, aussi met-on à profit cette propriété pour constater ce suc, ainsi que les éléments dans lesquels il se trouve renfermé.
Les laticifères sont tantôt de longues cellules amincies en pointe aux deux extrémités, simples ou émettant des branches plus ou moins nombreuses ; tantôt des tubes allongés résultant de la fusion de cellules primitivement placées bout à bout et séparées les unes des autres par des cloisons transversales. Les premières ont été nommées par de Bary laliciféres non articulés, les secondes lalicifères arlicules.
Les laticifères non articulés s'observent dans les Apocynées et les Asclépiadées. Ils se présentent dans la Pervenche (Virca) sous l'aspect de fibres simples à paroi mince. Les Chicoracées offrent au contraire des laticifères articulés.
La localisation de ces réservoirs est sujette à de nombreuses variations.
Ceux des feuilles de Pervenche (Viaca minor. L.), de Chicorée (Cichorium intybus. L.), de Pissenlit (Teraxacum dens leonis. Des.) sont situés dans le système fondamental et adossés à la partie périphérique du liber. On les rencontre au contraire dans le tissulibérien, dans la nervure des feuilles du Lobelia inflata.
(1) Tréeul. Divers mémoires sur les Laticifères en comptes-rendus de l'Aca-
démie des Sciences, t. XLV, LI, LX, EXI, LXII, LXV, LXVI. David. Uber die Milchzellen der Euphorbiaceen. Breslau, 1872.