‹ De la déviation conjuguée des yeux et de la rotation de la tête dans certains cas d'hémiplégieChapitre 2 sur 25 · VI AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

VI AVANT-PROPOS

yeux comme l'indice d'mie tendance à un mouvement de rotation.

En 1865, je réunis, dans une note publiée dans la Gazette hebdomadaire (n° 41), sept observations, dont plusieurs m'avaient été remises par M. Vulpian, et j'exposai en abrégé les opinions qu'il m'avait suggérées (1).

Dans le mémoire sdr le ramollissement cérébral que nous avons présenté, mon collègue et ami M. J. Cotard et moi, à la Société de biologie (2), nous avons insisté sur le symptôme en question; nous avons pu le comparer aux phénomènes de rotation que nous observions dans les cas de ramollissement que nous produisions expérittientdlenient chez des chiens, justifiant ainsi l'opinioii émise par M. Vulpian.

Depuis lors, j'ai eu plusieurs occasions d'ôbserVér des faits analogues, et j'ai publié une observatioti sur ce sujet (3) quand j'étais interne dans le service de M. Lorain: *

Depuis quelques années surtout, ce symptôme a été minutieusement noté dans lés observations recueillies à la Salpêtrière dans les services et sous la direction de M. Vulpian et de M. Charcot. Ce

(1) Cette note a été analysée et reproduite en partie par M. Boucliut dans son ouvrage intitulé : Du diagnostic des maladies du système nerveux par l'ophthalmoscopie. Paris, 1866.

(2) Études physiologiques et pathologiques sur le ramollissement cérébral, par MM. J. L. Prévost et J. CoitxvA {Mémoires de la Soc. de biologie, 1865, et Gazette médicale de Paris, 1866).

(3) Union médicale, 1866, n» 64, 31 mai. (Voy. ch. I, obs. LVI.)

AVANT-PUOPOS. VII

dernier, dans un cours, actuellement en voie de publication, qu'il fit Fan dernier à l'École pratique, consacra une leçon fort intéressante à l'étude de ce symptôme. M. Charcot, qui, avant d'observer la déviation oculaire, avait déjà depuis longtemps remarqué la direction particulière de la tête, insista sur la fréquence de ces deux symptômes peu coimus.

M. Charcot serait presque tenté d'admettre que cette rotation de la tête et des yeux existe à un degré plus ou moins intense, toutes les fois qu'il y a attaque apoplectique.

M. Charcot et M. Vulpian ont bien voulu mettre à ma disposition toutes leurs observations d'apoplexie suivies d'autopsie. J'ai pu ainsi réunir un grand nombre de faits qui, ajoutés à ceux que j'ai recueillis ailleurs, me permettront d'étudier en détail ce symptôme intéressant et peu connu.

Je prie M. Vulpian et M. Charcot, ainsi que M. Philipeaux, aide-naturaliste au Muséum d'histoire naturelle, de vouloir bien agréer ici mes sentiments de vive gratitude pour leurs excellents conseils, et l'obligeance avec laquelle ils ont mis à ma disposition les matériaux nécessaires à mes expériences de physiologie médicale.

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