‹ De la diathèse uriqueChapitre 2 sur 8 · DE LA · texte numérisé non relu

DE LA

Le pauvre, en sa cabane où le chaume le couvre, Est exempt de ses lois ;

Mais la garde qui veille aux barrières du Louvre N’en défend pas nos rois.

Par le mot diathèse urique, j’entends un vice de nutrition consistant dans, une oxydation imparfaite des matériaux azotés de l’organisme, vice de nutrition dont la conséquence immédiate est une anomêmie spéciale, due à la présence dans le sang d’une proportion trop considérable d’acide urique, produit de cette combustion imparfaite. Cette anomêmie, qu’avec l’illustre auteur de la nomenclature nouvelle, nous appellerons agrêmie, devient ultérieurement le point de départ d’affections variées, dont les plus ordinaires sont la goutte et la gravelle urique.

Avant d’exposer la théorie de la diathèse urique, je dois parler des. diverses manifestations organopathiques auxquelles donne lieu l’agrêmie; mais, le cadre restreint d’une thèse ne me permettant pas d’entrer dans de grands détails au sujet de chacune d’elles, je me bornerai à décrire celle que je considère comme la principale, la goutte; et, chemin faisant, quand l’occasion s’en présentera, je dirai quelques mots des autres lésions qui nous révèlent l’existence de la diathèse urique.

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