‹ De la diazoréaction dans l'érysipèleChapitre 30 sur 33 · DRE TG · texte numérisé non relu

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grippe. En outre, l’auscultation nous avaitrévélé chez elle deslésions pulmonairesassez avancées.La convalescence s’est montrée trainante, contrairement à ce qui nous à été démontré par l'expérience. Tous nos érysipèles bénins — ne présentant pas de diazoréaction — ont séjourné à l'hôpital un temps sensiblement plus court que normalement. Quelques malades ont pu être renvoyés au bout de deux ou trois jours.

Dans les cas de moyenne intensité, nous trouvons la réaction constante avec une intensité qui varie suivant Vatteinte portée à l’état général. De sorte qu’il semble, comme l’a dit Michaelis, que la diazoréaction donne la mesure de l'infection.

Dans les cas graves — observations du premier groupe — la diazoréaction est également constante et d’une notable intensité. Il nous a été donné dans un cas mortel d'observer une diazoréaction très intense au çours de la maladie et brusquement affaiblie la veille de l’issue fatale. Nous faisons allusion à l’observation III. Ce malade, après avoir présenté une réaction intense durant toute la période fébrile, ne donna qu’une diazoréaction moyenne, sans dépôt vert, le jour de la mort. De même dans l'observation VIII, quoique celle-ci soit moins concluante, puisqu'il ne nous a été donné de suivre le malade que pendant les deux derniers jours de la maladie. Un fait seulement est à retenir et à rapprocher de l'observation précédente : l’atténuation de la réaction.

On peut se demander si la diazoréaction est produite par la présence dans l’urine de toxines microbiennes

:liminées. On pourrait y voir une explication des variaons de l'intensité de la réaction. à

En effet, au moment de la crise salutaire, l’élimination des produits d’oxydation est considérable, la température ne tombera que le lendemain et la diazoréaction est très intense. Au contraire, dans les cas mortels, le malade en imminence de la crise fatale n’élimine plus ses toxines microbienpes en aussi grande quantité; il se laisse intoxiquer par elles, etla diazoréaction devient moins intense, si on la compare à ce qu’elle était les jours précédents. Ceci est une hypothèse explicative, qui n’a pas grande valeur par elle-même, mais qui pourtant repose sur la constatation de ce fait que la diazoréaction faiblit quelquefois en imminence d’une issue funeste.

La diazoréaction est peut-être contemporaine du début de la maladie, mais dans la pratiqué hospitalière il n’est guère possible de voir les malades qu’au 3° ou 4° jour de l’évolution de leur affection et dans ces conditions, il est bien difficile de savoir si elle apparaît dès les premiers jours. Par contre, l'observation d’une rechute pourrait nous renseigner. Mais les circonstances ne nous ont pas favorisé et nous n’avons pu observer de rechute chez aucun de nos malades, On sait que dans la fièvre typhoïde, Ehrlich l’a vu apparaître dès le 3%, le 4°, le 5° jour. Parfois elle ne se montre qu’au début du second septénaire. Dans des cas graves, on l'a vu survenir dès le premier jour de la fièvre typhoïde. (Spiethvoff). |

mo Quoiqu'il en soit, il est difficile de conclure de la Valeur pronostique de la diazoréaction par une seule recherche. Il faut pour que ce moyen d'investigation ait toute sa portée, qu'il soit pratiqué quotidiennement pendant l’évolution de la maladie.

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