‹ De la diazoréaction dans l'érysipèleChapitre 31 sur 33 · CONSIDÉRATIONS PARTICULIÈRES · texte numérisé non relu

CONSIDÉRATIONS PARTICULIÈRES

Fréquence. — Les auteurs qui l’ont systématiquement recherchée, comme nous le recommandons, dans l’érysipèle ont constaté qu’elle semble dépendre de la gravité de la maladie. Ehrlich la rencontre chez quatre érysipélateux, tandis que chez trois autres, il la recherche en vain. Brewing la trouve chez quatre malades également sur huit observés. Rivier la recherche dans deux cas légers sans la rencontrer. Nous avons dit plus haut que Michaelis la regardait comme exceptionnelle dans l’érysipèle.

De nos observations, il semble résulter que la diazoréaction serait plus fréquente que ne l’ont dit les auteurs. Sur 25 malades, nous la trouvons en-effet 19 fois présente : |

9 fois très intense, c'est le groupe des érysipèles graves ; |

8 fois d'intensité variable ;

2 fois seulement très légère ;

6 fois entièrement absente.

Nous croyons donc qu’elle est la règle dans les 215

Lere Wen des cas, sa fréquence étant cependant en rapport avec la gravité de la maladie. ; =

Durée et intensité de la diazoréaction. — La diazoréaction semblé apparaître d’une façon précoce. Elle dure autant que l'élévation thermique et disparait au moment de la défervescence. On peut voir dans l’obser.: vation XI la diazoréaction très intense alors que la température est rédévenue normale. Mais en nous appuyant sur l'hypothèse exposée plus haut, nous ferons remarquér que la malade était en ce momenten active desqua- | mation et que dans ces conditions l'organisme se débarrassait activement des produits microbiens, témoin le phénomène d'élimination et de rénovation au lieu de la lésion érÿysipélateuse.

Il semble qu’elle évolue pataliéléthent à la couche thermique, et d'ordinaire même, son maximum d’intensité pour un même malade coïncide avec l'acmé thermique ainsi qu’on peut le voir dans ee observations I, NL VS VI OKI,

Nous férons même remarquer l'intensité plus grande de la diazoréaction pour les malades chez qui la températutre s’est d'emblée établie au-dessus de 40°:

La balnéation froide, rigoureusement appliquée dans le service du Professeur Chantemésse, pour tous lés érvsipélateux qui dépassent 400, régularise la courbe thermique, sédative le système nerveux et favorise les éliminations. Par contre, elle ne modifié en rien la diazoréaction, et ceci nous semble üne raiso ce plus de croire qu’elle est due surtout aux toxines éliminées.

1, Qu

Page 1