CONCLUSIONS
Parvenu au terme de ce travail, je crois pouvoir le résumer dans les propositions suivantes :
1“ L’étiolog'ie banale des hémorrhoïdes internes est dominée par une grande cause mécanique, la compression du système porte, en un point quelconque de ce vaste réseau veineux.
2” Dans la grande majorité des cas, cette compression se limite aux branches d’origine des veines hémorrhoïdales supérieures, et elle est exercée par les boutonnières musculaires que ces branches, d’abord sous-muqueuses, sont obligées de traverser à angle droit pour pénétrer dans le méso-rectum; les boutonnières ont un rôle tantôt actif tantôt passif dans cette constriction.
3° Les hémorrhoïdes une fois constituées déterminent, par action réflexe, une contracture plus ou moins violente, douloureuse ou non, et le plus souvent permanente des sphincters de l’anus.
4“ Cette contracture jouant un rôle capital dans le développement ultérieur des hémorrhoïdes internes et la production des accidents qui suivent leur procidence (étranglement, hémorrhagies, irréductibilité), la dilatation forcée du sphincter s’offre comme le moyen de traitement le plus rationnel.
5° Ce traitement rationnel se trouve être en même temps le plus simple, et le plus inoffensif de tous ceux qui ont été proposés; à peine mérite-t-il le nom d’opération.
6* Il est formellement indiqué toutes les fois qu’il y a des pertes sang*uines abondantes; dans les cas d’anémie prononcée il est bon de le faire suivre d’une cure d’hydrothérapie.
7° La distension forcée n’exerce vraisemblablement pas d’action directe sur les hémorrhoïdes externes; toutefois ces dernières, qu’il est si fréquent de voir coïncider avec des tumeurs internes, bénéficient indirectement de l’opération.
8° En présence d’wwe trentaine rfe déjà connus, dans lesquels la dilatation forcée, sans donner lieu à aucun accident g'rave, a invariablement produit soit une guérison radicale, soit une amélioration notable, il n’est pas téméraire de présumer que cette excellente méthode passera rapidement dans le domaine de la chirurgie usuelle, et s’imposera un jour comme le traitement le plus généralement applicable aux hémorrhoïdes.
9® La dilatation forcée, seul traitement rabonnel de la spbinctéralgie simple, paraît encore indiquée, comme opération unique ou complémentaire, dans plusieurs affections du rectum qui s’accompagnent d’un certain degré de contracture du sphincter anal.
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