DANS LESQUELLES ON POURRAIT ENCORE PRATIQUER LA
Notre travail est terminé, et comme le titre de ce chapitre l'indique, nous voulons moins dans ces lignes compléter l’étude de la méthode générale, qu’indiquer les points qui restent à expérimenter.
Nous avons encore cependant pratiqué la dilatation immédiate progressive dans une autre circonstance, pour une atrésie des orifices antérieurs du nez.
Le malade, infirmier dans le service de M. Ollivier, a vu se développer cette infirmité consécutivement à un lupus. Malheureusement, le lupus n’est pas encore suffisamment guéri, et nous ne pouvons guère agir sur l’atrésie avant l’arrêt du travail inflammatoire qu'il détermine. Néanmoins, ayec l’autorisation de notre maîtreet en sa présence, nous avons pu, en une seule séance, sans déterminer de
AE ruptures, sans produire d’hémorrhagie sérieuse, agrandir considérablement l’un des deux orifices. Mais nous n'avons pas insisté, et nous nous en sommes tenu à cette première manœuvre (dont le malade demeure néanmoins satisfait), pour deux raisons principales : la première, déjà exposée, celle de la permanence de la cause déterminante de l’affection ; la seconde, parce que l’atrésie ne nous paraît pas absolument répondre aux cas qui sont justiciables de la dilatation immédiate progressive. il faut, en effet, qu’un rétrécissement soit à la fois profondément situé, et suffisamment étendu, pour qu’il rentre plus particulièrement dans le cadre de nos opérations.
Le bistouri, en effet, et tous les instruments tranchants, demeurent alors le plus souvent impuissants, et le refoulement excentrique des parois est tout ce que l’on peut désirer de mieux. Au contraire, si l’atrésie est superficielle, sielle n’occupe, pour ainsi dire, qu’un plan, la section avec ses débridements choisis et habilement maintenus au moyen de points de suture, retrouve tous ses droits. Pour l’orifice antérieur du nez, par exemple, le résultat sera plus satisfaisant si l’on dégage l’orifice en abaissant la lèvre, et en relevant le bout de l'organe. Nous pourrions démontrer, en nous appuyant sur des considérations analogues, que notre méthode ne convient pas aux atrésies de la bouche de l’anus, du méat uréthral, etc.
Maintenant il existe d’autres rétrécissements, que bien certainement la dilatation immédiate progressive modifierait avantageusement, mais nous n’avons pu, malgré nos investigations, arriver à en découvrir des cas.
Les atrésies vaginales, par exemple, consécutives aux accouchements trop prolongés, et que l'on observe quelquefois en mème temps que les fistules vésico-vaginales et