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ration du noinbre des pulsations, une douleur lancinante enfin nettement localisée nous permettent de diagnostiquer la formation d’un phlegmon. Malheureusement obligé de rous rendre en province, nous ne pouvons suivre l'évolution de l’affection.
Nous rentrons à Paris ie 42 octobre et nous sommes immédiatement rappelé auprès denotre malade. Le phlezsmon iliaque a suivi son cours. Un médecin de la ville en a pratiqué le drainage, mais le tube en caoutchouc formeun séton sous-cutané qui ne plonge certainement pas dans le foyer purulent. Lepuuls est rapide : il y a de Ja fièvre avec exacerbations vespérales. Légèrediarrhé: sans émission de celles purulentes ; l'appétit est nul; plus de sommeil ; enfin l’amaigrissement est considérable. Nous explorons méthodiquement la région. Induration très prononcée audessus de l’arcade de Fallope et dans la fosse iliaque proprement dite. Douleur'circonscrite sur un point qui présente les dimensions d’une pièce de cinq francs. Fluctuation assez difficile à percevoir au niveau du même point. Pourtant si, touchant la malade, nous portons fortement notre index dans le cul-de-sac droit qui présente également un empâtement manifeste, nous déterminons une sensation profonde de flot que perçoit la main gauche appliquée à plat sur le point douloureux.
Naturellement nous proposons l'ouverture et le drainage de la collection. La femme Fab... s’y refuse de la façon la plus absoiue. Voyant sa décision bien arrêtée, nous nous contentons d’appliquer sur la région un bandage ouaté fortement compressif. Inutile d'ajouter que le tube souscutané a été préalablement retiré. Deux jours après, le bandage étant enlevé, nous constatens que la dépression manuelle de la région détermine l'issue d'une petite quan-
tité de pus. Des cataplasmes émollients sont prescrits et le
lendemain avec notre bougie conductrice nous tentons le cathétérisme de la fistule.
L'opération est assez longue, car l'instrument s’engage continuellement dans l’ancieu trajet du séton sous-cutané. À un moment pourtant et après un instant de frottement dur, nous sentons nettement la bougie arriver dansl’abcès. Le premier dilatateur est fixé, un peu malgré les protestations de la malade, et nous l’enfonçons de 9 centimètres avant de voir sortir le pus. Maïs à ce moment l’instrument étant retiré, un flot considérable vient confirmer notre diagnostic de phlegmon iliaque. Le second et lé troisième dilatateurs sont successivement passés cette fois avec l’assentiment de Mme Fab... qui déclare l'opération peu douloureuse. Nous retirons un grand verre de liqu'des pathologiques. Lavages phéniqués. Drainage de la fosse iliaque, Compression ouatée.
Deux jours après cette intervention, l’appétit revient,le sommeil lui-même est plus calme. Nous ne voulons pas donner tous les détails ultérieurs de l’observation. Qu'il
nous suffise de dire que la guérison définitive ne se fit pas attendre plus de trois semaines.
De ces cas dans lesquels la dilatation immédiate progres-
sive a rendu de si grands services, nous pouvons tirer les conclusions suivantes :
Par la rapidité de son exécution, par sa facilité, la méthode générale du professeur Le Fort est bien supérieure à celle quiconsiste à dilater les trajets pathologiques avec l'éponge préparée, avec l’ivoire privé de sels calcaires (clous de Becquerel), avec les tiges Ce laminaria digita,
enfin, qui doivent être réservés pour certaines circons-
tances spéciales (dilatation du col utérin, accouchement provoqué, etc.).
On peut y avoir recours dans tous les cas de-foyers purulents incomplètement ouverts.
Mais elle est particulièrement utile quand la collection est profonde, quand letrajet sinueux et étroit laisse suinter à peine quelques gouttes de pus. Dans ces derniers cas d’ailleurs, si l’on n’en dernande pas l’évacuation à la dilatation immédiate, progressive, on est obligé de pratiquer directement l’ouverture de l’abcès.
DES ATRÉSIES ORGANIQUES