CONCLUSIONS
I. — Il existe habituellement, dans les cas de tumeurs malignes, quel que soit leur siège, une diminution de Curée, qui semble en rapport avec une perversion de la nutrition organique tenant à la nature du néoplasme, et se trouve influencée par l’alimentation quant à son taux seulement.
II. — La diminution de Curée peut exister dans des états morbides autres que le cancer; elle s’observe dans différentes affections, en particulier dans la tuberculose avancée, les altérations de l’épithélium rénal et certaines lésions du loie ; 1 inanition peut la produire. Par contre, un état fébrile passager peut masquer momentanément une hypoazoturie habituelle.
III. — L’ hypoazoturie cancéreuse ne présente pas le même degré à toutes les périodes des tumeurs malignes. Elle évolue parallèlement à l’altération secondaire et progressive de l’état général et traduit par conséquent la marche de la cachexie
IV. — L’absence ou le faible degré de Chypoazoturie aux périodes initiales des néoplasmes malins enlève, dans les cas de cancer accessible aux investigations, toute valeur séméiologique à ce svmptôme ; le diagnostic est, au moment où elle se manifeste, suffisamment affirmé par toute la symptomatologie pour qu’il soit utile de la rechercher.
V. — Dans certains cas toutefois, en particulier dans les cancers internes dont le diagnostic est souvent entouré d’obs-
constatation de riiypoazoturie peut avoir une grande importance diagnostique. Le symptôme mérite une place honorable dans la hiérarchie des signes permettant un diagnostic différentiel entre le cancer de l’estomac et les autres affections de cet organe.
Yï. — Quand il s’agit d’une tumeur abdominale, la diminution de l’urée, lorsqu’elle est notable, lorsqu’il n’existe ni tuberculose ni ascite, constitue une contre-indication formelle à l’intervention chirurgicale; car, tantôt elle affirme la nature maligne de la tumeur, tantôt elle est sous la dépendance d’altérations rénales qui devront évoquer dans l’esprit du chirurgien le fantôme de l’urémie postopératoire.