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Chaleur transmise.
Dissolution.
(300 gr. d’eau et vingt gouttes de chaque dissolu' tion.)
Les expériences, dont nous venons de signaler les résultats, montrent bien nettement qu’il n’y a pas de rapport constant entre la coloration des dissolutions salines et leur diathermanéité. On peut dire qu’on général les liquides les plus diathermanes, pour les rayons de la lampe d’Argant, sont ceux qui transmettent en plus grande abondance les rayons de l’extrémité la moins réfrangible du spectre; mais cette relation est loin d’êtro absolue.
Pouvoir réfringent des dissolutions salines. — Soit N l’indice de réfraction d’un milieu et D sa densité, son pouvoir réfringent est donné par la formule suivante, due à Biot :
Si maintenant on considère une solution saline, on doit encore pouvoir exprimer son action attractive sur la lumière, en écrivant quelle est égale à la somme des attractions de l’eau et du sel, chacun d’eux agissant proportionnellement à sa masse. Appelons N l’indice de réfraction d’une solution saline, D sa densité, n l’indice de réfraction du sol, d sa densité et p { le poids du sel dissous dans 100 gr. d’eau ; on a, d’après ce que nous venons de dire :
M. Fort'homme a reconnu l’éxactitüde de cette formule, et il a pu même son servir pour déterminer soit N, soit D, soit /),.
La vérification, facile avec les sels monoréfringents, ne l’est pas toujours avec ceux qui jouissent de la double réfraction; parce que l’on ne connaît pas toujours l’indice du sel dissous. Mais la valeur qui semble le mieux convenir est, sinon la moyenne, au moins un nombre compris entre les deux indices ordinaire et extraordinaire.
Nous avons déjà parlé de la contraction que l’on observe pendant la dissolution ; la formule (1) va nous permettre d’en donner la mesure :
Si, laissant do côté le fait de la contraction pendant la dissolution, contraction qui doit nécessairement agir sur l’élasticité de l’éther dans la dissolution, nous supposons que la densité seule change, on a :
p étant le poids de sel dissous dans p' grammes d’eau, le tout formant t cent, cube de dissolution.
La densité de la dissolution est égale au poids de l’unité de volume de cette dissolution. On a donc encore :
Les poids do deux volumes de cette dissolution, dans les mêmes conditions, sont évidemment proportionnels aux volumes d’eau dans lesquels ils sont dissous, c’est-à-dire que l’on a la proportion :
~ ~pî » d ou P\ = -f-
Remplaçons dans la formule (1) D et /), par leurs valeurs, il vient :
Résolvons cette équation, par rapport à N* :
pt ) ~~ L dpi ■■ ■■■
I \'j l 00 p' d * 100 P __ j- 100 p (ti«— 1) -p 100 dp' (n 1)J pt
(N*— F [p-h p') = |> («* — t) + (*'»- J) dp f ] [p -4- p'),'
p» a —p-f- dp' n n — dp'
Retranchant (3) de (2), on a :
Cette différence mesure la contraction.
Nous avons vu que MM. Miphel et Krafft ont établi que la densité d’une dissolution saline est proportionnelle à la quantité de sol quelle contient. Or, M. Forthomme a trouvé que ce résultat est en désaccord avec les nombreuses densités qu’il a prises pour ses expériences; de plus, il a vu que la formule (1) n’est plus vérifiée quand on fait varier proportionnellémcnt N et D. La loi de MM. A. Michel et Krafft est aussi infirmée par ce fait, établi par Kremer, qu’il existe pour la dissolution un maximum de contraction.
En cherchant l’indice de réfraction d’une solution saline, en fonction du poids P de sel dissous dans 100 gr. d’eau par une formule de la forme :
N = A + BP + CP 2 .
A étant l’indice 1,334 de réfraction de l’eau, on trouve pour C un nombre négatif très-petit. Pour seize sels divers, sa plus grande valeur a été 0,00003495, correspondant au nitrate de plomb. La valeur de B est comprise entre 0,000738 (sulfate do soude) et 0,0020755 (sulfate d’ammoniaque). D’où il résulte que l’excès de l’indice d’une solution saline sur celui de l’eau est sensiblement proportionnel au poids de sel dissous dans 100 parties d’eau.