‹ De la distinction originelle du testicule et de l'ovaireChapitre 4 sur 5 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Chez les Hydractinies

1“ Les œufs se développent exclusivement aux déjiens des cellules épithéliales de l’endoderme. Ils restent, jusqu’au moment de leur maturité, entourés par les éléments de l’endoderme.

2" Le testicule et les spermatozoïdes se développent aux dépens de l’ectoderme; cet organe résulte de la transformation progressive d’un repli cellulaire primitivement formé par invagination.

3° Il existe dans les sporosacs femelles un rudiment d’organe testiculaire; dans les sporosacs males un rudi-

ment trovaire. Les sporosacs sont donc morphologiquement hermaphrodites.

L'endoderme et l’ectoderme ont, an point de vue sexuel, une signification opposée. S’il est vrai que les organes se forment par différenciation anatomique à la suite d’une division du travail physiologique, il faut admettre que, [U’imitivement, l’ectoderme tout entier était chargé de la fonction sexuelle mâle, et que l’endoderme remplissait la l'onction sexuelle femelle. Si l’ectoderme peut être appelé feuillet animal (nerveux et musculaire), parce que les cellules de l’épiderme, du système nerveux et du système musculaire résultent d’une différenciation progressive des cellules de l’ectoderme, ce feuillet doit être considéré en même temps comme le feuillet mâle L’endoderme est le feuillet femelle en même temps que le feuillet végétatif.

La fécondation consiste dans l’union d’un œuf, produit de l’endoderme avec un certain nombre de spermatozoïdes, produits de l’ectoderme; cet acte n’a d’autre but que de rassembler des éléments chimiques de polarité opposée, qui, après avoir été réunis un instant dans l’œuf, se séparent de nouveau; car chez la plupart des animaux, dès que la division du vitellus en deux apparait, les éléments aux dépens desquels va se former l’ectoderme sont déjà séparés de ceux qui vont fournir le feuillet interne de l’embryon.

L’individualité nouvelle se trouve réalisée au moment où l’union entre les éléments de polarité opposée s’opère, absolument comme la molécule d’eau se forme par funion des atomes d’hydrogène et d’oxygène.

Observation. — Il résulte de toutes les dernières observations embryogéniques faites chez les vertébrés, que le feuillet moyen de von Raër et de Remak ne donne nais-

sance qu’à l’épithélium

Or , d’après les observations de ^yalde}■er, l’épithélium superficiel de l’ovaire des vertébrés n’est que cette partie de l’épithélium péritonéal qui recouvre la plaque moyenne (Mittelplatte de Remak). Les observations de Gotte, de Peremeschko, de Schenk, d’Œl lâcher, de Rieneck, onl démontré que le feuillet interne et le feuillet moyen de Remak ne sont que des parties différenciées d’une même couche cellulaire (l’endoderme) qui dérive tout entière du vitellus blanc chez les Batraciens. L’épithélium sexuel i'emelle, qui persiste à la surface de l’ovaire des mammifères, aux dépens duquel se forment les tubes ovariens, les vésicules de de Graaf et les canaux de Muller, dérive donc, en dernière analyse, de l’endoderme. Le testicule se forme aux dépens du canal de Wollî, d’après les observations de Waldeyer et de plusieurs autres embryogénistes. Or, MM. His, Hensen et AValdeyer font dériver le canal de Wolff du feuillet externe (ectoderne) par l’intermédiaire du cordon axial. Le testicule dériverait donc aussi chez les vertébrés du feuillet ectodermique. Mes conclusions se trouveraient ainsi contîrmées dès aujourd’hui en ce qui concerne l’embranchement des vertébrés. Les vertébrés sont les seuls chez lesquels, indépendamment des Zoophytes, l’origine des organes sexuels ait été recherchée; mais il est probable que ces résultats se vérifieront pour l’ensemble du règne animal.

Fig. 5.

Fig. i.

Fig. O.

Fig. ().

Fig. 7.

Fig. 8.

Fig. 0.

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