PREMIÈRE LEÇON
Tou» les fails nationaux se Kroupeiil ou fond sous Irois chefs ■■ organi sation sociale, système politique, silualion économique. D'où il suit que les nations sont amenées & trois sortes de révolutions ; les ré volulions sociales, les révolulions politiques, les révolutions écono miques. Or, il est inconteslable qu’une révolution économique s’ac complit sous nos yeuK, non-seulemciit en France, mais dans la plupart des Etats européens. — Ce fait nouveau a eu, entre antres, pour résultat irrécusable, un Rrand accroissement de la richesse nationale, et, par conséquent, peut doiiiuT lieu à de graves ques tions en malière de productiuii. lyaii» il est bien plus important à étudier au point de vue de la disiribution Je la richesse. — Les questions relatives à la distribution de la richesse seront le sujet de ce cours; elles tirent une double importance et de 1a nature même des faits dont elles s'occupent, et de la situation économique de notre pays et de notre temps. 3
Avant d'entrer dans le fond des difficiles questions que présente la distribution de lu richesse, il est nécessaire de bien déterminer les idées élémentaires dont on devra faire usage et le langage dont on se servira. — Les trois mots travail, capital et terre, dont les économistes se servent pour désigner les Irois instruments de la production, sont loin d’avoir toute la rigueur que l’esprit scienliüque peut désirer. D’abord, travail exprime l’application de l’instrument, tandis que çapilul et terre expriment l’instrument lui-niëme. Ensuite le mot terre ne donne point une idée complète du troisième élément producteur. Ce troisième élément se compose de forces naturelles qui se
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trouvent, ou par la nalure même des choses, ou par la loi, ou enfin par une circonstance quelconque, monopoligée», c'eet-à-dire réduites à Tapproprialion exclusive de quelques-uns. tS
TROl^IÉME LEÇOiX.
Étudier le phénomène de la distribulion de la richesse, c'est rechercher les lois economiques selon lesquelles un produit se partage entre ceux qui ont concouru à sa formulioii. Au inojncnt du partage, le travailleur demande la rétribution due à son activité; le capitaliste* demande la rétribution dueà la privation qu'il s'impose en consacrant ses épargnes à lu production, et le propriétaire de la terre perçoit le surplus en vertu du monopole qu'il a du troisième instrument producteur. Tel est le cours naturel des choses, telle est la loi que nous révèle l’économie politique rationnelle. 3lais le phénomène de la distribution de lu richesse est altéré dans la pratique, comme celui de la production, par des faits modilicuteurs. Aujourd'hui le travailleur, en général, ne prend point parla lu distribution du produit, eu qualité lie copartugeunt; aujourd’hui, le fuit le plus général est le salaire. — Le gouvernement intervient aussi à la distribution comme producteur indirect, ce qui nous aiuèiierg iiaturelleniciit ù parler des impôts en traitant de la distribution de la richesse. 27
QUATÜ1É.WE LEÇON.
La matière de la distribulion de la richesse présente trois sortes de questions. En effet, il s’agit de connaître: 1» quelles sont les personnes appelées au partage des choses è distribuer ; 2" quelle est , économi quement parlant, la chose à partager; 3° quelle est la loi économique qui règle ce partage. Nous venons de voir quels étaient ceux qui devaient coneourir au partage; étudions maintenuiit la chose à par tager. — Ce n’est point le proiluit lui-méme qui est l’objet du partage, mais sa valeur en échange, son )>rix. Il faut donc coniiailre la loi qui règle le prix des choses. La formule de rolTrc et de la de mande, nous l’avons déjà vu, est insiiflisante. Formule qui détermine le prix des choses par les frais de production. 59
Quand on dit que le prix est réglé par les frais de production, il faut entendre par frais de production, non pas ceux qu’a faits le producteur, mais ceux que le consommateur devrait faire, s’il voulait produire lui-méme. — Cette formule ne donne donc pas le prix actuel, la valeur réelle des choses, mais seulement leur valeur conjecturale.
— En second lieu, cl c’est le point important, pour être vraie, elle suppose la liberté indéfinie de la concurrence des producteurs et du
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Pigea
retrait des consommateurs ; comlilions qui ne se vérifient jamais dans la pratique. — Toujours est-il que la formule convient parfailement ù la science pure, et que, dans rapplicalioii, elle offre un terme fixe vers lequel les marchés pratiques tendent conslaiiiiuciit. M
Il s’agit maintenant de connaître d’après quelle loi économique les produits se disirlbuenl. — Mais Tétiide des faits généraux qui réKient la'distribulion de la richesse est d’autant plus difficile qiril y a sou vent dans les mêmes personnes complication de qualilés diverses, de droits différents. Peut-on dire, par exemple, que tout ce qu’un pos sesseur de terre perçoit de son fermier sous le nom de roule soit, riKOurcusement parlant, de la rente? Non. Une partie de celte renie représente ordinairement les profils du capital gui est venu, d’aniu‘e en année, s’incorporer d’une manière indivisible avec la terre. De même, dans la rétribution que trouve un grand écrivain, il y a le résultat de l’action des trois éléments producteurs. On s*est aussi demandé si les revenus qu’on tire de l'emploi qn’on fait soi-méme de ses propres capitaux devaient être considérés comme un profit, ou comme un salaire, ou comme les deux i la fois. Smith prouve qu’il faut considérer ces revenus comme des profits. W
Des lois différentes règlent les salaires, les profits, la rente et l'impôt.
On ne peut donc point poser, à priori, une formule unique qui embrasse tous les cas et tous les éléments du partage. On est forcé de recourir d'abord ù la méthode analytique, d'étudier séparément les salaires, les proGts, la rente et les impôts, pour rechercher les lois relatives ù chacun de ces éléments. Une fois cette analyse terminée, ou pourra employer la synthèse pour saisir d'un seul coup d'œil et dans leurs rapports les lois générales de la distribution. — Nous allons donc, pour commencer, nous occuper de la rente. La formule qui explique le mieux le phénomène de la distribution par rapport à la rente, est celle-ci : La rente est en raison composée de la puissance productive propre, et de la puissance productive relative de la terre. Erreur des pbysiocrates. Tort de Ricardo. 75
Recherche de la loi économique qui règle le taux des salaires. — Au premier abord, la variété des travaux et la diversité, apparente du moins, des rétributions, font presque désespérer de |>ouvoir trouver une loi générale qui domine les salaires. Examen de cetteproposition
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P»ge*.
d'Adam Smith qu’au fond le salaire est le même pour tous les travaux. Elle est vraie, pourvu qu'oii ne parle que des rétributions accordées au travail proprement dit, et qu’on ne l’applique qu’à un temps et à un lieu donnés. 89
On a distingué les salaires en salaires réels et en salaires nominaux. Évidemment, lorsqu’on vent comparer les salaires d’époques ou de lieux différents, on ne doit s’occuper que du salaire réel. — On peut aussi considérer le taux des salaires ou le rapport des salaires aux proGts. Discussions et équivoques auxquelles cette distinction a donné lieu. 105
Ce qu’on entend par salaire nécessaire. Il varie selon les lieux et les temps. Plus un pays est civilisé, plus le salaire nécessaire y est grand.
— 11 s’agit maintenant de connaître les faits en vertu desquels les salaires augmentent ou diminuent. Évidemment, il y a deux termes dans le problème : les travailleurs et la chose à partager. Mais l’un et l’autre terme étant mobiles, variables, il est bon de les étudier d’abord séparément. Examen du premier terme. En supposant la chose à partager invariable , les salaires sont évidemment en raison inverse du nombre des travailleurs. — Tendance de la population à devenir trop grande pr rapport aux moyens de subsistance. 1 17
Récapitulation de la leçon précédente. — Examen du second terme de la question, c’est-à-dire recherche du fait général dont dépend le taux des salaires, pour une population donnée et supposée invariable.
Les salaires, a-t-on dit, sont, dans ce cas, comme la demande de travail; ce qui est vrai. Mais, comme nous l’avons déjà fait observer d’une manière générale, la formule de l’offre et de la demande est trop superficielle. — D'autres ont dit : L’offre de salaires se proportionne à la richesse générale ; propsition qui n’est pint sufllsamment exacte. — Certains auteurs soutiennent que lorsque la richesse générale augmente, il n'y a élévation des salaires que si la richesse nouvelle est transformée en choses à l’usage des travailleurs. C’est là une erreur, qui vient de l’habitude de ne considérer que le salaire proprement dit, et de parler des travailleurs comme on put prier des machines. — Formule qui fait dépendre le taux des salaires du revenu national. Elle est vraie, lato tensu,- mais elle manque de la rigueur nécessaire. 131
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Pigef.
Formule qui proportionne les salaires au fonds d’cnlrelien destiné aux travailleurs. Quoique remarquable, elle ne résout point non plus le problème; car la question serait de savoir pourquoi, dans un lemps et dans un lieu donnés, il y a plutôt tel fonds de subsistance que tel autre à partager entre les ouvriers. Elle est encore un effet de l’habi tude de ne voir dans le salaire qu’une avance faite par l’entrepreneur au travailleur. — En définitive, la formule la plus satisfaisante est celle-ci : les salaires sont comme la quantité de travail ilcmandée, le nombre des travailleurs et le prix des Jenrees dont ils font usa^e. — Reclicrche Je l’influence que peut avoir riatroduction des machines sur les salaires. Il faut s’empresser de reconnaître, tout J’abord, que la brusque introduction des macliines produit momentanément une perturbation fàclieuse pour les travailleurs. Mais cela ne siRniOc rien pour la solution du problème posé d'une manière Kéiièrnlc. En effet, la question est de savoir si Faugmentation du pouvoir mécanique a une tendance Rénérale et constante à produire la hausse ou la baisse des salaires. 113
Suite de la question de rinIroJuction des macliincs examinée par rap port aux salaires. Nous le répétons, l’introduction des machines amène, en général, une baisse temporaire des salaires. Mais, ù part ce résultat partiel et momentané, elle améliore le sort des travailleurs.
Le propre des machines, en effet, c’est de produire & meilleur compte que les forces employées avant leur découverte. Or, nous Favons démontré, les frais de production tendent a régler le prix du marché.
Le consommateur, une fois les machines introduites, fait donc une épargne, qui amène nécessairement une augmentation dans la de mande de traTail. — D’un autre cété, quelle est l’influence de Fin troduction des machines sur la quantité des choses nécessaires ft la vie des travailleurs? Si les machines produisent des objets de luxe, leur introduction sera sans effet, sous le point de vue que nous venons d’indiquer-, si, au contraire, elles sont appliquées à la production des choses nécessaires à la vie, la quantité de ces dernières augmentera. Ainsi, l'introduction des machines ne peut, en général, que faire augmenter la demande de travail et le fonds d’entretien des travail leurs ; elle est donc favorable à l’élévation des salaires. 153
Ricardo a posé celle question : Qu’arrive-t-il, lorsqu'une partie des ouvriers occupés à produire des choses nécessaires à la vie des tra-
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Pagpj.
vailleurs quîUent celle branche de travail, pour sc mettre h fabriquer des machines? Et il alBrine, avec raison, que, dans ce cas, les salaires baissent motnenlanément, puisque, le nombre des Iravaillcurs restant le même, la qiianlilé des clioses destinées i\ leur entretien diminue. —
On s’est demandé si l'introduction de machines qui consomnieraicnt elles-mêmes une partie des choses destinées à renlrctieii des travail leurs ne ferait pas diminuer la rétribution de ees derniers, l.es machines dont on parle ici sont les animaux, et le fait qui a ilonné lieu rhypotliêse est la substitution du paturaÿ;e nu labourage, La réponse n’est pas dotileuse. Il est clair que, dans respèce, la quan tité des choses nécessaires à lu vie diminue, quoique le nombre des travailleurs reste le même, et (iii'il y a, par conséquent, baisse des salaires pour un temps plus ou moins long.
Est-il vrai qii’eii autorisant la libre importation des produits étrangers, on porte une atteinte grave au travail national? Non certes,- car, pour obtenir les produits étranners, il faut livrer en échange des produils indigènes. La demande de travail national ne diminue donc pas par suite de l’importation ; elle augmente, au contraire : en effet, si l'étran ger envoie ses produils sur notre marché, c’est qu’il peut les vendre à plus bas prix que le producteur français ; le consommateur fait donc une épargne; or, toute épargne amène une augmentation dans la demande de travail, et partant une hausse des salaires. Nous sommes loin de nier cependant que, lorsqu’on supprime brusquement les barrières opposées i> rimporlatioii, il ii’y ait un moment de transition douloureuse pour une partie des travailleurs. — Erreur de ceux qui croient que les consommations improductives, même exagérées, sont utiles aux ouvriers. N'est-il pas évident que l'homme qui épargne, chaque année, une partie de son revenu, augmente continuellement, pur ces épargnes successives, le capital national, et occasionne, par coiiséqiient, un accroissement continu et de plus en plus grand de la demantle de travail ? 123
Du capilal, La monnaie est-elle un capital? Sans aucun doute. L’argent monnayé est une marchandise, une valeur tout comme le fer ou l’acier. — Quant aux moyens de crédit que l'on peut créer, ce ne sont nullement des capitaux; ce sont de simples créances. Le seul avantage qu'il y ait à mettre en circulation des moyens de crédit, c'est de permettre ù une portion de l'or et de l'argent qui servent d'instruments d’échange d'aller augmenter le capilal employé à la reproduction. Mais ces moyens de crédit doivent toujours avoir la garantie de capitaux réels; sans cela , le Jour du payeaicnl venu, il y a un
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désordre effroyable , comme cela fgl arrivé dernièrement en Amérique. Ainsi, les moyens de crédit oe sont point un capital, mais l'ar gent monnayé est un capilal. Celui qui prèle son argent a donc droit A une rétribulion, comme tout autre capitalisle qui apporte son concours ù l'oeuvre de la pro<luciiun. Absurdités soulciiufs A ce sujet.
On a, pciidaiit luiiBtciiips, coiitiiiléré ceux gui préluieiil leur urgent A intérêt comme (les lionnucs vils, tandis <|iic ceux qui luiiaieiit leurs niacliinci», leurs clic\aux, claiciit |>arl’ailciiicnt esliiiié.s! t)ù est la dilfcmicc entre les uns et les autres'/ Elle irexislu pas; car, dans un eus comme dans l’autre, il y a un capilal qu’un applii|uc A la rcproducliun, et dont, par conséquent, le |>osses&ctir a droit A une rétribution. 18a
DIX-SEPTIÈMK LEÇÜ.N.
Tout capital a droit à une rélribution; mais nuaiul on veut rccticrclicr la loi qui ré};le celte rélribulion, on est fi’appé de la tliversilé des lirolits, pour Icj ililTcrciiles indualrics et 1rs diiréi ciils pays. Les éco nomistes préicmieni i|uc les |irolil» sont é^aux [lour tous les cas. C'est une |»ro|)Osilion ù peu près traie, en écunuiuic politigiic latioiiiielle, niais qui rcncunli e en uralique une foule d*obtilacles ; car elle sup pose la libre concurrence tmrfaitc, laquelle ici suppose, A sou tour, une mobilité entière des caiiilaux, et, clie/ leurs iiossesscurs , une liberté d'action individuelle complète. Or, ces deux condilions ne se réalisent jamais entièrement dans la pratique. Ain?i , la proposition vraie, abstraiteuieiit parlant, ne l'est pas également dans Tapplica tion Tout ce que l’on peut dire, c’est que les prolits des diverses industries ont une lenUauce constante A s'égaliser. 1^
DI.X-IILITIÊME LEÇON.
Pour apprécier exactement les prolits, il faut en dégager soigneusement la rétribulion qui appartient au travail ou ù remploi d’un afient na turel aiiproprié. — Il faut faire entrer dans les prolits les aiantages immatériels aussi bien que les avantages matériels que l’on retire de remploi de son capital. — On peut considérer les profits dans leur rapport avec les salaires , et on |icut les considérer en eux-roémes.
— Les profits, comiiic les salaires, sont essentiellement mobiles. Ab surdité des lois sur Tusure. Elles ont lu prétention de déterminer le taux des profits et de lui prescrire des limites infranchissables. Elles n'atteignent point leur but, et leur effet retombe, en réalité, sur ceux qui ont besoin de capitaux. 205
Recherche de la lui générale qui régie le taux des prolits. - Comme, au fond, le travail et le capilal sont, matériellement et moralement parlant, une seule et même chose, on ne peut guère imaginer la ques*
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l’tge».
tion des salaires absolument séparée do celle des profits. Qu’entend* on, au juste, par moyenne des profits? — Pour les profits comme pour les salaires, la comniuno mesure la plus convenable, en général, est la monnaie. 21Z
On a proposé de prendre pour commune mct^ui e des profils la quantité de travail qu’ils vous mettent ù mémo de coniniunder. Quoique, au premier abord, cette mesure paraisse irès-pliilusophiqiie , au fond, clic n’est pas satisfaisante. — Il n’est point vrai que deux individus^ parce gu ils peuvent disposer des services d’un même nombre d’hommes, soient exactement et toujours <laiis la même position sociale. Il suOlt de jeter un coup d’œil sur l’Iiisloire |>our s’en convaincre. — Quand on recherche le laux des profits, il ne faut pas oublier que, dans la part aiTcrenle au capital , se Iroure nécessaire ment comprise la rétribution due à l’inlelligeiicc qui en dirige et en surveille l’emploi. — Quand on ne considère les profits qu’au point de vue du partage des bénéfices d’uiic opération entre des travailleurs et des capitalistes, il est évident qtic les salaires règlent les profits et vice versa. 2^
Récapitulation de la leçon précédente. — Si on suppose que le capital agisse tout seul , sans le concours des travailleurs, on trouve que les profits sont alors comme la force productive. Comment la loi de lu population vient modifier la loi précédenle — l.a plupart du Icmps7 il y a tians les bénéfices du capilaliste autre chose que le profit pro prement dil, «lUC le profit naturel. 245
Vl.NGT-DËÜXJÉME LEÇON.
Déplorables consé«|ueiices de la diminution des profits dans les pays h esclaves. — La qiiunlilé des choses nécessaires à l’entretien des travailleurs influe aussi sur le taux des profils. — Ainsi, il y a trois éléments ù combiner pour connaître le taux des profils : le rapport du capital avec les moyens d’emploi ; — le rapport du capital avec la population travaillanle ; — les moyens d’cxislcnce nécessaires à celte même population.
Coup d'œil rétrospectif. Roule qui reste à |>aicourir. — Des variétés, apparentes plutôt que réelles, des salaires et des profits. Elles dépendent, selon Smith, de cinq causes, qui sont : 1» le plus ou moins
TABLE DES MATIÈRES
de détagrënient oa de danger que préëente l’emploi dn travail et du capital; - 2» la pins ou moins grande facilltd dH’apprcntiggage ; —
5» le pins ou moins de chances de chômages qa'offre l'emploi ; — j" la confiance absolue que, dans cerlains cas, doit inspirer le travailleur on Pentreprenenr ; — la plus ou moins grande probabililé du succèa. — Influence de la première cause sur les salaires. 371
VlXGT-QUATlllÉME LEÇON.
Comment il y a des inégalitéa dans les profits, qui n’ont pour cause que remploi plus ou moins agréable, plus ou moins désagréable des capitaux. — Examen de la deuxième cause de la variété des salaires et des profits. Pourquoi tant de gens se livrent aux carrières libérales, malgré les frais et le temps qu’exige leur apprentissage. Autres queslioiis n»e fait nailre l’étude de la seconde cause. 285
Influence de la troi.sième et de la quatrième cause. — Quelle est l'action de la cinqtiième? Tendance de l'homme vers les carrières dans les quelles le succès est douteux. Y a-t-il un remède contre les chances fâcheuses que présentent certaines entreprises? Oui, il y en a un indirect, le système des assurances. 295
Les emplois hasardeux du capital ont pour cflels économiques, quant aux individus, d'enrichir les uns, précisément en ruinant les autres, et, quant à la société, d’amener des perturbations funestes à la for tune publique. Le seul remède contre les dangers que prisentent ces emplois est, nous l’avons déjà dit, une grande extension du système des assurances, système aussi utile à la société qu’aux individus.
L’idée d'assurance est excessivement vieille. Comment elle s’est déve loppée i>eu à peu Pour être vraiment eflScace, il faut que l’assurance soit le résultat de l’association. 3fiZ .
Récapitulation des rapports qui existent entre les salaires et les profits. DifTérences entre le travail et le capital, quant à la facilité du trans port. — Il est incontestable que la quantité et le prix des subsistances peuvent subir d’immenses variations, et que ces variations exercent une grande influence sur le taux des salaires et des profits. ^
TABLE DES HAT1ÈBE8
PigM
Effet, par rapport ft la rtnte territoriale , de» variations qui ont lieu dang le prix des subsislmices. Rapports qui exitleni entre les .■salaires,, les proflts et la renie territoriale. — Diiiis les sociétés prourcssivcs, les profils ne peuvent s’élever que par trois causes : une baisse dans les salaires réels, un accroissement de lu piiissance agricole, l’impor tation du blé élraiiRcr. — Iniporlance de la question des cerisaies. Au fond, elle n’iiitcressc en général que les prupriélaircs fonciers et les cupilalistes. Objeclions que Ton peut faire contre la libre importation du blé ctranRer. Réponses de Ricardo. ^
FIN DE I.A TAltLE.