AVANT-PROPOS
^UCTJK auteur en France n’a , je pense y traité ex professo de l’uti- Lité de la douleur en médecine:
Qiie dis-je"^ cette utilité même a été méconnue par les hommes du plus rare mérite. Qiielques - uns d’entre eux ^ dans des écrits d^ ailleurs fort estimés , ont encore proclamé qu’on ne devait jamais la considérer que comme un hôte dangereux qu’il fallait combattre per fas etnefas. Mahon , pour en Jiommer un y est tombé dans cette erreur dans le cinquième volume de /^Encyclopédie J et je le cite plus particulièrement y parce que l’on-
vj'ûg'e dont je 'parle est consulté tous les jours dans la capitale par les jeunes médecins^ T^oici ce que dit cet auteur : « Rien de ce qui j> peut causer de la douleur n’est w salutaire 5 ce sentiment est cons- 3> tamment nuisible par lui-même , 3> soit qu’il soit seul , soit qu’il se 3) trouve joint à quelque autre ma- 3> ladie , etc. »
t)ije ne me trompe^ ce méjiioire démontrera suffisamment la fausseté dune propositioji aussi exclusive ^ et qui pourrait être dangereuse si elle était adoptée sans examen. J^ai opposé des faits à cette proposition ^ parce qidavec Roger Bacon , et avec tous les hons esprits de ce siècle ^ je considère les faits comme les fojidemens les plus solides des sciences physique et zoonomique ^ et les seuls sur lesquels il est possible d appuyer une bonne devionstraîlon. J^ai beaucoup cité Hippo-