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crate , parce que je pense que c'^est La première comme la plus imposante des autorités y et mon admiration est si grande pour lui y que je dirais 'uoloiitiers y avec Galien j qidil idy a peut-être pas un seul mot d^uiutile dans les admirables écrits de ce grand homme, Enjin f ai fort peu accordé à la manie de beaucoup de gens de tout eæpliquej'y parce que y dans les sciences physiologique et médicaley je crois pouvoir répéter ce que Massillon disait pour des matières qui font le désespoir de rintelligence humaine y que plus on ueut raisonner y plus on s'' égare 'y et qidune fois sortie des règles , notre faible raison ne trouve plus rien qui d arrête y et que plus elle avance y plus elle se creuse de précipices.
Ce sujet pouvait assurément être traité beaucoup mieux. Si des hommes plus habiles s^en emparent y je 7ie doute point qu^ils ideit
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fassent ressortir des vues fort utiles à la pratique médicale. Mais alors il leur faudra prendre tout dans leur propre fond ou dans des faits qui me sont^ inconnus. J^ai dit qid aucun auteur^ dans jjotre patrie^ ne s^ était occupé spécialement du rôle avantageux que la douleur joue en médecine. Bilon, qui a si bien disserté sur les ca- Tactères variés de ce sentiment , suivant les tissus ou il se developp>e ^ n^en a rien dit. Ce jd était pas là dl ailleurs son objet. Petit, de Ijyon ^ dont la plume savaiite CL si bien tracé son histoire , ne dit qidun mot de son utilité. Les 'j4llemands ont fait beaucoup mieux. C’est à Plouqiiet que je dois de connaître les noms des auteurs qui ont ébauché cette matière. Voici ceux qidil cite dans son Litteratura medica digesta :
Juncker, dissertation intitulée de .Utilitatibus doloruni, Hal, ^ 1^56$
Scliulze , dissertation de Spasmo doloriiico sæpiùs remedio quàm morbo, Hal. , ^74^; Volckamer, dissertation de Dolore doloris remedio , ALtenihourg , iy3^.
Je nAi pu me procurer aucime de ces dissertations. Enfin nous devons à Mojon, de Gènes , im mémoire en italien sur Le même sujet ^ intitulé Sull’ Utilita del Dolore. On peut consulter le Dictionnaire des Sciences médicales si don veut savoir ce que quelques médecins pensent de cette production.
Pour terminer enfin cet avantpropos ^ je crois devoir déclarer qu^ un auteur du Dictionnaire des Sciences médicales , au mérite duquel dAilleurs je rends toute la justice qui lui est due ^ a dit que la question de la douleur considérée sous le rapport de son utilité ^ était un véritable paradoxe.
Je ne puis être de son avis ^ pas
plus que de celui de M. le docteur Vallotj de Dijon y qui ^ 7ie?ivisageant la douleur que comme un phénomène purement secondaire , ne veut qias reconnaître qidelle puisse avoir aucune hijluence par elle-même sur d économie animale.
Le premier ignorerait-il quhm paradoxe idest pas toujours une erreur y et que ce qui était un paradoxe hier, peut fort bien être une vérité aujourd'hui (i)? Quant au second critique y je lui répojidrai que , pour peu qiêon étudie tous les phénomènes que développe la douleur f et U influence prodigieuse qu^ elle exerce sur tous les systèmes organiques , il sera forcé d^ avouer avec jnoi que, s^il est vrai que la douleur est toujours consécutive à une irritation bornée
(i) Voyez le Dictionnaire de l\dcadémie.
au système nerveux ^ ou partagée par le système xasculaire y elle paraît si souvent à nos sens zVzdépendante de toute irritation phlegmasique y qidil rdy a nul inconvénient à la considérer comme primitive . Com bien sont nom hreuXy eîi ejjet y les cas oh la partie dolente ne préseîite à V observateur que de La douleur y et pas autre chose que de la douleur. J^ai cru d’ ailleurs bien faire en préférant uTi mot simple y entendu de tout le monde y à celui d’irritation douloureuse qui n^ aurait rien dit de plus à desprit. La douleur estelle jointe à des symptômes non équivoques dî in f amination y son infuence n est pas moins grande encore sur la marche de^es symptômes y sur leur terminaison y ou sur celle d^autres maladies éloignées du lieu oh elle a fixé son siège. Les faits sont d^ ailleurs là.
J G appuie sur eux et sur Lauto-