‹ De la durée de l'immunité: consécutive aux vaccinations anticharbonneusesChapitre 9 sur 14 · RO · texte numérisé non relu

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40°5 N°2. Santé bonne. Appétit excellent. Mouvements respiratoires un peu irréguliers.

40° N° 3. Respiration calme. Battements cardiaques un peu précipités. Pouls fort. Muqueuses foncées. Appétit bon.

39° N° 4. Santé bonne. Appétit bon.

395 N°5. Idem.

Observalions. — On remarquera que : les béliers n°1 et n°2, le mouton berrichon, les colliers rouges n° 1, 2, 3, présentaient quelque chose d’anormal. Les symptômes n'étaient pas assez accusés pour provoquer un état maladif localisé. Quoique cela, un peu d’anorexie dénotait des désordres chez ces derniers. Les autres moutons étaient en parfaite santé, leur appétit excellent.

Les jours suivants, la situation va en s’améliorant ; tous les animaux, qui étaient quelque peu tristes, ont repris et leur gaîté et tout leur appétit (1).

De cette expérience, on peut conclure qu’une année après la vaccination, les moutons résistent encore dans la forte proportion de 80 pour cent au virus charbonneux.

M. Chauveau avait remarqué que les agneaux nés de mères vaccinées dans les derniers mois de la gestation résistent souvent aux inoculations très virulentes. M. Rossignol voulut savoir quelle était la durée de l’immunité dans ce cas spécial.

Malheureusement, il ne put faire qu’une seule expérience. Il possédait un agneau né d’une brebis vaccinée et inoculée à Pouilly. Cet agneau était âgé de six mois. L’inoculation virulente le fit promptement périr. Il est à regretter qu’on n’ait pas eu plusieurs agneaux remplissant les conditions voulues, car d’un seul fait on ne peut tirer aucune conclusion.

(1) Recueil de Méd. Vétérinaire du 15 juillet 1882 ; compte-rendu des : nouvelles expériences faites au « Clos Pasteur » M. H. Rossignol.

Nous trouvons dans le Recueil de Médecine vétérinaire l’observation suivante sur la durée de l’immunité charbonneuse :

Cent soixante-dix bœufs sont vaccinés à Conselve (Italie) au mois d'avril. Au bout de quelques jours, il y en a huit de morts. Douze autres ont été malades. Ces bœufs avaient été vaccinés onze mois auparavant sans présenter rien d’anormal. Il est plus que probable que le vaccin employé en 1883 n’était pas suffisamment atténué et que, d’un autre côté, l’action de la première vaccination était périmée chez ces vingt bœufs. D’après ces faits, la durée de l’immunité chez la race bovine serait donc trois fois sur dix environ inférieure à onze mois.

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