‹ De la facilité d'opérer sous anesthésie générale par rachicocaïnisation lombo-sacrée les sujets très épuisés ou cachectiquesChapitre 21 sur 42 · NN ÈS · texte numérisé non relu

NN ÈS

gaine postérieure et j'ouvre le péritoine sur toute la hauteur. Je me rends compte aussitôt d’une ascite abdominale” avec masse épiploïque néoplasique et constate que l'estomac “est envahi dans toute sa partie accessible, sauf au niveau de

son extrémité pylorique.

Avec beaucoup de précautions, j'attire avec peine dans la: plaie un cône de pylore, que je fixe aux gaines antérieures et postérieures du muscle grand droit. Je ponctionne ensuite l'extrémité de ce cône, de facon à introduire dans l’estomac une sonde Nélaton n° 14. Je la fixe à ce niveau par une ligature à la soie fine, puis j'invagine la partie extériorisée de ce cône, dans la partie fixée aux gaines du grand droit. Quelques points de suture à la peau et à l’'aponévrose superficielle, ferment l'incision et le bourrelet d’invagination est finalement fixé à la peau en quatre points, à la soie fine. La durée de l'intervention a été de trois quarts d’heure. L’anesthésie a été excellente, pendant le cours de l'opération, le silence abdominal a été parfait, La malade dit n'avoir aucunement souffert et compare l'incision «à une raie de crayon sur la peau ». La sensibilité revient en totalité trois “heures après la ponction. Le soir de l'opération la température rectale est de 35°2 et le pouls à 30. Dès le lendemain, j'ordonne 180 grammes de lait et le troisième jour elle reçoit trois alimentations complètes de 300 grammes chacune, lait, bouillon, peptone, jus de viande. jaunes d'œufs, vin, etc..., elle sort de la clinique aw dixième-jour, prenant à ce moment quatre alimentations par jour. Elle sent ses forces revenir et au lieu de retourner en voiture d’ambulance comme elle était venue, elle se fait transporter par une voiture automo-

-bile ordinaire.

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