‹ De la facilité d'opérer sous anesthésie générale par rachicocaïnisation lombo-sacrée les sujets très épuisés ou cachectiquesChapitre 28 sur 42 · OBSERVATION XV · texte numérisé non relu

OBSERVATION XV

(Société médicale des praticiens, 1905. Communication

du Dr: Le Filliâtre.)

Appendicite chronique

Le malade B.., vingt-trois ans, journaliste, Attigny (Ardennes), de bonne constitution physique.

Rien au cœur,rien aux poumons, pas d'alcoolisme, Aucune névrose. Opéré pour appendicite chronique. Anesthésie au chloroforme impossible. Malgré toute la diligence et l’attention du chloroformisateur,le D' Morin du Kremlin,et du chirurgien lui-même qui se met au chloroforme, on ne peut arriver à opérer. Le réflexe cornéen avait disparu, et le malade se contractait encore.

Chaque tentative d’incision au bistouri, faite, alors que le

chloroforme était poussé aussi loin que possible, provoquait un réflexe caractérisé par de légères contractions musculaires de tout le corps, suivies bientôt d’une syncope respiratoire précédée elle-même de deux ou trois inspirations devenues subitement gutturales.

Après deux heures de vains efforts, de 9h. 45 du matin jusqu'à 11 h. 45 et, après avoir épuisé 90 grammes de chloros forme, on décida de ne pas pratiquer l'opération.

« Cinq jours après on tente l'opération au moyen de la rachicocaïnisation » et, grâce à une analgésie parfaite, l'opération se fait avec beaucoup de facilité.

Le malade cause au chirurgien pendant l'opération, ne ressent pas la moindre douleur et ne présente pas même le léger état nauséeux du début.

Après l’analgésie, ni hyperthermie, ni vomissements, ni céphalée.

L'analgésie remontait jusqu'aux mamelons, était consécutive à une injection de 2 centimètres cubes après ponction dont le volume n’a pas été déterminé. |

Le malade sort guéri vingt-quatre jours après.

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