‹ De la facilité d'opérer sous anesthésie générale par rachicocaïnisation lombo-sacrée les sujets très épuisés ou cachectiquesChapitre 36 sur 42 · LORIE · texte numérisé non relu

LORIE

gnostic d'hématocèle au début, ordonne sérum, glace sur le ventre.

Après ce traitement, le pouls paraît redevenir meilleur et le mardi matin, bien que l’état de la malade lui paraisse plus satisfaisant, il demande à la famille une consultation avec un chirurgien.

Nous voyons la malade ensemble le mardi soir, le pouls et l’état général étant assez bons, et bien que partisan de toujours intervenir dès l'instant que le diagnostic de rupture tubaire a été porté, le toucher vaginal à lui seul, ne donnant rien, et l'intensité de la douleur de la paroi à la pression, empêchant le palper bi-manuel, je prescrivais de maintenir le traitement médical institué, pensant ainsi pouvoir opérer le lendemain, dans des conditions, sinon meilleures, tout au moins aussi bonnes.

N'étant pas d'avis de transporter ce genre de malades, mais de les opérer sur place, le lendemain matin, 18 mai, je revenais opérer cette malade. Je constatais alors que l’état, depuis la veille au soir, avait bien changé.

Je trouvais en effet une malade exsangue, avec un pouls petit, plutôt filiforme, des vertiges et des bourdonnements d'oreille, dès qu'on lui relevait la tête, une hyperesthésie très marquée de la paroi abdominale, du refroidissement des extrémités, en un mot, tous les symptômes d'une grosse hémorragie interne. Sans perdre de temps, je procède à une rachicocaïnisation, la malade couchée sur le côté, avec évacuation de 14 centimètres cubes de liquide rachidien et injection de 2 eme. 5 de solution de cocaïne; l’anesthésie est générale et parfaite.

Je procède à une laparotomie rapide, qui me permet de

constater que la cavité abdominale, du plancher pelvien au

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