CONCLUSIONS
Nous croyons avoir le droit de dire, avec M. le D' Le Filliâtre, qu'actuellement cette méthode de rachi- Cocaïnisation est une des méthodes d’analgésie les plus sûres et les plus efficaces. Si l’on pense, avec le professeur Guyon, que pour le médecin «le devoir es! de considérer la douleur en ennemie et de la combattre » il semble, d’après les observations que nous avons recueillies et exposées dans ce travail, qu’il y a là un procédé qui apporte, avec un minimum de risques, le maximum de garanties pour vaincre ce mal qu'est la douleur. |
Nous concluons donc que :
1° La rachicocaïnisation nous permet de faire bénéficier du secours de la chirurgie toute une catégorie de malades dont beaucoup, jusqu'ici, étaient considérés comme irrémédiablement perdus ;
2° D’après nos observations, l’état cachectique ou le grand affaiblissement du malade n’est plus une contre-indication à l’anesthésie, la mortalité opératoire, avec la technique utilisée dans ces différents cas, tombant à 3 1/2 0/0;
3° Qu’avec ce procédé, il est possible d'obtenir,
ss AUOT
chez des gens considérés comme condamnés, de véritables résurrections ;
4e Qu’enfin, pour ce genre de malades, c'est l’anesthésie de choix, l'anesthésie qui n’intoxique pas, qui ne tue pas, qui ne trouble pas les fonctions physiologiques du cœur, des reins, du foie... etc., et laisse l'opéré cicatriser vite et dans de bonnes conditions ;
5° Qu'’enfin si cette méthode effraye parfois l’entourage, au début de l’anesthésie (orage qui n’est pas constant chez tous les malades), le chirurgien exercé à cette méthode n’y attache plus aucune importance.
Vu : le Président de la thèse,
POZZI Vu : le Doyen, LANDOUZY
Vu et permis d'imprimer :
Le Vice-Recteur de l’Académie de Paris,