‹ De la facilité d'opérer sous anesthésie générale par rachicocaïnisation lombo-sacrée les sujets très épuisés ou cachectiquesChapitre 7 sur 42 · TECHNIQUE DE LA PONCTION ET DE L'INJECTION · texte numérisé non relu

TECHNIQUE DE LA PONCTION ET DE L'INJECTION

Le malade est placé dans la position couchée ou assise. Après la ponction lombo-sacrée au niveau de la première vertèbre sacrée au-dessous de l'apophyse épineuse de la cinquième vertèbre lombaire et légèrerement en dehors de la ligne médiane, on évacuera une certaine quantité de liquide céphalo-rachidien, variant suivant la hauteur de la région du corps que l’on veut anesthésier, quantité variable de 10 à 30 centimètres cubes, mais ne devant jamais épasser 30 centimètres cubes.

Pour l’anesthésie sus-ombilicale on fera évacuer au moins 15 centimètres cubes de liquide céphalorachidien, pour l’analgésie du tronc et des membres supérieurs, et 20 centimètres cubes pour l’analgésie de la tête et du cou.

Si le sujet présente une forte tension du liquide céphalo-rachidien, on augmentera ces chiffres de 5 centimètres cubes. Re

Pour l’anesthésie sous-ombilicale, il faut extraire 10 centimètres cubes, et 15 si la tension est forte. On injectera ensuite de 2 cmc. 5 à 3 centimètres cubes de la solution de cocaïne au cinquantième, comme il a élé décrit plus haut.

La ponction et l'injection terminées, on enlève d’un coup l’aiguille (1) et la seringue, puis on place

1. Aiguille en platine irridié de 12 centimètres de longueur et de 1 millimètre de diamètre, munie d’un mandrin filiforme.

une compresse à l'alcool sur la région et l'on fait coucher le malade, dont la tête et les épaules seront relevées par un coussin ou des draps roulés.

Une longue pratique nous a permis enfin de recon- paître l'utilité des prescriptions suivantes : nous faisons dans la cuisse une injection hypodermique de

2 milligrammes de sulfate neutre de strychnine et de 5 centigrammes de spartéine, et pendant cinq à six minutes, nous ordonnons au malade à plusieurs reprises de respirer largement et de tousser afin de faciliter la diffusion de la solution de cocaïne dans le liquide céphalo-rachidien. Cette observation purement expérimentale nous a toujours donné les meilleurs résultats.

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