ISAAC DE PAS MARQUIS DE FEUQUIERES
Le 30 août 1660 le Marquis de Feuquières fut nommé Vice-Roi d'Amérique, à la place de M. le Duc de Damville. M. le Duc de Vendôme était alors Grand Maître, Chef et Surintendant de la navigation et commerce de France, ayant succédé dans cette charge à Sa Majesté la Reine mère Régente, en 1650.
En 1661, un arrêt du Conseil d’Etat, “ portant révocation des concessions faites antérieurement des Terres et Pays de l'Amérique, de l'Afrique et des Indes Orientales
et qui ne se trouvaient pas établis,” commence par ses paroles :
‘ Sur ce qui a été représenté au Roi, étant en son Conseil, par le Sieur Marquis de Feuquières, Vice-Roi de lAmérique, que plusieurs particuliers ayant dessein d’établir des Colonies Françaises en quelque partie du Continent de l'Amérique et des Indes Orientales, ou des Isles adjacentes, &e., se seraient pourvus par devers le dit Sieur de Feuqniè-
+ on
res, pour avoir ce droit et permission de prendie au nom de Sa Majesté possession des dits postes, &c.”
Sa Majesté ajoute à cet arrêt l’ordre qui suit :
Louis, &c., &c.—A notre très-cher et bien aimé Oncle le Duc de Vendôme, Pair, Grand Maître, Chef et Surintendant Général de la navigation et commerce de France, et notre amé et féal Conseiller en nos Conseils d’Etat et privé, le Sieur Marquis de Feuquières, Vice-Roi, et notre Lieutenant-Général représentant notre personne dans toute l’étendue de l'Amérique, tant Méridionale que Septentrionale, et
‘à tous Gouverneurs de nos places maritimes, Officiers et
Juges de l’Amirauté qu’il appartiendra : Sazur: Nous vous mandons et ordonnons par ces présentes, que l’Arrêt ce Jourd’hui rendu en notre Conseil d'Etat, vous ayez à faire publier et afficher dans tous les Hâvres et Ports des provinces maritimes de notre Royaume, Places, Habitations, Hävres et Ports tenus par nos sujets aux dits pays de l'Amérique, à ce que personne n’en prétende cause d’ignorance, et tenir la main ferme à l’exécution d’icelui selon sa forme et teneur. Donné à Fontainebleau, le 16 Août, l’an de grâce 1661, et de notre règne le 19e. Signé, LOUIS.”
Dans le récit de son voyage en France, sous le gouvernement de M. D’Avaugour, M. P. Boucher parle de ce Vice- Roi et dit :
J’ai oublié de dire que M. deLauson étant repassé en France, en 1657, et fesant ses visites à Paris, alla voir M. le Marquis de Feuquières qui était pour lors Vice-Roi de toute l'Amérique ; et en parlant de l’état du pays et de la guerre que les Iroquois nous y fesaient, il lui raconta le siége des Trois-Rivières ; lui fit voir ia lettre que je lui avais écrite après le départ des ennemis et le compte que je lui rendais de tout ce qui s’était passé. M. de Feuquières, surpris de cet évènement, demanda à M. de Lauson quelle récompense on m’avait donnée. Il lui répondit: aucune, si ce n’est le commandement de Îa place, qui me fesait honneur, mais ne portait aucun profit. M. de Feu-
quitres r'solut de m'envoyer des lettres de noblesse, pour m'encotrager à bien faire mon devoir contre ces infidèl:s,
et il me les envoya en 1661, avec une lettre très-gracicuse k pa: Inquelle il m’exho..ait à continuer de bien servir le Roi ei le pays. Il me promit de parler de moi au Roi, et de ; me faire connaître de man'ère qu’il ferait ratifier tout ce qu’il venait de ‘aire en ma faveur, Mais il fut disgracié trois ou quaire mois apres; est pourquoi, lorsque je ,vs arrivé en France, Payant 616 voir, il me témoigra qu’il trait bien facné de n’être plus en état de me servir auprès du
Roi.”
Novs lisons dans un aïtiele publié dans le Journal Céné. | rai de l’Instruction publique, 18 av:il 1846, sur la publica- || tion des “ Lellres inédiles des Z'euquières, ” tirées des pa
piers de famille, par Etienne Gallois, Leleux, libraire.
éditer :
| Isaac de Pus, fils de Manassès, devint Licutenant des fi “armés du Roi, Conseiller d'Etat ordinaire et Licutenant- | G£aëxral de l’Evêché et Province de Toul, En 1660, il sut
5“ envoyé en Ainérique en quolité de Vice-Roi, et en 1672 chargé de diverses négociations en Allemagne.”