‹ De la famille des solanacées (volume 2)Chapitre 4 sur 11 · AO · texte numérisé non relu

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à angles Irès-marqués, se développaot en préfloraison val* vaîire, une corolle campanulée à tube très-court, à Umbe plissé, divisé en cinq lobes obtus. Les pétales apparaissent en préfloraison quinconciale.

lies étamines, au nombre de 5, sont égales, les filets se touchent par leurs bases dilatées et supportent des anthères ^ovales, biloculaires, introrses à déhiscence longitudinale. L'ovaire présente un nombre de loges variables, à placentas solitaires dans les loges (i) et couverts d'ovules anatropes. Le fruit est bacciforme, non succulent, enfermé dans le calice, accru, vésiculeux et pentagonal. Les graines sont réniformes, comprimées, à surface ponctuée, contenant un embryon arqué dans un albumen charnu.

GENRE PHTSALIS (2).

Le genre Physalts, ou Coqueretj se compose de plantes herbacées ou frutescentes, à feuilles alternes ou géminées, entières ou lobées, dont la fleur présente un calice 5-fide qui, après la fécondation, s^accrott considérablement et devient vésiculeux, une corolle campanulée, rotacée, divisée peu profondément en 5 lobes. Lesétamines, au nombre de 5, insérées sur le tube de la corolle, sont incluses, à apthères conniventes, s'ouvrant par une fente longitudinale. L'ovaire est biloculaire à placentas épais multiovulés, il se transforme en une baie globuleuse enfermée dans le calice renflé et appliqué contre elle. L'embryon est roulé en spirale dans la graine.

(1) Quand il y a 5 loges à l'oTaire, elles sont toujours superposées aux pétales.

(9) Linné, Gen., n" 250.

A. MORB IDWAIM. 7

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I^s caractères fournis par le fruit suffisent pour permettre He distinguer ce genre de ceux que nous venons de passer en revue. Il comprend environ 60 espèces, dont la plupart croissent dans TAfrique, l'Asie et l'Amérique tropicale; elles sotit moins nombreuses dans TAmérique tempérée et plOs rares encore en Europe.

Le PHTSiais alkekengi (i), ou Coquerel aUcékenge^ est une petite plante qui crott spontanément et en abondance dans certains vignobles du midi et de l'ouest de la France ; on la rencontre aussi sur la pente des colline^ exposées au sdeil, principalement dans les terrains calcaires. La tige herbacée^ et peu rameuse, s'élève à 25 ou 30 centimètres, elle porte des ra • meaux arrondis, à feuilles ovales-aiguës, sinueuses sur les bords et portées par de longs pétioles. Les inflorescences sont axitlaires et consistent en petites cymes de 3 ou & fleurs. Ces dernières se composent d'un calice urcéolé dont les sépales se développent en préfloraison valvaire (fig. 6)^ d'une corolle en préfloraison quinconciale à limbe divisé en 5 lobes aigus rotacés, alternant avec les sépales , de 5 étamines à anthères biloculaires introrses, 5 déhiscence longitudinale. L'ovaire est ovoïde, glabre, à 2 loges, l'une antérieure, l'autre postérieure, à placentas, portant de nombreux ^ovules anatropes. Le style est simple, terminé par 2 lobes sligmatifères superposés aux loges. Le fruit est une petite baie rouge orangé, de la grosseur d'une cerise , enveloppée par le calice, (fui a pris un grand accrois-

(1) Linné, Spec,, »'• édit., p. 262.

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sèment, est devenu vésiculeux et a acquis une couleur rouge brillant.

GENRE WITHAmA (1).

Ce genre, établi d'abord par Pauquy, a été repris et modifié par Dunal qui y a fait rentrer plusieurs espèces, rangées avant lui dans les genres voisins, entre autres, le Coqueret somnifère {Physcdis somnifera de Lamard^). Ce groupe, basé sur des caractères d^une faible importance, se compose de plantes frutescentes, à feuilles alternes, géminées ou ternées. La fleur présente un calice campanule 5-fide ou 5-partite , à divisions aiguës , se développant après la fécondation, pour recouvrir plus ou moins le fruit. La corolle est campanulée infundibuliforme, à 5 divisions; lesétamines, au nombre de 5, insérées sur le tube de la corolle, égalent ou dépassent cette dernière; les anthère s'ouvrent par une fente longitudinale; Tovaire, entouré à sa base par un disque glanduleux, est biloculaire, multiovulé et surmonté d'un style court, et ne dépassant que peu les étamines : le fruit est une baie biloculaire, globuleuse, renfermant des graines réniformes, à embryon courbé dans un albumen charnu. Les espèces du genre WUhmia^ au nombre de 28 environ, sont pour la plupart originaires de l'Amérique.

Le WiTHANiA SOMNIFERA (2), connu vulgairement sous le nom de Coqueret somnifère^ crott en abondance dans le sud de l'Europe, sur toute l'étendue de la région méditerranéenne.

(0 Pauquy, Diêm'UiUo de BelladonA. Paris, 1824. — Dunal, Prodromuê^ t. Xin, p. 453.

(t) Phy$ali$ somnifera^ Liok, Enum. horl. BeroU^ 1. 1, p. 180.

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C'est une {dante ligneuse qui s'élève rarement à plus de 5 centimètres. La tige est divisée en rameaux droits, cotonneux et d*uu blanc grisâtre; les feuilles sont entières, ovales-oblongues, pétiolées, molles et pubescentes, surtout dans le jeune âge, elles sont alternes ou géminées; les fleurs, réunies par groupes de /i à 5 à Taisselle des feuilles, sont d'un jaune pâle; le calice est renflé, anguleux, pub^cent, 5-lobé. 11 s'accroît après la fécondation pour former autour du fruit une coque d'un vert jaunâtre ou rougeâtre; la corolle, campanulée et plissée, présente 6 lobes iu*rondis; les filets des étamines sont courts, et supportent des anthères ovales et conniventes; Tovaire produit une baie globuleuse, rouge, de la grosseur d'un pois.

On distingue deux variétés de cette espèce : l'une, désignée sous le nom de flexuo^sa, à rameaux plus flexueux, à fleurs un peu plus petites, se rencontre à l'tle Maurice, dans llnde et en Syrie; l'autre, appelée commu^isy croît dans le midi de TEurope.

GENRE MARGARANTHUS (1)

Ce genre n'est que très-mal connu, et il devra probablement être réuni soit aux Physalis, soit aux Wilhania. 11 ne se compose que d'une seule espèce, le M. solanaceus (Scblubt), qui croit au Mexique. C'est une plante herbacée à tige dichotome, très-rameuse, pubescente, portant des feuilles péliolées, solitaires, ovales, entières ou dentées sur les l)ords : la ileur se compose d'un calice campanule, 5-lobé, se renflant après la fécondation ; d'une corolle subglobuleuse, obscuré-

(1) Schlechtendal, Index iem. hort, Balenê., 4838, dans LinMOy litterat. Berichl, t. XIII, p. 99.

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ment pentagonale à limbe divisé en dents très-œurtes, poilu en dedans. Les étamtnes, au nombre dé 5* insérées dans le tube de la corclle, sont incluses et conniventes ; les anthères s'ouvreftt par des fentes longitudinales; l'ovaire ^t biloculaire, à plaeentas maltiovulés , surmonté d'^in^ style simple, de la longueur de la corolle, à stigmate tronqué; le fruit est une baie ne contenant que^peu de graines, lenticulaires, lisses, à embryon courbé dans un albumen charnu.

On voit, d'après cette description, que les caractères distinctifs du genre ilfar^aran^Atts résident simplement dans la forme de la corolle.

ATBOPEM, GENRE ATROPÂ (1).

Le genre Atropa, établi par Linné, fut adopté, sauf quelques modifications, par tous les botanistes : on en a peu à peu resserré les limitas, et beaucoup de plantes qui en faisaient partie ont dû prendre place dans des genres Voisins et particulièrement à côté àesSaracha et des Salpichroma. Tel qu'il est délimité aujourd'hui, il ne se compose que d'une seule espèce dont les caractères soient suffisamment connus.

L'Atropa relladona (2), ou Belladone, se rencontre communément en France, quelquefois dans les bois, mais le plus souvent près des habitations, au milieu des décombres et le long des murs; sa tige s'élève à 1 mètre de hauteur ou un peu plus; elle est herbacée, trichotome, pubescente dans toutes ses parties, d'une couleur rougeâtre; les feuilles sont alternes,

(1) Liane, Generay p. 99, n"* 219.

(2) Unné, Spoc., t. M, 4" édit.. p. Î60.

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les supérieures géminées, toutes sont pubescentes, assez amples, entières, ovales, aiguës, d'un vert sombre et d'une consistance molle. Quand on les écrase entre les doigts, elles répandent une odeur yireuse et nauséabonde. Les fleurs (fig. 7, a, 6, c, d) sont solitaires, à Taisselle des feuilles,

portées sur un long pédoncule, elles se composant d'un calice divisé en 5 lobes aigus, foliacés,, persistants, et qui se déve* loppent en préfloraisûn quinconciale; d'une corolle présentant le même mode de préfloraison, en forme de clochette allongée, double de la longueur du calice, à limbe découpé en 5 dents obtuses, peu profondes et égales ; les étamines {d), inégales, au nombre de 6, ne dépassent pas la corolle ; leurs filets, insérés au fond du tube, sont villeux à la base et ferment ainsi la goi^e de la corolle; ils supportent des anthères petites, presque globuleuses, biloculaires , à déhiscence longitudinale et réfléchies après l'émission du pollen; l'ovaire, entouré à la base par un disque annulaire jaune et sillonné, est ovale et glabre; le style, arrondi, simple et exserte, est

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terminé par un stigmate capité, comprimé et portant la trace de deux lobes; la baie, entourée à la base par le calice (e), est globuleuse ou peu aplatie, marquée d'un 'sillon peu profond, indiquant la position de la cloison qui la sépare intérieurement en 2 loges; à maturité, elle atteint la grosseur d'une cerise dont elle présente aussi la consistance et la couleur rouge noir.

Suivant la forme des feuilles et la taille de la plante, on distingue plusieurs variétés de Belladones très-voisines d'ailleurs les unes des autres, VAtropa herbaeea (1) que l'on a trouvé à Campèche, et VA. fleœuosa (2) qui a été signalé dans TÀmérique du Sud, ne sont pas assez bien connus pour que Ton puisse avec certitude les ranger dans le genre Atropa proprement dit.

GENRB MANDRAGORA (3).

I^ genre Mandragora, proposé par Tournefort, ne fut pas admis par Linné qui le confondit avec les Atropa ; mais, depuis cette époque, Gaertner et de Jussieu ont fait ressortir les particularités d'organisation qui distinguent ces deux groupes et qui autorisent leur séparation générique. Il suffit de citer la disposition des étamines élargies et rapprochées à leur base, celle du fruit uniloculaire, où les graines, implantées sur un placenta renflé, sont enveloppées par une matière pulpeuse, pour reconnaître que c'est avec raison que la plupart des botanistes sont aujourd'hui d'accord pour regarder les Mandragoi*es comme le type d'un groupe particulier.

(1) Miller, Dictiowi., n* 3.

(2) Reliq., VrUId., Mss., Roemeret Scbult, t. IV, p. 686.

(3) Touroefort, ln$Uluti(me$, 2, pi. 12.

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^- 5f) — Les plantes qui composent ce genre sont des végétaux herbacés, vivaces, remarquables par les formes de la racine qui prend un développement énorme et forme un cône épais et charnu, souvent bifurqué en deux grosses branches à peu près égales qui lui donnent une ressemblance grossière avec les cuisses d'un homme , d*où lui vient le nom à^anthropomorphon ou de semi-homo qu'on lui donme souvent. La tige, réduite à un axe extrêmement raccourci, porte des feuilles radicales, pointues, très^grandes , atteignant 30 centimètres et plus, entières ou ondulées sur leurs bords et disposées en touffe serrée. Les fleurs sont nombreuses et portées sur des hampes radicales.

La Mandragora OFFicmARUM (1), Mandragore officinale, est connue sous le nom de Mandragore femelle. Elle est très*' commune dans le midi de la France, on la rencontre en abondance sur les rivages de la Calabre, de la Sicile, de Tile de Crète, de la Cilicie, de l'Afrique, de TEspagne; elle se plaît dans les lieux ombragés, sur les bords des rivières, à l'entrée des cavernes. Elle fleurit en automne, quelquefois aussi au printemps. Sa racine est grosse, noirâtre extérieurement, ° blanche à Tintérieur, charnue ; ses feuilles

I sont grandes, les plus extérieures obtuses,

I les plus intérieures aiguës ; leur couleur

' est un vert bleuâtre, luisant en dessus, terne en dessous. Le pétiole est long ; les hampes florales sont longues, rougeàtres, %^ et un peu pentagonales. La fleur {fig. 8) se compose d'un calice à 5 divisions, aiguës et lancéolées ,

d'une corolle trois fois plus longue que le calice, de couleur

(4) Linné, Spec. p/., Mit. I, p. 481.

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violelle et découpée en 5 lobes oblongs, obovés. Les filets des élamines sodI fortement poilus à la base et ferment ainsi la corolle; ils supportent des anthères, qui, d'un jaune pâle avant rémission du pollen, deriennent d*une couleur beaucoup plus foncée après. L'ovaire biloculaire se transforme en un baie jaune ovoïde, apiculée, de la lonjçueur du calice, d'une odeur désagréable.

La Mandrâgora vERNÂUs(l), Mandragore prirUanière^ est connue généralement sous le nom de Mandragore mâle; elle a souvent été confondue avec Pespèce précédente. Elle croît en eflet dans les mêmes régions, cependant elle résiste mieux au froid et, par conséquent, remonte plus au nord. Elle fleurit au printemps. Sa racine est plus volumineuse que celle de la M. officinarum et d'une couleur moins foncée à l'extérieur; les feuilles, glabres ou presque glabres, portées |)ar des pétioles courts, sont d'un vert gai et répandent une odeur forte et désagréable. Les plus extérieures sont plus petites, arrondies, obtuses, ridées, crépues et boursouflées; leur taille aujçmente à mesure que l'on s'approche du centre de la touffe et les dernières, très-grandes, sont généralement pointues. Les fleurs, portées sur des hampes nombreuses d'un vert pâle, velues, plus courtes que les feuilles, se composent d'un calice à 5 dents aiguës et dressées, d*une corolle courte, dépassant peu le calice, d'un blanc verdâtre, tirant quelquefois sur le jaune; les filets des anthères sont garnis à leur base de poils serrés. Le fruit est beaucoup plus gros que celui de la Mandragore oflBcinale, il dépasse le ca-

0) Berdioloni, Virid, bonoiten., 1^4, p. $, el CSommtnf. de Mandr.^ p.9.

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lice et est jaune, globuleux, lisse, glabre et ressemblaut beaucoup à une petite pomme.

La Mandragora mcROGARPÂ (1), qui croît en Sicile, en Sardaigne et en Grèce, ressemble beaucoup aux deux espèces précédentes; elle s'en distingue cependant par sa racine plus petite, par ses fleurs à corolle d*un bleu violacé, deux fois plus longues que le calice, à anthères violettes avant l'émission du pollen ; par sa baie plus petite, complètement entourée par le calice, tandis que chez les autres Mandragores les sépales sont ou beaucoup plus courts ou de la longueur du fruit.

 côté des Atrapa viennent se grouper les genres suivants :

GENRE TRECHONiETES (2).

Les espèces de ce genre, au nombre de trois, sont originaires des Andes. Ce sont des herbes à tiges couchées, à feuilles dentées. La fleur se compose d'un calice 5-partite, d'une corolle largement campanulée, à limbe plissé 5-partite, à lobes laides et aigus. Les étamines, au nombre de 5, sont libres et incluses, à filets filiformes, adnés au fond du tube. Us supportent des anthères biloculaires, sans connectif, à déhiscence longitudinale. L'ovaire, arrondi, entouré à la base par un disque charnu, présente 2 loges multiovulées; il est surmonté d*un style filiforme dont le stigmate, capité, présente 2 grandes lamelles réfléchies, rugueuses, adnées; la baie est inconnue.

(4) Beitholoni, CommmU. de Mandr.^ p. 12, n^ 3, pi. 3. (t) Miers, Cmtributhni^ dans Hodier, Umdonboî. Joum,, 4845, t. IV, p. 350.

GENRE HEBECLADUS (1).

Ce groupe, démembré des Atropa^ se distingue du genre précédent par sa corolle infundibuliforme, à limbe ouvert et &-denté, par ses ëtamines à filets dilatés à la base, par son ovaire dépourvu de disque, et dont le stigmate subbilobé ne présente pas les lamelles des Trechonœtes. fl est composé de plantes de TÀmérique intertropicale dont on ne connaît qu une dizaine d'espèces.

GENRE SALPICHROIU (2).

Le genre SçUpichroma se compose de plantes de l'Amérique méridionale, herbacées, frutescentas ou subfrutescentes, à tiges anguleuses et flexueuses, à rameaux foliés opposés. Les feuilles sont solitaires ou géminées, attachées à un long pétiole. Les fleurs, solitaires, disposées généralement en corymbe, se composent d'un calice persistant, cupuliforme, 5-partite ou plus rarement 5-fîde, d'une corolle épaisse, tubuleuse, à limbe divisé en 5 dents, réfléchies, en préfloraison induplicative; de 5 étamines égales, insérées au tube de la corolle et aussi longues qu'elle; les anthèras, conniventés audessous du stigmate, présentent 3 loges parallèles, adnées, s'ouvrant par une fente longitudinale. L'ovaire, porté sur un disque charnu, se compose de 2 loges multiovulées, et devient une baie rouge, terminée en pointe par le style persistant. Ce genre, qui comprend 11 espèces, a été divisé en 2 sections, suivant que la corolle est longue et tubuleuse ou courte et

(1) Miers, ioc. cil , p. 3î4 (en noie).

(2) Miers, toe. ct(., 4 8i8, t. VII, p. 333

trappue. Il se distingue facilement par la structure de ses anthères Iriloculaires.

GENRE LONCHESTIGMÂ (1).

Ce genre comprend S espèces, américaines à tige herbacée, à feuilles pétiolées, découpées sur les bords. H est remarquable par ses 5 étamines insérées au tube de la corolle, se composant d'un filet filiforme adhérent au tube, au-dessous de la gorge, et libre sur une très-petite longueur, supportant des anthères vertes, oblongues, bilobées, très-comprimées, latéralement pointues au sommet, à déhiscence longitudinale; par son stigmate grand, épais, adné au style de chaque côté. La baie entourée par le calice est biloculaire.

GENRE HILSENBERGIÂ (2).

Ce genre, très- voisin du précédent, ne se compose que de 2 espèces, de Ttle Maurice, à calice découpé en 5 et quelque* fois 6 lobes subinégaux, lancéolés, aigus et ciliés, à corolle un peu plus longue que le calice, tubuleuse^ campanulée, à tube très-ample et cylindrique, à limbe court 5-fide. Les étamines, au nombre de 5, sont incluses, alternes avec les divisions de la corolle. Les filets très-courts, insérés au milieu du tube, portent des anthères oblongues, biloculaires, introrses, à déhiscence longitudinale. L'ovaire est glabre conique, surmonté d'un style droit, épais glabre, persistant après la

(t) Dorystigma^ Miers, îoc. cil., 4845, t. V, p. 377. — Lonehestigma, Dunal, Prodr<mu8^ t. XIH, p. 476.

(î) Tausch., dans Sieb., FI. Maurit., t. H, n« 460. — Endlicher, Gênera, suppl. ï, p. 60, n« 3874.

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chute de la corolle, à stigmate large à *2 lobes. La baie est globuleuse, rugueuse^ noire, à quatre loges, ne renfermant que quelques graines.

GEimE DISCePCAIUH (1).

On ne connaît encore qu'une seule espèce de Discopodiumy c'est le D. Pinninervium (Hochst.) d'Abyssinie, qui se rapproche beaucoup des Atropa^ c'fest une plante herbacée, trèsrameuse à rameaux arrondis et glabres, à feuilles solitaires ou géminées, pétiolées, ovales ou lancéolées, à fleurs axillaires, disposées en orobelle. Le calice, concave très- court, membraneux, est divisé en 5 dents poilues, triangulaires et aiguës, la corolle urcéolée à limbe réfléchi, quinquéfide, tomenteux intérieurement. Les étamines, au nombre de 5, sont incluses, à filets courts, insérés au milieu du tube, supportant des anthères biloculaires, introrses à déhiscence longitudinale; Tovaire, globuleux, tantôt à 2 loges, tantôt incomplètement 5-loculaire, renferme des ovules nombreux.

GENRE HIMERANTHCS (2).

Ce genre a été établi par Endlicher pour X^Jahorosa Runcinata (3), depuis, Miers y a ajouté deux espèces. 11 se compose de plantes herbacées de rAmérique du Sud, caractérisées par leurs fleurs à corolle campanulée, quinquéfide, à limbe plissé, à étamines insérées au fond du tube, composées d'un filet spatuliforme, attaché à la face dorsale des anthères

(4) Hochst, dans F/ora, 4814, n* %, p. 2S.

{%) Endlicher, Gmera^ p. 666, n^ 5S60.

(3) LincketOUo, Icônes plantarutnêelectœhortiBerolinerwB^ p. 103. pi. 48.

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au-dessous du sommet. La baie, biloculaire, entourée par le calice, est aplatie, trè^-déprimée, à sillons rayonnants.

GENRE NEGTOUXIi (1).

Ce genre n'est encore que très-imparfaitement caractérisé, il ne comprend, en effet, qu'une seule espèce encore mal connue, le N. formosa du Mexique, remarquable par sa corolle hypocratéri forme, à tube arrondi, ventru, droit, à gorge prolongée en forme de coupe cylindrique recouverte par le limbe, ce dernier en forme de chapeau réfléchi, en contact immédiat avec le sommet du tube, simulant avec lui une couronne cyathiforme et divisé en 5 lobes aigus. La baie, oblongue et aiguë, présente 2 loges multiovulées (2).

GENRE MBOROSA (3).

Ce groupe n'est constitué que par deux espèces américaines, il se distingue par ses fleurs dont la corolle présente un tube très-long et un limbe à 5 divisions longues 6t très-pointues. Les étamines, au nombre de 5, insérées sur la gorge de la corolle, sont incluses, sessiles, les filets faisant corps avec le tube et s'unissant à la face dorsale des anthères qui sont biloculaires, à connectif acuminé et à déhiscence longitudinale. L'ovaire présente tantôt 2 tantôt & loges, il est surmonté par un style simple et allongé, à 5 stigmates.

(4) Humb., Bonpl. et Kunth, Nov. gen. et $pec,^ t. Hl, p. 40, pi. 403.

(2) Endlicher ne connaissant pas la baie de cette espèce Tavait placée avec les Nicotianes.

(3) De Jussien, Gênera^ p 425. — Lamarck, DtcCtonn., t. HI, p. 4 89.

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LICIEjE.

GENRE LYaCM (1).

Le genre Lycium établi par Linné faisait partie des Jasminoïdes de Toumefort, auxquels il ressemble en eflTet, jusqu'à un certain point, par l'aspect extérieur.

Il renferme aujourd'hui un grand nombre d'espèces (40environ) qui croissent dans toutes les régions méditerranéennes, l'Afrique australe, rAmérique méridionale, et quelques-unes dans les Indes orientales. Ce sont des arbrisseaux souvent épineux, à feuilles alternes, entières, fasciculées. Les fleurs sont portées sur des pédoncules extra-axillairesou terminaux, solitaires, géminés ou en ombelle, rarement en corymbe; leurs couleurs varient du blanc au pourpre et au jaune. Le calice est régulièrement 5-lobé, ou irrégulièrement 2-3-4-5-fide; la corolle, infundibuliforme ou tuberculeuse, présente un limbe découpé en 5 ou 10 dents plissées. Les élamines, au nombre de 5, insérées au milieu ou au fond du tube de la corolle, portent des anthères à déhiscence longitudinale. L'ovaire est biloculaire, terminé par un style simple à stigmate bilobé, et devient une baie entourée par le calice et renfermant des graines nombreuses à embryon courbé et périphérique.

On a groupé les Lycium en A sections : celle des Eulycium, se composant des espèces dont le calice est urcéolé, irrégulièrement 3-6-fide; la corolle infundibuliforme à limbe S-fide; les étamines exsertes; les fleurs en ombelles terminales peu nombreuses.

Celle des Amblymeris, à calice en forme de coupe divisée

(I) Linné. Gen., noo,\ n* 26S.

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en 5 dents triangulaires, devenant 3-fide par déchirement, à corolle 5-partile ou 5'fide, à fleurs solitaires.

Celle des Lyciobatos, à calice urcéolo-campanulé, à 5 dents égales, à corolle 5-fide dont les dents sont dressées, à étamines incluses, à fleurs solitaires terminales, portées sur des rameaux axillaires.

Enfin, la section des Schistocalyœ, proposée par Dunal, et qui doit peutrètre former un genre à part; elle se compose de plantes à calice glanduleux, pubescept, dépassant la moitié de la corolle, profondément 5-fide ou 5-partite; à corolle glanduleuse au dehors, infundibuliforme; le limbe est divsé en 5 dents triangulaires et réfléchies. L'ovaire ne présente aucune trace de disque; la baie est globuleuse, entourée par le calice fendu irrégulièrement ; les fleurs solitaires sont portées sur des pédoncules très-courts.

1^ Ltgium europjbum (l), qui croit spontanément en Espagne, en Italie et dans le midi de la France, appartient à la section des Eulycium. C'est un arbrisseau à lige droite , très-rameuse et couverte de fortes épines qui le font souvent employer pour former des haies. Les rameaux sont glabres, ronds, flexibles, et portent des feuilles lancéolées rétrécies sur leur base, un peu obtuses au sommet, presque charnues et succulentes, d'une couleur d'un vert glauque ou cendré. Sur les jeunes pousses, elles sont alternes et solitaires; sur les vieilles branches, elles se réunissent en faisceaux de 3 ou /i à chaque insertion. Les fleurs, portées sur un court pédoncule, sont solitaires ou réunies au nombre de 2 ou 3. Le calice, Irès-c-ourt, subglobuleux, est irrégulièrement quadridenté, à dents* ciliées. La corolle, tubulée, de couleur pour-

(1) Linoé, Systema planlaram^i. I, p. 228.

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pre, à base blanchâtre, présente un limbe à 5 divisions ovales. Les étamines, glabres, dépassent le tube de la corolle, mais n'atteignent pas le limbe. Les baies sont tantôt rouges, tantôt jaunâtres.

Le Ltcium barbârum (1) croit dans TÂsie et l'Afrique boréale ainsi que dans l'Europe australe; il appartient également à la section des Eulycium. Cest un arbrisseau à rameaux longs pendants, anguleux, munis d'épines courtes, faibles et axillaires. Les feuilles, alternes, solitaires, longues, lancéolées, et retenues à leur base, sont plus étroites que dans l'espèce précédente. Les fleurs (flg. 9, a, 6), en général génii-

nées, sont portées sur des pédoncules extra-axillaires. Le calice est glabre, bilobé. La corolle est tubulée; les étamines(c,(i) sont poilues à la base ; la baie est orangée, oblongue (6). Cette espèce varie beaucoup; les feuilles sont plus ou moins lancéolées, tantôt aiguës, tantôt obtuses; les épines sont plus ou moins longues oo même manquent.

(4) Lioné, Spec, plant., V* édit., p. Î77.

A. HUME IDWAftDS 9

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Le Ltgium GHiNENSE (1) qui croit spontanément en Chine, ressemble beaucoup à notre Lycium barbarum; ce n'en est même qu'une simple variété. Lesétaminesontleurs filets velus à la base, et les loges des anthères réunies par un connectif très-épais. Le fruit est généralement un peu plus allongé que dans Tespèce précédente.

Autour des Lycium viennent se grouper un certain nombre de genres peu nombreux en espèces et peu connus. Plusieurs d'entre eux sont probablement destinés à disparaître de la science; mais, avant de les rayer des cadres botaniques, il faudrait en faire une étude approfondie, d'autant plus difficile, que toutes les plantes qui les composent sont originaires d'Amérique/ et sont surtout abondantes au Chili; la plupart ont été décrites par Miers.

GENRE GODOCHONIÂ (2).

Ce genre ne comprend qu'une seule espèce, le C. Solanoides du Pérou, dont la fleur se compose d'un calice à 6 dents larges, courtes et inégales dont â grandes alternant avec 3 petites ; d'une corolle à 6 divisions; de 6 étamines incluses, à filets insérés au fond du tube de la corolle, filiformes, et 3 ou Ix fois plus longs que les anthères, qui sont réunies en un tube autour du style, et s'ouvrent par des fentes longitudinales. L'ovaire, à 2 loges, est surmonté par un style court, conique, 2 fois plus court que les étamines. Le fruit est une baie terminée par le style persistant.

[\] Miller, Dicliom, n« 5.

(2) Dunal, De Candolle, Prodromui, t. XUI, p. 482.

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GENRE THINOGETON (1).

Le Th. maritimum, de Colombie, constitue à lui seul ce genre, dont les limites sont établies .d'une manière insufSsante. Il parait se distinguer par ses fleurs à calice 5-denté, à corolle infundibuliforme, dont le limbe, à peine .ouvert, est plissé et pentagonal; à étamines inégales, incluseé, insérées au-dessus du milieu de la corolle, dont les anthères, droites et oblongues, s'ouvrent par des fentes longitudinales. L'ovaire est biloculaire et se transforme en une baie entourée par le calice persistant et membraneux.

GENRE DUNALIA (2).

Les Dunalia sont des plantes de la Nouvelle-Grenade, du Pérou et du Mexique, caractérisées par la forme de leurs étamines. La fleur se compose d'un calice urcéolé à 5 dents, d'une corolle infundibuliforme à tube allongé, cylindrique, à limbe plissé, quinquéfide. Les étamines, au nombre de 5, sont incluses et insérées sur le tube de la corolle; leurs ^ets, dilatés à la base et pubescents, sont divisés en 3 languettes, la médiane portant l'anthère, les latérales filiformes. L'ovaire, biloculaire, se transforme en une baie globuleuse entourée par le calice et renfermant des graines dont Talbumen présente, au centre, une cavité.

(4) Benth., Botan, ofthe voy. ofSulphur, p. 4i2. (2) Huinb., Bonpl. et Kunth, Gen. et «pee., t. UI, p. 55, pi. 494. — Dunal, Prodromus, I. XIO, p. 483.

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GENRE CHCBNESTES (1).

Ce genre, très-rapproché du précédent, s'en distingue par ses étamines à filets adnés à la base, simples ou dilatés audessus de leur base, à anthères oblongues, attachées par leur partie inférieure. ^

GBIfRE IHOCROMA (2).

I^es plantes qui composent ce genre sont originaires de l'Amérique australe, ce sont des arbrisseaux tomenteui et pubescents, à feuilles entières et pétiolées. Les inflorescences sont en ombelles ou en cymes peu nombreuses ; sessiles ou portées sur de couits pédoncules, d'abord terminaux puis axillaires; les fleurs sont remarquables par leur corolle à tube très*long, à limbe très-court, par leurs étamines soudées au fond du tube et libres seulement vers leur partie moyenne.

L'IocHROMA TUBULOSUM (3), qui croît dans les parties chaudes de l'Amérique du Sud, est un bel arbrisseau qui atteint jusqu'à 2 mètres. Les feuilles, molles, ovales et entières, sont d'un vert cendré; l'inflorescence est une cyme axillaire; la fleur (fig. 10 a, 6) se compose d'un calice renflé à la base, très-grand et dépassant de beaucoup la corolle dans le bouton, à 5 dents souvent inégales (c), d'une corolle d'un violet foncé à tube très-long, se continuant, insensiblement avec le limbe, qui est divisé en 5 dents très-courtes, à préfloraison

(1) Miers, dans Hooker, Xond. Joum. 6o(., 4845, t. IV, p. 336.

(2) Beoth., Bot. regist,, 4 845, toI. XXX, pi. tO.

(3) Benth., loe. cit.

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contournée. L'androcée se compose de 5 étamines alternes avec les pétales et insérées à la base du tube ; les filets, larges et poilus dans la partie adhérente au tube, sont filiformes dans leur portion libre ; ils s'élèvent jusqu'à la gorge de la corolle et supportent des anthères longues, biloculaires, introrses, à déhiscence longitudinale. L'ovaire {d) est conique, entouré à sa base par un disque glanduleux; il renferme deux loges.

Fi^^jo.

Le style, filiforme à la base, s'élargit au sommet et s'élève aussi haut que la corolle; il se termine par 2 renflements stigmatiques verdâtres. Les ovules (e), anatropes, sont trèsnombreux dans chaque loge et attachés sur un gros placenta axile. Le fruit est une baie ovale biloculaire, entourée par le calice renflé et membraneux.

GENRE LTCIOPLeSinM (i).

Les espèces de ce genre, propres à l'Amérique du Nord,

(1) Miers, (k^trih Journ. bot. J. Hooker. Landon, IS45, t. IV, p. 330 (en DOte).

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sont des plantes frutescentes, épineuses, à feuilles «épaisses, oblongues, étroites à la base; les fleurs sont axillaires, solitaires ou géminées, à corolle violette ou pourpre ; les étamines, au nombre de 5, sont inégales et portent des anthères biloculaires, à base cordiforme et à déhiscence longitudinale; la baie est enfermée dans le calice.

GENRE PCBCILOGHRONA (1).

Ce genre, établi par Miers, se compose de 7 espèces, qui toutes ont été décrites par^ce botaniste. Il se distingue par son calice persistant mais non accrescent, conique, à orifice très-resserré, découpé en 5 dents très-petites et rapprochées, à tube coriace et coloré, se fendant inégalement en 1, 2 ou 3 parties. La corolle est grande, oampanulée, à tube trèscourt; les étamines, insérées au fond de la corolle, sont incluses, à filets minces et colorés, supportant des anthères oblongues, bilobées, adnées, introrses, à déhiscence longitudinale; Tovaire est ovoïde, biloculaire, surmonté par un style grôle de la longueur des étamines.

G^RE ACmSTUS (2).

Cette division comprend des plantes frutescentes de TAmérique tropicale, parfois pourvues d'épines. Les feuilles sont entières, oblongùes, lancéolées, les plus jeunes fasciculées. Les fleurs, odorantes, se composent d'un calice campanule, presque pentagonal et obtusément 5-denté; d'une corolle

(4) Miers, (oc. dt., 4848, t. VH, p. 354.

(2) Scholt, Wiener zeiUchrift, 4 829, t. IV, p. 44 80. '

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infundibuliforme, à limbe 5-parlite, ouvert, réfléchi ; les élamines, au nombre de 5, sont insérées au-dessus de la base de la corolle; leurs filets sont simples, filiformes et glabres; leurs anthères dressées, oblongues, arquées, à déhiscence longitudinale ; Tovaire se compose de 2 loges à placentas épais, multiovulés; la baie, entourée parle calice, est biloculaire ou uniloculaire par l'oblitération de la cloison.

GENRE SIC&LERA (1).

Le genre Siklera est très-voisin des Lycium, dont il diffère par sa tige herbacée, son calice tronqué et presque entier, ses étamines à filets très-courts, poilus en avant, portant des anthères à cloison incomplète et presque uniloculaires. Il ne se compose que de 2 espèces de TAmérique du Sud.

GENRE FREGIRARDU (2).

Les espèces qui forment ce genre, au nombre d'une douzaine, croissent dans TAmériqUe méridionale. Elles sont trèsrapprochées des Sicklera, et, par conséquent, des Lycium ; elles portent, comme caractère distinctif: un calice à & ou 5 dents; une corolle plissée infundibuliforme, rotacée, à^tube cylindrique très-court; 4 ou 5 étamines dressées, incluses, à filets filiformes, portant des anthères biloculaires à déhiscence longitudinale. Cette division générique paraît, d'ailleurs, circonscrite d'une manière assez vague, et pourrait se fondre avec avantage avec les Lycium et les Witheringia.

(\) Sendtn, Flora, 4 846, p. 178.

i%) Dunal, De Candolle, Prodromus, t. XIU, p. 502.

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G£NR£ JCàNGLLOA (1).

Le genre JuanuUoa, dans leciuel se fondent les genres Vlba (Pers.), Juanulloa et Sarcophysa^ de Miers, se compose de plantes frutescentes des parties les plus chaudes de rAmérique du Sud. Le calice, ample, coloré, renflé, ovaleo u tubuleux, charnu ou membraneux, présente 5 divisions plus ou moins longues, dressées et aiguës; la corolle, charnue ou membraneuse, est tubuleuse, à limbe court, à 5 lobes arrondis en préfloraison imbriquée ou quinconciale ; les étamines, au nombre de 5, dressées, plus courtes que le tube, sont insérées à la base de la corolle ; les filets, linéaires et villeux à la base, supportent des anthères linéaires, sagittées, à déhiscence longitudinale, introrse; l'ovaire est entouré par un disque charnu, il se compose de 2 loges multiovulées et devient une baie protégée par le calice. ^ Le Juanulloa aurantiaca (2) , que l'on cultive dans le ^ jardin botanique du Muséum, porte

des fleurs d'un jaune orangé. Le calice (fig. 11) est découpé en 5 grandes dents aiguës, qui se développent en préfloraison valvaire et un peu réduplicative; la corolle, en préfloraison quinconciale, pré-^ fi9^ sente 5 lobes obtus et ouverts ; les 5 éta-

mines alternent avec les pétales; elles sont incluses, à filets insérés sur la partie contractée de la corolle; les uns sont poilus, les autres glabres ; les filets supportent des anthères

(1) Ruiz etPavon, Prodrom. gm, fl. peruv.y p. 27, p). 4.

(2) Otto et Diert., AUgem. Gart., t. XII, p. 265. — Walpers, BeperU- Hum, t. III, p. 934.

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submucronées, biloculaires, attachées au filet par un connectif linéaire; Tovairei . entouré d'une couronne glanduleuse à la base, est supère, à style dressé, lisse, épais et fistuleux; il se termine par 2 palettes stigmatiques, superposées aux loges ; les ovules sont anatropes.

GBNRfi NARCKBA (1).

Les caractères de ce genre ne sont pas encore connus d'une manière suffisante, et peut-être, quand il aura été étudié d'une façon plus complète, devra-t-il rentrer dans les groupes voisins. Aujourd'hui il ne comprend que 2 espèces : le M. coccineay qui croit à la Guyane, et le M. langifoUa^ qui a été rencontré, pour la première fois, à Ttle de la Trinité. Ce sont des plantes à rameaux tombants, à fleurs jaunes, dont le calice tubuleux est prismatique, pentagonal, à 5 lobes aigus; la corolle, infundibuliforme, présente un tube allongé ; les étamines, au nombre de 5, sont égales, à filets filiformes et laineux à là base, portant des anthères biloculaires, s*ouvrai)t longitudinalement par une fente marginale ; l'ovaire est biloculaire, surmonté d'un style filiforme, de la longueur des étamines; le fruit est une baie oblongue, cylindrique, aiguë, presque circulaire, protégée par le calice persistant.

(I) Richard, Act. «oc. AftI. nat. de Parii^ p. 407. ^Lamarckea, Miers, Contrib., loe. cit., 4846, t. V, p. 461, eiÀm.and mag, ofnat. hisî., 4849, t. IV, p. 4 85.

À. MILNE EDWABN. iO

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B. — Embryon droit à cotylédons foliacés,

CESTREjE.

GENRE GESTRUM (1).

I^ genre Cestrum établi par Linné, qui le sépara des Jasminoïdes de Tournefort, fut adopté par tous les botanistes. Dunal, dans le Prodrome^ lui réunit le genre Habroihamnus d'Endlicher, et le genre Meyenia de Schlechtendal. Ainsi circonscrit, ce groupe se compose de plus de 150 espèces de TAoïérique tropicale. Ce sont des arbrisseaux à feuilles solitaires, rarement géminées, entières, portées sur un pétiole court; les fleurs répandent souvent une odeur agréable; leurs couleurs varient; ou en rencontre de blanches, de jaunes, de rouges ou de verdàtres. Le calice campanule, ou en forme de coupe, est divisé en 5 dents. La corolle, à tube très-allongé, présente un limbe dont les cinq divisions sont unies à la base par une petite membrane l^lissée; les étamines, au nombre de 5, sont souvent soudées au tube de la corolle sur toute sa langueur. Les filets supportent des anthères bilobées, fixées par le dos, finement tuberculées, à déhiscenoe longitudinale; Tovaire, ovale ou globuleux, entouré par un disque charnu, est divisé en 2 loges ne renfermant qu'un petit nombre d'ovules. Il devient une baie entourée par le calice, biloculaire, ou parfois uniioculaire, par Tobstructiou de la cloison. L'embryon, droit dans Taxe d'un albumen charnu, porte des cotylédons petits, foliacés, comprimés, à radicule infère.

(1) IJnné, Gen, mv,, p. 26 t.

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Le Cestrum parqui (1) crott au Chili dans les endroits humides; les tiges qui s'élèvent à environ 1",50, sont rameuses à partir de la base; les feuilles> d'un vert glauque, répandent une odeur vireuse et désagréable, elles sont oblongues, lancéolées, aiguës, entières, portées sur un court pétiole ; les jeunes feuilles des rameaux axillaires forment de chaque côté du pétiole, de fausses stipules ; les rameaux portent des inflorescences axillaires sur lesquelles chaque fleur est à 1 aisselle d'une bractée, le rameau principal se termine ainsi par des fleurs naissant également à Vaisselle des bractées. Ces dernières s'épanouissent avant celles des rameaux secondaires.

Les fleurs (fig. 12, a, b) se comtfose nt d'un calice tubu-

leux(c), à cinq divisions petites; il est fendu légèrement en avant entre les deux divisions antérieures. La corolle, d'un jaune verdàtre, est tubuleuse, le tube est long infundibuliforme , à gorge rétrécie , le limbe étalé à 5 divisions alternes avec celles du calice (quelquefois on en compte 6). Elles se développent en préfloraison contournée, et de ])lus chaque pétale a une préfoliation iùvolulée; les élamines, au nombre de 5 (ou 6), alternent avec les divisions de la

(\) L'Héritier, Sterp., t. 1, p. 73.

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corolle, elles s'insèrent sur son tube, auquel elles tiennent jusqu'à la moitié de sa hauteur. Les Blets, libres, s'élèvent jusqu'à la gorge de la corolle; les anthères sont globuleuses, biloculaires, introrses, à déhiscence longitudinale. L'ovaire, entouré à la base d'un disque glanduleux, présente 2 loges pluriovulées, Tune antérieure, Tautre postérieure; le style, simple, s'élève jusqu'à la gorge de la corolle et se termine par un stigmate en tête, verdàtre. Les ovules, peu nombreux dans chaque loge, s'insèrent sur un placenta axile; ils sont ascendants, semi-anatropes, à raphé interne à roicropyle inférieur et externe; le fruit est une baie biloculaire, entourée par le calice, d'une couleur brune, violacée.

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