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calice, très -velu, fôt à 5 dents acuminées. La corolle, violette, est 5-parti(e, à divisions toraenteuses en dehors, glabres en dedans. L'ovaire est glabre, acuminé, surmonté par un style épais et arrondi, terminé par un stigmate bilobé. La baie est jaune à l'extérieur, blanche à l'intérieur, mamelonnée, de la grosseur et de la forme d'une poire renversée.
Le SoLANUM TORVUM (1) crott à la fois aux Indes et^n Amérique; on Ta signalé à Java, dans les Philippines, à la Jamaïque, dans les tles Caraïbes, au Pérou, etc. Cestun arbrisseau armé d'aiguillons clair-semés. La tige, qui atteint environ 2 mètres, est verte et légèrement tomenteuse, les rameaux, couverts de poils courts, jaunâtreset étoiles, portent deis feuilles pétiolées dont les supérieures sont souvent géminées; la nervure médiane est épineuse inférieurement ; il en est de même pour le pétiole. Toutes les fleurs ne sont pas fertiles, les inférieures seules produisent des fruits; le calice est profondément divisé en 5 dents ovales et aiguës. La corolle, blanche, légèrement marquée de jaune au milieu, présente 5 dents longues, aiguës et ondulées sur les bords. Les étamines se composent d'un filet très-court terminé par des anthères ovales et jaunes. L'ovaire est blanc, oblong, sillonné au milieu, surmonté d'un style à stigmate bilobé. Les baies sont globuleuses, vertes avant la maturité, à 4 loges, de la grosseur d'une prune, et renfermant beaucoup de graines réniformes, aplaties, légèrement granuleuses.
Le SoLANUM Vespebtilio (-2) se distingue de toutes les espèces précédentes par sa corolle et ses étamines irrégulières.
(4) SwartJE, Prodromusy 4788 p. il.— Flore fnd, ocdd., t. I, p. 466. (2) AUon, Kewensis HoHu»/< 789, t. f, p. 252, d'après Willdenow, Sp., pi. 1,p. 4045.
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C'est un abrisseau originaire des iles Canaries, dont là tige, les rameaux et les nervures des feuilles sont couverts d'aiguillons courts et coniques ; les feuilles sont entières, inégales à la base, cordifarmes, aiguës, ondulées sur les bords, coovertes en dessus de poils très-courts et étoiles qui rendent sa surfa^ rugueuse ; en dessous elles sont tomenteuseset portent des poils étoiles plus longs et plus nombreux. Les fleur$ d'un bleu foncé, présentent un calice à 4 ou 5 divisions, une corolle irrégulière à 5 divisions ovales-lancéolées, recourbées à leur partie supérieure; les pétales 1 et 2 sont plus grands et plus avancés; les étamines, au nombre de Aou de 5, sont inégales. Tune est toujours beaucoup plus longue que les autres. La baie est glabre, de la forme et de la grosseur d'une cerise.
Le SoLANUM iETHiopicuM (i) a été rangé successivement dans le genre Lycopersicum par Tourneforl, dans le genre Capsicum par Mœncb , puis enfin classé définitivement parmi les Solanum par Dunal. Cette plante est cultivée en Chine, au Japon, en Ethiopie, à Constantinople, où les juifs la désignent sous le nom de Pomme d'amour ; sa lige herbacée ne dépasse que rarement 50 centimètres; elle porte des feuilles solitaires ou géminées, pétiolées, très-inégales à la base, ovales, à bords sinueux, plus pâles en dessous qu'en dessus. Les fleurs se composent d'un calice vert à 5 ou 7 divisions lancéolées, d'une corolle blanche plissée, profondément découpée en 5 ou 7 dents triangulaires aiguës; de 5 ou 7 étamines égales plus courtes que la corolle. La t)aie est volumineuse, globuleuse, déprimée, profondément sillonnée et sèche.
(4) Lioné, Amœn, acad. t. IV, p. 307.
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On connaît une variété de cette espèce qui porte des fleurs violettes, et que Ton cultive en Chine.
Le SoLANUM QurroENSE (1) doit se placer à côté du Solarium œthiopicum ; cette espèce, rangée par Tournefort dans le genre Lycopersicum, est originaire du Pérou. C'est un arbrisseau d*environ 2 mètres, chargé de poils longs et mous; les feuilles sont grandes, longuement pétiolées, cordiformes, à bords sinueux ou lobés. Le pétiole et les nervures sont de couleur pourpre. La fleur est grande et se compose d'un calice à 5 divisions aiguës, d'une corolle à 5 lobes alternant avec les sépales, et dont la face externe est violette, tandis que Tinterne est blanche, de 5 étamines à anthères renflées à la base. L'ovaire, globuleux et hérissé de poils, se transforme en une baie arrondie, de ta couleur et de la taille d'une orange; d'abord couverte de duvet, elle devient glabre en se développant.
Le SdLANUM UNDATUM (2) présente beaucoup d'analogies avec le Solanum esculentum'j il croît à l'île Maurice et on le rencontre également au Malabar, ainsi que dans Tlnde, où il a probablement été introduit. C'est une plante à tige herbacée verte ou rougeâtre, épaisse, glabre à la base, couverte à la partie supérieure de poils étoiles grisâtres ; tantôt inerme, tantôt armée d'aiguillons droits ou recourbés. Les feuilles, pétiolées, sont inégales à leur base, ovales à bords sinueux, portant des poils épars, mous et étoiles ; les nervures sont d'un rouge brun. Les pétioles de la même couleur supportent des fleurs composées d'un calice à 5 divisions, inégales lancéo*
(4) Lamarck, Illustr., n'' 2326.
(2) Id., ùp. cil,, n» 2367.
A. MlLlfB KDWAROS. 5
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— Salées, accrescentes, d^une corolle violette à 6 lobes ovales triangulaires tomenteui^ en dehors, de 6 étamines plus courtes fue la corolle, d'un ovaire ovoïde poilu au sommet, surmonté d'un style épais, droit à stigmate biQde; la baie est arrondie, jaune biloculaire, et contient des graines entourées d'une pulpe verle. On connatt une autre variété de cette espèce qui porte des baies violettes.
Le SoLANUM ÂQUARTiA (1) cst remarquable par ses fleurs construites sur le type &. Cest un arbrisseau de Tlle Saint- Domingue et de l'Amérique méridionale, à tige aiguiU lonnée, portant des rameaux épineux^ d'un brun ferrugineux. Les fleurs se composent d'un calice à & divisions inégalep arrondies, les latérales plus petites, d'une corolle blanche divisée en & dents linéaires, ouvertes ou réfléchies, de k étamines un peu plus courtes que la corolle ; la baie est globuleuse, jaune, lisse et uniloculaire. Jacquin avait rangé les espèces de Solanum dont la fleur présente une symétrie quaternaire, dans un genre particulier sous le nom ù'Aquartia, Dunal, sans donner à ce groupe une valeur générique, le conserva commç une des subdivisions des Solanum.
GENRE CYPHOMANDRA (2).
Le genre Cyphomandra se rapproche beaucoup du précédent, mais il s'en distingue par la structure des anthères, dont le connectif se voit du côté dorsal, où il est renflé et gibbeux. I-es espèces dont se compose ce groupe sont ou des herbes ou des arbrisseaux, à ramifications dichotomiques, à
(1) Jacquin, Slirpium americanarum Hisloria^ p. 4 6, pi. 42 et < 5.
(2) Martiua et Endlicher, Flor. Broiil, fasc. 6, Solan , p. ! t3.
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inflorescences en cyme. Le calice, quinquéfide ou quinquéparlite, est campanule os cratérirorme. La corolle, campanuliforme, est obtusément pentagonale, à 5 lobes retournés, se développant en préfloraison valvaire. Les 5 étamines présentent des filets courts, libres à la base ou réunis en anneau, supportant des anthères à 2 loges, réunies par un conneclif dorsal épais et gibbeuœ. L'ovaire est conique, biloculaire, à placentas multiovulés. Il se transforme en une baie Mntôt allongée, fusiforme, à placentas charnus, tantôt ovoïde et coriace ; l'embryon, roulé en spirale, entoure l'albumen. Le genre Cyphomandra comprend environ 30 espèces, qui toutes habitent l'Amérique méridionale et principalement le Brésil et le Pérou,
GENRE LTCOPERSICUM (i).
Le genre Lycopersicum^ établi par Tournefort, ne fut pas admis par Linné, qui le réunit aux Solanum, Dunal (2), el avant lui Mœnch, ayant mieux étudié la constitution des fleurs, rétablit la division proposée par Tournefort. Depuis cette époque, elle a été adoptée par tous les botanistes.
Ce groupe se compose de végétaux herbacés, à tige inerme, droite ou couchée; les feuilles sont décomposées, imparipennées; les fleurs, portées eu nombre variable sur des pédoncules extrî^-axillaires, provenant d'un déplacement de Taxe, présentent un calice gamosépale, à 5 ou 6 divisions profondes; une corolle gamopétale rotacée, à limbe plissé et découpé en 5 ou G lobes; un nombre égal d'étamines, à filets très-courts, subulés, à anthères biloculaires, oblongues, prolongées à
(ï) Tournefort, InslUutiones rti herbariœ, p. '50. {i) Dunal, Hi^t. des Solanum, 4 813, p. 409.
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rexlrémité par une membrane, réunies entre elles par Tenchevètrement de poils très -courts qui garnissent leurs bords et s'ouTrant, non pas par un pore terminal comme celle des Solarium et des Cyphomandray mais par une fenle longiludù nale placée à leur face interne (1). L'ovaire est arrondi, divisé en 2 ou plusieurs loges, à placentas épais, fongueux, convexes, portant des ovules nombreux et anatropes. Le fruit est une baie pluriloculaire, renfermant des graines à tégument velu et pulpeux. Par les soins de la culture, il arrive souvent que plusieurs fleurs se réunissent pour en former une seule à enveloppes multiples, à fruit très-gros et creusé d'un grand nombre de loges.
Ce genre ne comprend qu'un petit nombre d'espèces propres à l'Amérique méridionale, mais dont la plupart sont aujourd'hui cultivées en Europe, soit comme plantes d'ornement, soit comme plantes potagères.
Le Lycopersicum esculewtum (*2), connu vulgairement sous le nom de Tœnate, bien qu'originaire des Antilles, se cultive aujourd'hui dans tous les jardins potagers du midi et même du nord de la France. C'est une plante annuelle, dépassant rarement 50 à 60 centimètres de hauteur. Sa tige est herbacée, ronde, charnue, couverte de poils simples et roides, rameuse. Elle présente peu de consistance et s'appuie sur les raipeaux das arbustes voisins. Les feuilles sont alternes, composées, à folioles très-inégales, les unes alternes, les autres opposées sur un rachis commun, glabres en dessus, pubescentes en dessous et d'un vert glauque. Les fteurs sont dispo-
(4) Voy. ci-dessus, pi. < , fig. 2 et 3.
(3) Dunal, Hisl, des Solanum, 4 813, p. 113. — Solanum' lycopersicum^ Liiuié,.Spec.,1'® édît., p. 185. (Voy. ci-dessus, pi. i.)
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stes en cyme unipare scorpioïde et résultent presque toujours de la coalescence de plusieurs fleurs primitives. Aussi voit-on le calice composé de 6 à 8 divisions aiguës, étroites, linéaires, profondément séparées et velues. La corolle, à limbe trèscourt, est rotacée et offre aussi 6 à 8 divisions aiguës à leurs extrémités, qui en se recourbant en dedans forment une sorte de crochet. Il y a de 6 à 8 étamiues, réunies en plusieurs groupes ou adelphies, dont le nombre répond à celui des fleurs qui se sont soudées; l'ovaire présente plusieurs sillons extérieurs, il est biloculaire, souvent triloculaire, et produit une baie d'autant plus grosse qu'elle est formée par un plus grand'nombre de fleurs; elle devient à la maturité succulente, charnue et d'un beau rouge vif.
Peu de temps après la fécondation, la corolle, les étamines et le style se flétrissent et tombent. L'ovaire ou mieux le fruit en maturation augmente de volume. Si, à cette époque, on en fait une coupe transversale, on aperçoit très-distinctement et parfaitement limité le jeune péricarpe (pL 1, fig. 4). Il est d'un vert pâle et forme sur la coupe une couronne à bords peu épais. La cloison qui unit ces bords, à la manière d*un diamètre, est d'un tissu plus pâle encore et limite deux loges: Tune antérieure, l'autre postérieure. Dans chaque loge, sur le milieu de la cloison, est un renflement qui porte les jeunes graines; c'est le placenta. Les surfaces libres sont nettement déterminées, et les ovules s'en détachent en saillie. Le Jeune fruit grossit de plus en plus, son intérieur change d'aspect ; sur les surfaces libres du placenta, entre les points d'insertion des graines, un nouveau tissu apparaît (fig. 5). Il tranche avec les tissus voisins par sa structure comme par sa couleur. 11 est constitué par des cellules à parois excessivement minces, et remplies de milliers de granules;
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sa couleur est d'un vert foncé. Bientôt, il s'avance entre les graines, les dépasse (Gg. 5) et Gnit par les englober complètement (fig. 6). Chaque graine est placée comme dans une logetle. Si Ton examine au microscope le tissu de cette , logette, on verra que sa paroi est parfaitement distincte du tissu de la graine, qu'elle est formée do cellules alignées, pressées comme celles qu'on remarque dans les tissus végétaux épidermiques (fig. 9, c).
De son côté, le péricarpe subit aussi des modifications. Toute la partie qu'on a coutume d'appeler mésocarpo et endocarpe devient succulente; elle est formée de larges cellules à fins contours qui ressemblent assez à celles du tissu de nouvelle formation adjacent aux placentas. L'éf icarpe seul garde ses cellules placées sur plusieurs rangs, petites et pressées les unes contre les autres.
Tandis que ces changements s'exécutent dans le péricarpe et les placentas, la graine grossit. A la surface de son tégument externe, on voit apparaître un très -grand nombre de petites cellules qui se montrent d'abord comme autant de petits mamelons, puis qui s'allongent, s'allignent perpendiculaires à la surface de la graine, se pressent les unes contre les autres et se goi^ent de sucs. Ce sont des myriades de poils qui constituent ce qu'on pourrait appeler une arille généralisée (fig. 9, d). Vu sous le microscope, le tissu formé par ces poils a l'aspect d'une gelée, comme le nouveau tissu à grandes cellules né du placenta.
Le degré de succulence augmente de plus en plus, la couleur change, la Tomate passe, en dedans comme au dehors, de la couleur verte à un beau rouge vermillon. Elle est mûre.
Si on la coupe en travers, on voit, non plus deux loges, mais un grand nombre de cavités secondaires circonscrites de
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tous côtés par des prolongements du péricarpe ou de la cloison, excepté dans l'angle interne où Ton voit pénétrer une partie du placenta bi, tri, quadri-fusqué, portant un certain nombre de graines (fig.7 et 8).
Ces graines semblent nager dans une gelée couleur vermillon (flg. 10). Leuraspect rappelle celui d'amandes disséminées dans une gelée de fruits. Lorsqu'on en prend une, il sufBt de la presser légèrement entre les doigts, pour qu elle abandonne une partie du tissu gélatineux qui Tentourait ; c'est la portion du tissu formé aux dépens du placenta. L'autre partie appartient à la graine ; c est la grande arille charnue changée de couleur (1).
En résumé, la partie simplement charnue de l'intérieur de la Tomate mûre est formée par une partie du péricarpe et les placentas.
La partie gélatiniforme et fortement colorée est duo :
l"" Â une production cellulaire et superBcîelle du placenta pendant la maturation de la graine ;
2"" Â une production cellulaire qui se fait à la partie superficielle du tégument externe de la graine.
On connaît plusieurs variétés de Tomates, dont les fruits sont plus ou moins estimés et qui mûrissent à des époques différentes. On peut greffer des Tomates sur des Pommes de terre, et obtenir ainsi une récolte de fruits et de tubercules. Ce fait est plus intéressant au point de vue botanique qu'important au point de vue commercial ; car on n'obtient ainsi que peu de Pommes (le terre et de très- petites Tomates.
Le LvcoPEasicuM CERAsiFORMB (2), qui croit au Pérou, sert
(I) Ces observations sur le développement de la Tomate m'ont été communiquées par M. Bocquillon.
(j)l)uDal, op. ctX, p. H 3.
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aux mêmes usages que l'espèce précédente, avec laquelle il a beaucoup de ressemblance. En France, on ne le cultive que dans quelques jardins; la tige en est herbacée; ronde, verte, rameuse, couverte de poils rares et courts; elle s'élève à près de 50 centimètres ; les feuilles sont pétiolées, composées, à grandes folioles ovales, irrégulièrement découpées, à limbe un peu pubescent et glauque à la partie inférieure ; les fleurs sont jaunes et présentent un calice tomenteux à Textérieur, divisé en 5 dents aiguës, linéaires, divergentes et accrescentes; la corolle, rotacée, à tube très-court, est découpée en 5 lobes longs et aigus ; les étamines sont en même nombre que les divisions des 2 premiers verticilles floraux; Tovaire est triloculaire et produit un fruit charnu et succulent. De même que chez le Solanum escidentum^ les fleurs se soudent et donnent ainsi des fruits beaucoup plus volumineux.
Le Ltgopeesigum Humboldtii (1), qui habite T Amérique du Sud, sur les bords du rio Negro, ressemble beaucoup au L. cerasifarme, mais, en général, ne présente que 2 loges à l'ovaire; on en compte cependant quelquefois 3.
Chez le Lycopersicum pyriforme (2) l'ovaire est toujours biloculaire et le nombre des divisions du calice et de la corolle est toujours de 5. Cette espèce peut donc être considérée comme le type normal du genre Lycopersicum. Le L. esctilentum et le L. cerasiforme n'étaient que des espèces dénaturées par la culture.
(4) Lycopersicum HumboUliif Dunal, op, ct7., p. 4 42. — Solamm Humboldtiiy Willdenow, Horl. Berolien.y I, p. 27, pi. 27.
(2) Lycopenkùn pyriforme^ Dunal, op, ct(., p. 443. — Solanum pomiferum y Ca vanilles, Dacript,^ p. 4 42,d*après Persoon. Ench.^ 1. 1, p. 226.
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GENRE TAiGCEHÂ (1).
Le genre Triguera se place à côlé des Lycopersicum, dont il diffère par sa corolle irrégulière. Il se compose de plantes annuelles, à feuilles sessiles subdécurrenles, ovales, sinuées sur leurs bords; elles répandent une odeur de musc. Les fleurs blanches,^ pourpres ou violacées, se composenl d'un calice à 5 divisions, lancéolées et inégales, d'une corolle gamosépale découpée en 5 lobes inégaux et groupés en 2 lèvres. IjS, lèvre supérieure est plus courte et réfléchie, l'inférieure ventrue et élevée; les pétales se développent en préfloraison valvaire.
Les étamines, au nombre de 5, sont égales, incluses, à filets courts et glabres, à anthères grandes, comprimées, biloculaires, réunies en forme de cône tronqué, et s'ouvrant par des pores placés au sommet, puis par des fentes internes longitudinales, L^ovaire est subglobuleux, biloculaire surmonté d'un style grêle, filiforme et persistant. La drupe entourée par le calice est sèche, membraneuse, scarieuse, et d'après Cavanilles, elle est Moculaire, et contient des graines dont l'embryon est roulé en spirale.
Les Triguera sont des Lycopersicum à corolles irrégulières et bilobées.
Les trois espèces qui composent ce genre, croissent en Espagne.
(1) G9?aiiillet, Howidilphim clams, Di9f0rla(/oii#s,479O, 8, app. 4, pi. A.
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GENRE WITHERINGIÂ (1).
Le genre Witheringia fut établi par l'Héritier pour une seule espèce, le ÎV. Solanacea de T Amérique méridionale.
Quelques années après, Dunal (2) adopta cette division et y fit rentrer le Solanum crassifolium de Lamarck, que dans un travail plus récent, il a replacé au milieu des Solanées proprement dites (3) .
Les espèces qui, aujourd'hui, composent le genre Witheringia sont herbacées ou frutescentes, à feuilles alternes ou géminées, pétiolées, simples, sinueuses et poilues. Les fleurs se composent d'un calice à 4 ou 5 dents, d'une corolle campanulée à limbe très-ouvert divisé en 4 ou 5 lobes, beaucoup plus longue que le calice et fermée à la gorge par un opercule très-court et villeux. De petits appendices arrondis sont attachés de chaque côté à la base des filets. \rintérieur, existent des nectaires remplis de matière sucrée, limités en haut par Topercule de la corolle, en bas par les appendices des filets. Les étamines, au nombre de k ou 5, sont exsertes. Les anthères, conniventes, s'ouvrent par des fentes longitudinales ; Tovaire est biloculaire à ovules nombreux et anatropes, surmonté d'un style filiforme à peine aussi long que les étamines.
Ce genre, très-rapproché des Lycopersicum, ne s'en distingue que par la forme de la corolle et l'existence dès
(1) L'Héritier, Serlum anglicumy t. I, p. 3. Le nom de Witheringia a été donné en mémoire de W. Withering, botaniste anglais qui vivait vers la fin du xvui* siècle.
(2) Dunal, Hist, des Solanum, 4843, p. 407.
(3) Dunal. — De Candolle, ProdromuSy t. XHI, p. 77.
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nectaires; la débiscence des anthères Téloigne des Solanum. Ijes espèces de Witheringia sont peu nombreuses, on en compte environ sept, toutes originaires des parties cbaudes de l'Amérique du Sud.
GENRE BÂSSÔVIA (1).
Le genre Rassovia présente le même mode de débiscence des anthères et la même forme de fruit que les Lycopersicum et les Witheringia^ il s'en distingue par l'absence des nectaires, par le'calice qui ne s'accroît pas après Tanthèse, et par ses étamines adnées à la gorge de la corolle. Les espèces qui le composent, au nombre d'une quinzaine, croissent presque toutes au Brésil
GENRE CAPSIC€M (2).
Le genre Capsicum, établi parTournefort, a été adopté par tous les botanistes qui l'ont suivi ; il est, en effet, peu de groupes qui présentent plus d'homogénéité. Ce sont des herbes annuelles ou frutescentes, à feuilles alternes, solitaires ou géminées, très-entières ou sinueuses, pétiolées; à pédoncules florifères, dichotomes ou latéraux, solitaires ou géminés ou ternes, uniflores. La fleur, petite et presque toujours blanche, ressemble beaucoup à celle d'un Solanum^ à cette différence près que les anthères s'ouvrent par des fentes longitudinales. Le fruit est une baie bi ou triloculaire, dans
(\) Aublet, Plantes de la GuyaM, 4775, 1. 1, p. 247. — Dunal, dans De Candolle, Prodromus, t. XHI, p. 404.
(î) Tournefort, ln$tUutioneSy p. 452, pi. 66.
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laquielle les cloisons sont peu élevées, de telle sorte qu'il existe à la partie supérieure une communication libre entre les loges (1 ).
Ce genre est surtout caractérisé par la structure du fruit, il se compose de plus de soixante espèces^ qui croissent naturellement dans Tlnde et l'Amérique tropicale, mais elles sont cultivées dans toutes les régions du globe.
Le Capsicum ajïndum (2), appelé vulgairement Poivre long, Poivre de Guinée, Corail des jardins^ se trouve dans
les jardins potagers d'Europe. C'est une plante originaire de rAniérique du Sud, à racines fibreuses et grisâtres, d'où
(4 ) Pouchet, Histoire naturelle et médicale de la famille des SolanéeSi 4 839, p. 465.
(2) Linnéi Sp^c., 4*« édil., p. «70.
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part une tige herbacée, haute de 30 à 35 centimètres, anguleuse, dichotome, quelquefois un peu pubescente. Les feuilles alternes, simples, elliptiques, très-effilées au sommet, sont souvent réunies deux à deux à chaque insertion. L'inflorescence est des plus curieuses, chaque axe paraît se terminer par une fleur dont le pédoncule est fortement tordu (fig. 4, b). Le calice (a) est accrescent, divisé en 5 dents, petites, aiguës/qui se développent en préfloraison valyaire. La corolle (a), qui présente le même mode de préfloraison , est blanche ou jaunâtre, à limbe rotacé, découpé en 5 lobes aigus au sommet et larges à la base. Par sa forme, elle rappelle celle du Perce -neige. L'androcée se compose de 5 étamiiies, alternant avec les divisions de la corolle, insérées sur la gorge de cette dernière , et composées de filets libres , à anttières biloculaires introrses. L'ovaire est globuleux et présente deux loges, Tune antérieure , l'autre postérieure, il est surmonté par deux lobes stiginatifères superposés aux loges. Les ovules sont anatropes. Le fruit est une baie, allongée sèche, à surface lisse et colora en rouge vif ou en jaune, à parois coriaces, peu épaisses; elle est vésiculeuse, et contient une certaine quantité d'air.
Cette espèce varie beaucoup. Fingerhut (4) a distingué six variétés auxquelles il a donné des noms particuliers.
Le Capsigum frutesgens (2), ou Piment de Cayenne, croît dans rinde et dans l'Amérique intertropicale, on te désigne souvent sous le nom de Piment enragé^ à cause de son àcrelé. C'est une plante frutescente, à tige droite et glabre, à feuilles solitaires, géminées, ovales, acuminées et entières.
(4) Fingerhut, Monographia generis Capsici, 4 832. (2) Unné, SpM., 4« édit., p. 271,
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La fleur est blanche ou jaunâtre, et se compose d'uu calice accrescent scarieux, à 5 dents marquées de 10 cAtes« La eoroUe est découpée en 5 lobes lancéolés et très-ouverts. L'ovaire est glabre et se transforme en une baie biloculaire, rétrécie à l'endroit du calice, qui est en forme de godet; tandis que dans Tespèce précédente, le calice est évasé en forme de plateau. I^s graines sont glabres, lisses, de la grosseur d'une petite lentille,
GENRE SARâCHA (1).
Les plantes dont ce genre se compose sont ou herbacées, ou frutescentes, à feuilles alternes ou géminées. Les fleurs sont portées sur des pédoncules axillaires, solitaires, ou en ombelle. Elles se composent d'un calice campanule 5-fide, et accrescent, d'une corolle rotacée à tube très-court, à limbe plissé, quinquéflde ou quinqué-angulaire réfléchi. Les étamines, au nombre de 5 insérées à la gorge de la corolle» sont exsertes; les filets, filiformes, dilatés à la base, quelquefois poilus, supportent des anthères plus courtes que les filets, libres, à déhiscence longitudinale. L'ovaire biloculaire* est surmonté d'un style simple à stigmate capité; il se transforme en une baie biloculaire, quelquefois uniloculaire, par la destruction de la cloison.
Les espèces qui constituent ce genre sont originaires du Mexique, du Brésil ou du Pérou.
La disposition des anthères non conniventes et dû fruit distingue ce genre des Capsicnm avec lesquels il présente beaucoup d'analogie.
(I) Rûii et Pavon, Prodr. /!. peruv,, p. 31, pi. 34.
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Le Saracha sTAPELiiEFOUA (1), qui est cultivé coQime planle d'ornement, est un arbrisseau qui s'élève à près d'un mètre et demi ; sa lige est très -rameuse et porte des feujUeS alternes à la partie inférieure, géminées au sommet; elles sont simples et d'un vert un peu glauque.
Les fleurs sont solitaires et rinflorescence est difficile à définir; ce serait une cyme scorpioïde si les feuilles étaient transformées en Bractées, tandis que la fleur se trouve toujours entre 2 feuilles, une grande et une petite. En examinant de plus prèS) on voit que les axes sont placés les uns sur les autres et que chacun se termine par une fleur, mais auparavant il donne naissance à une feuille à TaissoUede laquelle est un deuxième axe. La petite feuille se trouve probablement sur l'axe de la première génération, car quand elle est jeune, on trouve un bourgeon àson aisselle. La fleur (fig. 5, a6)secompose
d^uti calice gamosépale à 5 divisions alternes, en préflofaison d'abord quinconciale, puis valvaire. Le tube est très-court,
(1) Cette espèce est cultivée sous ce nom au Muséum. Elle devra peutêtre rentrer dans le genre Phyêalis.
les lobes grands et élargis à la base. Les pétales sont jaunes marqués de violet sur leur partie médiane. Les étamines, au nombre de 5, alternent avec les divisions de la corolle et sent insérées à sa base. Lès filets, unis à leur base, produisent à l'extrémité du tube une sorte de bourrelet couvert intérieurement de poils, supportant des anthères biloculaires, introrseS) à débiscence longitudinale. L'ovaire, eritouré à sa base par un disque volumineux , est biloculaire , à loges pluri* ovulées, et surmonté par un style simple terminé par 2 lobes sligmatifères, l'un antérieur^ l'autre postérieur. Les ovulefe sont anatropes. Le fruit e^ une baie globuleuse (e) entourée par le calice renflé et accrescent.
GENRE NIGANDRA (1).
Le genre Nicandra a été établi par Adansôn pour une espèce que Ton confondait avec les Belladones, sous le nom A'Àiropa physaloides (2). Celte division, aujourd'hui admise par tous les botanistes, se éompose uniquement de cette espèce. Elle est nettement caractérisée par le grand développement du calice et par la structure de l'ovaire qui présente de 2 à 5 loges.
Le Nicandra physaloides (voy. pi. 2), qui croit spon- •tanément au Pérou, est cultivé en France comme plante d'ornement. C'est un végétal herbacé dont la tige anguleuse, inerme et très-rameuse, s'élève à près d'un mètre et porte des feuilles qui, alternes à la base, deviennent géminées plus haut. Les fleurs, très-élégantes et d'une couleur violet clair, présentent un calice 5-partite, renflé, accrescent, pentagonal,
(<) AdansoD, Fam., t. Il, p. 219, (i) Linné, Syec t. I, p. 260.
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