CAPSULE S'OUVRANT PAR UN OPERCULE
HYOSCYÀME^.
GENRE HYOSGYAMCS (3).
Le genre Hyoscyamus, établi par Tournefort, comprend une quinzaine d'espèces, dont plusieurs sont très-employées en médecine ; il se compose de plantes herbacées qui, toutes, sont originaires de l'ancien continent. Aucune n'a encore été
(4) Miers, Contr. {Ann. andMagaz. ofnat. hisL^ t. IV, 4849, p. 484).
(2) Hooker, FI. pL galap {Trans. Unn. Soc, vol. XX, V part., p. 203).
(3) Tournefort, Inatitutiones^ p. 42.
GoogI(
rencontrée soit en Amérique, soit en Australie. Leurs tiges sont souvent enduites de viscosité et portent des feuilles alternes, dentées ou anguleuses, les florales souvent géminées ;
les fleurs sont axillaires et solitaires. Le calice urcéolé est di-
visé en 5 dents; la corolle, infundibuliforme, {ft*ésente un limbe découpé en S lobes obtus inégaux ; les étamines, au nombre de 5, alternent avec les divisions de la corolle, leurs filets s'insèrent au fond du tube corollaire, leurs anthères s'ouvrent par des fentes longitudinales ; Tovaire est biloculaire à placentas multiovulés, il est surmonté par un style persistant à stigmate en tête, et le fruit (fig. 17, 6, c), entouré par le calice accru, est capsulaire, membraneux, et
s'ouvre par un opercule supérieur; l'embryon est arqué dans un albumen charnu.
L'HyOSGTAMUS NIGER (1 ), OU
Jusquiame noire, connue aussi sous le nom de Hannebane potelée, se rencontre commui nément aux environs de Paris, I auprès des habitations et le ' long des chemins. Les racines» I grosses, annuelles, pivotantes, brunes à l'extérieur, blanches I en dedans, donnent naissance à une tige peu élevée, dépassant rarement 50 centimètres, cylindrique, épaisse, , ligneuse et xîouverte de poils serrés, doux et visqueux.
Linné, Spfc, p. 257.
dure
Les feuilles soDl généralement alternes, éparses, parfois opposées; leur forme est ovalaire aiguë, à bords sinueux et découpés; leur surface est couverte de poils d'une nature ànal(^ue à ceux de la tige; leur couleur est d'un vert pâle, et elles dififôrent suivant la hauteur à laquelle elles naissent ; les plus inférieures sont pétiolées, les supérieures sont sessiles, amplexicaules, d'une consistance moins ferme, et leurs bords sont plus profondément découpés. Les fleurs sont disposées ei^cymes scorpioïdes (flg. 17, a). Le calice est campanule et a 5 dents courtes et aiguës. La corolle est infundibuliforme, à 5 divisions inégales et arron dies ; sa couleur est jaun&tre, marquée au milieu de veinures d'un pourpre noir. Le fruit est entouré par le calice, qui a pris un grand développement et est devenu dur et résistant. Les graines sont très-nombreuses, petites, réniformes, à surface réticulée, et qui, blanche d'abord, devient noire plus tard.
j^a plante tout entière répand une odeur vireuse et désagréable.
L'Hyoscyamus albus (1), ou Jusquiame blanche, se distingue facilement de l'espèce précédente ; on ne la rencontre pas aux environs de Paris ; elle croît dans le midi de la France ; on la trouve aussi fréquemment dans fa LoiTaine, le Languedoc et la Provence. La tige est moins élevée que celle de la Jusquiame; ielle n'atteint guère plus de 30 centimètres ; elle est aussi moins rameuse, toutes les feuilles sont pétiolées, les supérieures aussi bien que les inférieures. Ces dernières ont les bords plus découpés que les supérieures, qui
(l)Lioné, Spec, p. 257.
GoogI(
sont presque entières. Les fleurs (fig. 18) sont disposées en cymes scorpioïdes, comme dans Pespèce précédente. Le calice, 1 campanule, est divisé en 5 dénis. Il I dépasse la corolle. Cette dernière est ' blanchâtre ou d*un jaune très-pâle. Les étamines sont diclines, à filets subulés, velus et colorés en violet. Les graines ! restent toujours blanches et ne prennent I jamais la couleur noire«4es précédentes.
L'Hyoscyamus aobeus (1) se rencontre dans le midi de la France et dans VOrient. Sa tige atteint généralement de 30 à liO centimètres. Les feuilles sont presque glabres sur leur face supérieure, leurs bords sont dentés irrégulièrement, à dents aiguës. Les fleurs sont pédonculées et très-irrégulières ; les deux lobes inférieurs sont très-raccourcis et dépassés par les étamines. Les filets des étamines sont violets; enfin, au lieu d'être annuelle comme la précédente, cette plante est bisannuelle.
Les genres Jnisodus (2) et Scopolia (8) se rapprochent beaucoup des Jusquiames. Dunal les a fondus en un seul groupe, qui a conservé le nom de Scopolia et qui se subdivise en plusieurs sections. Les particularités qui distinguent les Anisodus des Scopolia sont assez importantes pour autoriser une coupe générique, et si on ne l'admettait pas on serait conduit à rayer des cadres botaniques beaucoup d'autres genres dont les caractères difi*érentiels sont bien moins faciles à saisir et qui cependant sont admis par la plupart des bota-
(1) Linné, loc, dt,
(2) Link, le. seleet., p. 77.
(3) Jacquin, Observ., t. I, p. 32.
GoogI(
uistes. Dans le genre Scopolia^ l'opercule de la pyxide est unilvave ; chez les AnisodtAS il est mucroné et quadrivalve.
B. — Embryon droit à cotylédons foliacés,
VESTIEJE.
GENRE VESTIA (1).
Le genre Feûia a été pris par Endlicher pour type de sa sixième tribu des Solanacées, caractérisée par la forme de la capsule et de l'embryon. Il se compose d'une espèce péruvienne (2) à tige droite rameuse, à feuilles entières, pétiolées, glabres, à fleurs solitaires. Le calice, campanule, est découpé en 5 dents; la corolle, infundibuliforme, tubuleuse, présente un limbe à 5 lobes ovales; les 5 étamines, insérées au milieu *du tube de la corolle, sont exsertes ; les anthères s'ouvrent longitudinalement ; l'ovaire ^t biloculaire et se transforme en une capsule cylindrique, loculif ide, bivalve, à valves bifides; dans lagraiqe, l'embryon est droit, suivant Taxe de Talbumen; les cotylédons sont orbiculaires, à radicule infère.
GENRE SESSiCA (3).
I^ genre Sessœa doit se placer à côté du genre Veslia, comme l'avait parfaitement compris Endlicher. Dunal n'a pas suivi ce mode de groupement, et il a rangé les Sessœa dans une autre sous-tribu que les Festia. Ce sont des plantes
(I) Willdenow, £tium«raf., t. I, p. 208.
(î) Le V. lycioide (W'illâ.).
(3) Ruix et PavOD, Prodromus^ p. 54, FL peruv,, t. XI, p. 9.
frutescentes du Pérou et de la Nouvelle-Grenade, dont on ne oonnatt que 5 espèces; les feuilles sont alternes, pétiolées^ entières, à face inférieure tomenteuse; les*fleurs sont construites sur le type de colle des Festia, à cette exception près, que les étamines sont incluses, le stigmate bilobé, et que les cotylédons, très-comprimés et linéaires, égalent la radicule qui est cylindrique et infère.
GoogI(