‹ De la fièvre dite bilieuse inflammatoire à la GuyaneChapitre 1 sur 57 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

L'histoire des maladies des pays chauds est encore assez obscure, pour que celui qui a observé un certain temps sous les tropiques, se trouve dans la nécessité de faire connaître à ceux qui le suivront dans ces pays lointains et meurtrier», le résultat de ses investigations. Et cette obligation est d'autant plus impérieuse, que les moyens nouveaux que la science met aujourd'hui à notre disposition sont plus nombreux et permettent de mieux apprécier les faits. Nos devanciers étaient moins bien partagés, parce que la chimie et le microscope n'avaient pas encore parlé et n'avaient pas rendu un compte exact des phénomènes de la nutrition et de la vie.

Les grandes découvertes en physiologie et en chimie nous donnent dès maintenant une interprétation plus facile des faits jusqu'à présent inexpliqués et nous ouvrent des horizons nouveaux. C'est ainsi que la physiologie nous a fait connaître le siège principal del'uropoïèseet,avec un procédé chimique aussi simple qu'ingénieux, on peut apprécier chaque jour, d'une manière très approximative, la quantité d'urée éliminée. On lit, pour ainsi dire, ce qui se passe dans le corps, en jetant un coup d'oeil sur le tableau qui retrace jour par jour les quantités de ce produit qui représente le dernier terme des combustions. Avec l'appareil non moins ingénieux de M. Malassez on apprécie les désordres qui se produisent sur le liquide sanguin et sur l'élément principal, le globule. M. (Juinquaud nous a donné le

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