‹ De la fièvre dite bilieuse inflammatoire à la GuyaneChapitre 2 sur 57 · VIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VIII INTRODUCTION

moyen de doser l'hémoglobine, et M. Hayem a étudié les éléments générateurs des globules rouges, les hématoblastes. Bientôt on pourra faire l'analyse des principes gazeux dont il serait si important de connaître la nature, dans certaines lièvres graves.

Les belles découvertes de M. Pasteur sur les microbes organisés nous donneront peut-être un jour l'explication des causes des maladies qui désolent l'humanité et nous permettront d'y porter un remède plus efficace.

Les climats ont été aussi l'objet d.études sérieuses et approfondies de la part d'auteurs aussi éminents que distingués.

Ainsi, d'une part, connaissance beaucoup plus complète des phénomènes intimes de nutrition; d'autre part, notions plus étendues sur les causes extérieures, voilà autant de progrès accomplis pour l'étude des maladies. L'interprétation des faits doit marcher de pair avec ces connaissances nouvelles.

Les hasards du service m'ont conduit à la Guyane, au moment où commençait à éclater une épidémie de fièvre jaune. J'ai pu suivre pas à pas cette maladie à l'hôpital de Cayenne, avec d'autant plus de soin et d'attention qu'elle ne ressemblait pas tout à fait à la description des auteurs. Après un séjour de six mois à Cayenne, je fus envoyé comme chef de service, sur le pénitencier du Maroni où régnait une maladie mal caractérisée, et qui depuis de longues années faisait de grands ravages, mais que je n'ai pas eu de peine cependant à rattacher à l'affection qui existait au chef-lieu de la colonie. On verra plus loin quelle idée je me suis faite de cette maladie et comment je suis arrivé à la modifier. Un second séjour de six mois au Maroni m'a permis de comparer et de juger.

En passant à la Martinique, mon excellent maître, M. le médecin en chef Bérenger Féraud, dont l'autorité en pathologie

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