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Sur un ensemble de dix années nous avons obtenu comme maxima 4œ194, comme minima 2m054 et comme moyenne 3m124. Nous voyons dans ce tableau une marche bien régulière des saisons.
La saison pluvieuse commence en novembre; la quantité de pluie variable pendant ce mois suit une progression ascendaute jusqu'à la fin de janvier. Si nous prenons les millimètres comme unités, nous voyons que la quantité de pluie est représentée en novembre par le chiffre de 125; en décembre, 315; en janvier, 416. La petite saison sèche que l'on observe en février et mars est représentée en février par 255 et en mars par 31 2. La seconde saison pluvieuse est reprise en avril et dure jusqu'à la fin de juillet. On note en avril, 415; en mai, 427; en juin, 361 ; eu juillet, 135. Enfin, la véritable saison sèche comprend les trois mois d'août, de septembre et d'octobre. En août, on obtient en moyenne un chiffre de 73; en septembre, 27 et en octobre 43.
Dans la séance du 28 octobre 1 879, de l'Académie de médecine notre ami le Dr Maurel a donné lecture d'une note sur l'hydrologie de la Guyane que nous empruntons au tome XXXII des Archives de médecine navale. « Les observations que nous avohs pu recueillir, portant sur huit années, font ressortir combien est grande la quantité de vapeur d'eau contenue dans l'atmosphère. Tandis, en effet, que les moyennes mensuelles ne descendent jamais au-dessous de 77, elles atteignent souvent 85, et leur moyenne générale est de 83,10.
« Quoique toujours considérable, l'état hygrométrique subit cependant deux genres d'oscillations, les unes diurnes, les autres mensuelles. On se rendra compte des premières par les chiffres suivants : l'humidité relative en centièmes, (moyenne générale de 8 ans), a été de 86,51 à six heures du matin, de 85,35 à dix heures du matin, de 81,14 à une heure du soir, de 83,07 à quatre heures, et de 85,48 à dix heures du soir. Quant aux oscillations mensuelles, quoique moins sensibles, on peut cependant reconnaître qu'elles suivent exactement le mouvement des pluies, les moyennes minima correspondant aux trois mois de sécheresse, et les maxima à la saison des pluies. »
Ces pluies sont excessives. Sur 18 années, M. Maurel a trouvé
! une moyenne de 3m32; sur 10 années, j'ai trouvé une moyenne I de 3,124.
« Sous le rapport des pluies, dit M. Maurel, l'année doit se diviser en une longue saison humide comprenant sept mois, de ! décembre à juin inclusivement, pendant lesquels le pluviomètre dépasse souvent 0"30 et une saison de sécheresse correspondant j aux mois d'août, de septembre et d'octobre, et n'ayant pas une hauteur pluviométrique de O^IO.
« Cette division si nette des mois de l'année en mois secs et mois pluvieux s'explique, de la manière la plus satisfaisante, par le mouvement d'oscillation de la bande des calmes et qui sépare les alizés, bande des calmes qui découvre la Guyane pendant les trois mois secs, ainsi que le prouvent les vents du sud-est régnant à cette époque, et qui, au contraire, l'inonde de ses grains pendant tout le reste de l'année. »
En réalité, je crois qu'il y a à la Guyane quatre saisons : deux sèches et deux pluvieuses. C'est un climat diplorique, ou à saisons doubles alternantes, pour me servir de l'expression de mon collègue, M. le Dr Féris (Étude sur les climats équatoriaux) . La grande saison sèche règne de juillet à octobre et la petite saison sèche assez variable a lieu en février et mars. On peut voir cependant, en consultant le tableau, que ces saisons varient beaucoup, suivant les années. Les saisons, en effet, sont d'autant moins tranchées, qu'on se rapproche davantage de l'équateur ou des pôles.
Sans nous appesantir plus longtemps sur cette question de météorologie, nous voyons que le climat de la Guyane est caractérisé par une chaleur constante et une humidité excessive. A Cayenne, la température du mois le plus froid (mars) est de 26,3 ; celle du mois le plus chaud (septembre) est de 28,7; les chiffres extrêmes sont 31,6 et 21,8. C'est un des pays du globe où il tombe le plus d'eau, mais les mois les plus pluvieux ne sont pas les plus chauds. C'est dans les mois d'août, septembre, et octobre que la température est le plus élevée et les pluies moins abondantes; c'est donc l'époque de la sécheresse et du dessèchement. Si l'on veut se reporter à l'historique et à tout ce que nous avons dit précédemment, on verra que ce n'est point l'époi que de la plus grande mortalité, ni des fièvres les plus graves.
Il faut donc admettre qu'il y a quelque chose de plus que la
chaleur et le dessèchement pour produire les maladies; c'est l'action de l'humidité sur l'organisme d'abord et sur les ferments qui existent partout où on ne les soupçonne pas assez, tout autour de nous, et surtout dans les hôpitaux et les casernes où la concentration semble leur donner une activité qu'ils n'ont pas ailleurs.
Nous avons dans toutes ces données des points de repère très précieux pour l'étude future des constitutions médicales.
Voilà donc l'ensemble des causes générales qu'il faut invoquer pour la maladie que nous étudions ; mais il est important de rechercher dans quelles conditions ces causes primordiales pourront agir sur l'individu, comment enfin pourra germer la graine suivant la préparation du terrain ou plutôt la prédisposition.
Ainsi après avoir donné au moins une idée de ce que nous appelons la cause essentielle de la fièvre inflammatoire, il nous faut voir quelles sont les conditions individuelles qu'elle doit rencontrer pour se développer et dans cet ordre nous aurons à examiner les causes prédisposantes et les causes occasionnelles.
CAUSES PRÉDISPOSANTES.
Les causes prédisposantes sont purement individuelles et dé— I pendent de l'âge, du sexe, du temps de séjour dans le pays et 1 1 des conditions particulières dans lesquelles on se trouve.
1. Age. — La fièvre inflammatoire est une maladie de touslesî âges. L'enfant y est cependant beaucoup plus exposé qu'à uni âge avancé, car cette maladie se conduit un peu comme les maladies éruptives et typhoïdes de nos pays tempérés; la récidive? est relativement rare ou du moins la seconde atteinte est moins « grave que la première, toutes proportions gardées. C'est probablement à la fièvre inflammatoire que l'on doit attribuer las grande mortalité qui règne sur les enfants à la Guyane, à certaines périodes. Les enfants nés dans le pays y sont très susceptibles et n'y échappent guère dans leur bas âge. Les enfants s étrangers y sont plus exposés que leurs parents.
2. Sexe. — Le sexe ne semble avoir aucun caractère particulier à l'égard de cette maladie. Les femmes y sont sujettes en même proportion que les hommes. Il y a cependant une grande
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réserve à faire pour la grossesse et nous allons tout à l'heure nous en occuper d'une manière spéciale.
3. Provenance. — Les individus le plus susceptibles d'être pris sont ceux qui sont dans le pays depuis peu de temps. Il serait intéressant aus^i de connaître si tous les Européens sont ou non également prédisposés à contracter la fièvre inflammatoire. M. Bérenger Féraud a essayé de faire cette étude, sur les militaires de l'infanterie et de l'artillerie de marine. Je crois que c'est surtout une affaire de tempérament; les constitutions robustes, quel que soit le lieu de naissance en Europe, y sont plus prédisposées.
4. Professions. — Les individus ont d'autant plus de chances d'être pris par la fièvre inflammatoire, qu'ils vivent dans un milieu plus infecté. C'est ainsi qu'on explique comment certaines chambrées de soldats, certains navires, ont fourni un plus grand nombre d'atteintes que certains autres milieux. L'influence de la contamination du lieu paraît capitale à M. Bérenger Féraud et on peut voir que le même fait ressort de mes observations personnelles; mais une condition importante qu'il ne faut pas oublier, c'est l'accoutumance que l'on peut acquérir.
Les intempérants sont plus exposés que d'autres à contracter la maladie; on peut constater que ceux qui s'alcoolisent d'habitude, et souvent ceux qui viennent de faire un excès de boisson sont atteints en plus grand nombre.
Une exposition au soleil est souvent aussi une cause très puissante. Quand on se trouve sous l'influence de la maladie, on ne peut pas supporter le soleil et les personnes qui ne se rendent pas compte de leur état antérieur sont surprises de voir que le soleil les gêne considérablement et quand la maladie éclate elles en rejettent toute la cause sur le soleil. Il n'est donc pas étonnant de voir le vulgaire s'arrêter à cette étiologie et y croire fermement.
Les faits les plus intéressants sous ce rapport sont ceux qu'on observe chez des personnes qui, étant entrées à l'hôpital pour une maladie quelconque, sont prises à un moment donné, sans s'être exposées au soleil ni à aucune imprudence, de la fièvre inflammatoire.
6. Temps de séjour dans la colonie. — C'est surtout dès son arrivée ou plutôt quelque temps après son arrivée dans la colonie
que l'on est atteint de fièvre inflammatoire; mais tout dépend du moment où l'on se trouve, il y a en effet des époques où la morbidité est moins grande que dans d'autres.
M. Bérenger Féraud, qui a rassemblé des chiffres sur cette question à la Martinique, a trouvé que, sur 240 atteints, 39 avaient moins de trois mois de séjour, 21 moins de six mois, 40 de six à neuf et 23 de neuf à douze, soit 123 qui avaient passé moins d'un an à la colonie. Il fait remarquer que dans les pays paludéens il y a trois fiévreux qui comptent deux ans de séjour, pour un qui est à sa première année de colonie.
6. Saisons. — Si la maladie était de nature paludéenne, elle] devrait toujours se produire avec plus d'intensité et plus de I fréquence dans le 3e trimestre qui correspond au dessèchement des marais. On peut voir qu'il n'en est rien et que la fréquence j ou la gravité des maladies à la Guyane est loin d'être plus grande
à cette époque qu'aux autres. Je crois inutile d'insister sur ce fait qui ressort nettement de l'historique. Ce que l'on peut dire à cet égard c'est que la fièvre inflammatoire est plus fréquente pendant les mois pluvieux et paraît en rapport direct avec l'humidité atmosphérique.
7. Intempérance, fatigue, émotions morales. — L'alcoolisme pa- j raît une cause prédisposante favorable à l'éclosion de la maladie. En effet, nous espérons avoir démontré que sous l'influence : morbide, les excréta se font mal, que le foie surtout paraît atteint d'inertie. L'alcool agira d'abord sur l'estomac qui déjà est peu disposé à absorber et ensuite sur le foie en ajoutant son action toxique à celle qui existe déjà. D'un côté il s'opposera dans une certaine mesure à l'absorption, et d'un autre côté il j contribuera à diminuer les excrétions qui se font par le foie.
Il n'est pas rare de voir une atteinte survenir après un excès de boisson ou d'aliment.
Le soleil est aussi une cause assez puissante ; il paraît agir en déterminant de la congestion des méninges ; la douleur de tête est beaucoup plus forte.
Les fatigues corporelles doivent entrer en ligne de compte et ce n'est pas la cause la moins fréquente. Les personnes qui sont dans l'imminence morbide et qui vont dans les placers ou dans les bois ou bien se fatiguent par un long voyage en canot, sont atteintes très facilement.
A côté de cette cause, vient s'en placer tout naturellement une autre dont le mécanisme sur la production de la maladie est probablement le même, elle a trait aux chutes que l'on est susceptible de faire, aux coups que l'on peut recevoir. Il est fréquent de voir de fortes contusions déterminer cette maladie et ce fait n'a rien de surprenant car il se présente assez souvent en Europe dans la production de certaines maladies. Quel est son mécanisme? Agit-il seulement sur le système nerveux ou bien sur les liquides de l'organisme ? La question est encore à résoudre mais le fait est certain et je pourrai en citer plusieurs exemples.
Les émotions morales agissent aussi d'une manière certaine et probablement par le même mécanisme.
8. Maladies antérieures. — État de grossesse. — La fièvre inflammatoire sévit de préférence et avec plus de violence, pour ainsi dire, sur les personnes dont la constitution est robuste. Mais avant d'entrer dans la forteresse, elle attend presque toujours qu'une brèche soit faite et dans les pays paludéens c'est souvent un accès intermittent qui ouvre le feu; ce qui ne contribue pas peu à dérouter le praticien. Quelques accès intermittents peuvent donc précéder la fièvre inflammatoire et y prédisposer.
Certaines autres affections peuvent également préparer favorablement le terrain.
Je veux surtout m'appesantir sur un état physiologique, la grossesse, qui m'a paru remplir les conditions les plus favorables à la maladie.
En voici un exemple bien frappant.
Observation XXXI.
Fièvre inflammatoire à la fin d'une grossesse.
Madame M..., habitant le Maroni depuis plusieurs années, avait eu la fièvre jaune en 4 874. Au mois d'octobre 1877, elle me demande à entrer à l'hôpital de Saint-Laurent du Maroni pour accoucher. A ce moment je constatais à l'hôpital des cas de fièvre jaune et je faisais la désinfection du pénitencier; aussi malgré l'accoutumance qu'elle me paraissait avoir, je préférais lui conseiller de rester chez elle où j'irais l'accoucher. Elle y consent volontiers, mais elle continue à aller tous les jours à l'hôpital voir une de ses amies qui me paraissait avoir , une atteinte de l'affection régnante et dans une salle où je venais de perdre une femme avec des vomissements noirs.
Dans la nuit du 7 au 8 octobre, elle est prise de douleurs dans les reins et le bas-ventre ; ces douleurs continuent toute la journée et la nuit suivante, sans que le col présentât la moindre dilatation. Ces douleurs cessaient quand elle était couchée et devenaient beaucoup plus fortes et plus rapprochées quand elle était debout ou assise. Elle avait des sueurs abondantes sur tout le corps, une faiblesse générale, forte douleur à l'estomac et dans les reins. On ne sent aucune contraction utérine; urines involontaires. On sent l'utérus se déplacer à droite et à gauche et les mouvements du fœtus sont très perceptibles : on sent la tête au détroit supérieur, mais pas la moindre dilatation. Le 9 au matin, les douleurs continuent. On administre 20 gr. d'huile de ricin et 2 lavements émollients; selles abondantes et fétides dans la journée. Le soir on administre de nouveau 20 gr. d'huile de ricin. La langue est sale, rouge sur les bords et jaunâtre au centre: les yeux sont gros et injectés, sensibles, pupilles dilatées; se plaint beaucoup du mal de reins. Depuis hier se plaint d'une violente céphalalgie sus-orbitaire; courbature; brisement des membres; les selles sont très verdâlres.
Le < 0 novembre. La nuit a été mauvaise ; agitation et très fortes douleurs de reins. La langue est sale; le faciès est moins rouge; les conjonctives sont injectées ; pupilles dilatées; fatigue générale très grande; douleurs en ceinture. Les urines sont jaunâtres, contiennent de l'albumine en quantité notable et 1 3 gr. 50 d'urée par litre. La peau est couverte de sueurs depuis le début ; l'haleine est fétide.
Vers trois heures de l'après-midi, les douleurs changent de caractère} elles deviennent intermittentes et le travail paraît commencer. A cinq heures on peut constater un commencement de dilatation. A dix heures, la dilatation est complète et les douleurs expulsivescommencent.Mais lamaladeest épuisée par ces douleurs de plusieurs jours qui se passaient en dehors de l'utérus. En observant attentivement, on pouvait constater, en plaçant le doigt sur la tète, que certaines douleurs qui paraissaient agacer beaucoup la malade ne portaient pas et ne faisaient pas avancer le travail; d'autres douleurs plus franches faisaient avancer la tête. Les premières étaient surtout des douleurs de reins. Toui d'un coup, vers une heure du matin, tout travail cesse, l'utérus devient inerte ; la tête n'avance pas; la mère est épuisée. Une application de forceps amène lentement la tête qui reste un bon moment hors de la vulve, preuve évidente que les contractions utérines faisaient défaut pour aider la sortie du fœtus.
Au moment de la délivrance on trouve une résistance énorme et on ne peut avoir le placenta. Après de nouvelles tentatives d'extraction, j'introduis la main dans l'utérus, et je constate une adhérence du placenta niais je dus m'abstenir de toute manœuvre, à cause de la syncope dont la mère était menacée.
ETIOLOUIK.
LeH à 8 heures du malin. La mère est assez calme; peau chaude et moite; la transpiration n'a pas cessé un instant depuis trois jours. Elle se plaint de coliques; faciès aunâlre, abattu; langue sale et rouge; douleurs dans les reins; léger écoulement sanguinolent.
A 4 heures de l'après-midi, j'opérai l'extraction du placenta, en maintenant tendu le cordon et en introduisant lentement la main dans l'utérus pour briser les adhérences qui paraissaient nombreuses et solides. L'odeur est très fétide et on fait des injections d'hypochlorite de soude.
Mais dans le flanc gauche une tumeur fait saillie sous la peau et est très douloureuse à la pression. Il semble que ce soit une ansé intestinale très dilatée avec un peu de péritonite localisée. L'apparition de ce phénomène quelques heures à peine après l'écoulement doit faire supposer l'existence d'une maladie générale antérieure à l'écoulement avec détermination du côlé des intestins et du péritoine.
Les urines sont rares ; la vessie semble présenter un peu d'inertie.
Le 42 à 8 heures du malin. La peau est chaude et moite ; bouffées de chaleur par intervalles; pas de sommeil; les coliques continuent et s'accompagnent de caillots sanguins. La langue est sale et rouge. L'estomac est douloureux à la pression. Prescription : bouillon, lait, manne 30 gr. ; potion : aconit et digitale ; polion : extrait de quinquina; Injection d'hypochlorite de soude ; onctions mercurielles belladonées.
L'enfant est fort et vigoureux. Dans la journée d'hier, il n'a pas eu d'urine ni selles. Hier soir, paraissait avoir des coliques ; vomissements jaunâtres ; selles d'un noir verdâtre, très fétides ressemblant exactement à celles de la mère.
4 heures du soir. La peau est très chaude et moite ; haleine fétide et grande chaleur intérieure. Céphalalgie sus-orbitaire. Le ventre est moins douloureux. Brisement des membres; douleurs dans les cuisses, les hanches; perte séro-sanguinolente abondante; 600 gr. d'urine environ, contenant de l'albumine et 43 gr. 60 d'urée par litre. L'enfant à des selle» glaireuses, fétides et verdâtres.
Le 4 2. La malade se sent mieux, mais elle est brisée et présente encore à certains moments beaucoup d'agitation ; le calme s'établit après une selle très copieuse ; la transpiration est toujours abondante.
43. L'état général est meilleur; la figure est plus reposée t la langue est toujours sale et rouge j la douleur à l'estomac a disparu ; le ventre est moins douloureux et la douleur ainsi que la tumeur du côté gauche ont presque disparu. Elle a par moment des faiblesses. L'enfant a des coliques et ne fait que crier ce matin, il a des selles abondantes, fétides et uoirea. 11 présente de la rougeur des paupières.
44. Un peu de sommeil ; les douleurs abdominales se localisent plutôt du côté de l'estomac que du côté de l'utérus. Les yeux sont jaunes : les pu-
pilles dilatées; la langue sale. Les urines, abondantes, contiennent de l'albumine et 46 gr. 20 d'urée par litre.
L'enfanta toujours des coliques, ses selles sont fétides, jaunâtres et très abondantes; les yeux sont jaunes.
45. La nuit a été mauvaise; agitation; rêves pénibles; douleurs dans les reins; la langue est encore sale. Elle se sent très faible.
46. La nuit a été meilleure; n'accuse aucune douleur, pas de sensibilité ni de ballonnement du côté du ventre. Le pouls est lent.
47. L'état général est bon ; le ventre est souple ; la langue se nettoie. Les urines sont abondantes, contenant de l'albumine et 47 gr. 50 d'urée par litre. Elle se plaint toujours de douleurs du côté des reins. Les lochies n'ont plus beaucoup d'odeur. 11 s'est développé sur tout le corps une éruption vésiculo-exanthématique , ce sont de petites vésicules pleines d'eau, de la grosseur d'une tête d'épingle, au sommet des petites rougeurs qui ressemblent à de la roséole.
4 8. Le ventre n'est plus douloureux, mais déprimé, il existe un peu de démangeaison du côté de la vulve où se trouve une petite plaie. Le sein droit est un peu douloureux ; l'éruption persiste. Dans la soirée, la peau est devenue plus chaude avec mal de tête et dans les reins. Les urines contiennent toujours de l'albumine.
49. Le mal de tête a continué la nuit; la transpiration est toujours abondante ; la bouche est mauvaise le matin.
L'enfant présente un furoncle à la nuque et sur tout le corps on constate l'éruption vésiculo-exanthématique semblable à celle de la mère.
20. La face est jaunâtre; la langue est encore rouge sur les bords. Le sommeil est agité avec rêves pénibles et soubresauts par moments.
L'enfant a toujours son éruption et présente aussi des soubresauts.
21 . La face est jaune, rougeâtre. Le soir, à 8 heures, accès de fièvre qui s'est manifesté par une céphalalgie assez forte avec élancements dans la tête ; mal dans les reins, sans frissons. Le ventre n'est plus douloureux. La peau est chaude et humide. La transpiration est moins abondante.
L'enfant est mieux, mais il a des furoncles. Ce qu'il faut noter, c'est que toutes les personnes de la maison sont malades en ce moment. La gardemalade a eu un accès de fièvre dans la nuit.
22. La fièvre a duré jusqu'à 2 heures de la nuit, avec transpiration, douleurs lombaires, mal à la tête. Il y a toujours de l'albumine dans l'urine.
23. Les digestions se font mal; mal de tête dans la journée. Urine albumineuse; urée 43 gr. 20 par litre.
L'enfant a rendu un caillot de sang en crachant ; ses urines sont pâles, ne contiennent pas d'albumine et donnent 0,57 cent, d'urée par litre.