‹ De la fièvre puerpéraleChapitre 1 sur 9 · M. J.-P. TESSIER · texte numérisé non relu

M. J.-P. TESSIER

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É. DUFRESNE

Je prie MM.Fouquier, Velpeau, Rostan, Gueneau de Mussy, Guersant père,, ét Qohftl 4^ ’^ouloiir bien ç^evoir l’expression de ma reconnaissance pour la bienveillance dont ils m’ont honoré pendant mon passage dans les hôpitaux.

E. DUFRESNE

DE

Porro autem inscribenda morborum historia, vix dici potest quoi erroribus ansam præbuerint hypotesès istœ physiologicce dunK Scriptores quorum animas'falsu colore illæ imbuerint, istius modi phænomena morbis affigant qualia nisi in ipsorum cerebro locum nunquam habuerunt.

(SïDENBiM.)

De tout temps, en médecine, il a été reconnu que les femmes, à la suite de leurs couches, peuvent contracter un état morbide particulier. Cet état, tantôt admis comme espèce distincte, tanlôt rejeté, a subi le contact de toutes les doctrines et a été l’objet d’un nombre infini de théories et d’explications; malgré la multiplicité des travaux publiés sur cette matière, la science n’a point encore adopté de solution définitive. Il ne s’agit pas pour nous de donner une nouvelle explication.de la fièvre puerpérale; nous nous proposons la tache plus modeste de vérifier une opinion émise il y a déjà quelques années, qui tendrait à faire abandonner à la question le terrain sur lequel depuis si longtemps elle demeure stérile. Notre but dans le cours de ce travail sera de démontrer : 1° que la fièvre puerpérale est un état morbide distinct de toutes les affections qui peuvent survenir après l’aecouchement ; T que cet état morbide ne constitue pas à lui seul une espèce pathologique, mais qu’il n’est que la manifestation chez les femmes en couches d’une maladie décrite sous le nom de diathèse purulente, laquelle peut se produire à la suite des plaies, des opérations, et sous l’influence d’autres circonstances encore, aussi bien qu’après l’accouchement. Nous nous servirons du terme de fièvre puerpérale parce qu’il a été consacré par l’usage, depuis un peu plus d’un siècle, sans vouloir, bien entendu, en l’acceptant, formuler une opinion sur la nature de la maladie.

Nous admettons que la fièvre puerpérale peut se présenter sous trois formes distinctes : 1“ une forme commune, 2° une forme bénigne,

3“ une forme caractérisée par une phlegmasie locale ou une collection purulente isolée.

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