‹ De la folie consécutive aux maladies aiguësChapitre 24 sur 43 · OBSERVATION XXVI · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXVI

(Recueillie sur les registres de M. Baillarger.)

Pleurésie; hallucinations , puis mélancolie, avec stupeur, et refus d'aliments • guérison au bout d'un an seulement.

C , .'i'J ans, est entrée, le 19 mars 1802, dans le service de

M. Baillarger.

Cette femme n'avait jamais donné de signe d'aliénation , quand il y a quatre mois elle eut une pleurésie. Elle entrait en convalescence vers le soixante-dixième jour de l'affection, lorsque, à l'occasion d'un incendie déclaré dans la maison qu'elle habile, des signes de délire commencèrent à se manifester.

Elle eut des hallucinations de l'ouïe et delà vue, se mit à parler continuellement, à chanter la nuit, puis, au bout de quinze jours, tomba dans le mutisme.

Sa pleurésie a été traitée par les sangsues, les purgatifs et une diète prolongée.

Sa mère est morte d'une attaque d'apoplexie: rien de plus à signaler du côté de l'hérédité.

A sou entrée (20 mars), celle malade a l'air hagard; elle répond à peine et lentement; il faut la stimuler pour obtenir quelques monosyllabes ; elle ne sait pas où elle est; du reste on ne peut rien savoir d'elle touchant ses hallucinations.

Teint pâle, pupilles égales.

Depuis sa maladie (six mois) elie n'a pas eu ses règles. Il faut ajouter que la femme C... . est très-impressionnable et qu'elle prend des crises nerveuses au moindre événement.

3 avril. Les règles ont reparu peu abondantes; les pupilles sont très-inégales, la droite déformée.

Le 15, la malade est toujours soucieuse; on est obligé d'insister pour la faire manger.

Ier juin. Elle est dans un état de stupeur complet, ne dit pas un mot, refuse de manger.

20 juillet. On est obligé de la nourrir à la sonde; cela dure quinze jours.

A partir du mois de septembre suivant, l'état s'améliore peu à peu; elle sort l'année suivante complètement guérie.

Revue le 8 janvier 1865; la guérison s'est maintenue complète.

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