‹ De la folieChapitre 42 sur 73 · Folie suite de couches · texte numérisé non relu

Folie suite de couches

La folie suite de couches , mérite de fixer particulièrement l'altention du médecin *, elle est en général plus guérissable que toute autre, sur-tout lorsqu'elle survient peu de tempsaprès l'accouchement ou le sevrage , et dans ces

cas , elle réclame un traitement différent dans la période d'excitation. Alors des sécrétions sont supprimées, secondairement , il est vrai , mais secondairement aussi elles peuvent devenir une cause irritante pour le cerveau comme pour toute autre partie de l'économie. Puzos a" déjà remarqué que toutes les maladies laiteuses, c'est- a-dire , celles qui surviennent dans ces circonstances de la vie des femmes , " revêtent en général un caractère qui leur est commun, et réclament des moyens à-peu-près semblables -, tous les tissus semblent imprégnés de iluides séreux acides : il convient généralement de provoquer des sécrétions cutanées ou intestinales , pour remplacer celles qui sont supprimées ou qui n'étant que passagères , doivent cesser peu-à-peu d'exister. C'est la ce qu'on fera dans la début de la folie , au lieu de suivre les règles prescrites pour la période d'excitation. On donnera tous les jours des boissons purgatives et sudorifiques , des lavemens purgatifs ; M. Es quirol emploie avec beaucoup d'avantage un lavement composé de lait et de sucre ; il en résulte de$ selles abondantes sans trop d'irritation du gros intestin. Les bains tièdes conviennent, comme jouissant de celte dernière propriété. Au bout de quelque temps, de vingt-cinq ou trente jours, on établira un

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exutoire , préférable ment un ou deux Tésicatoires aux bras , ou k la nuque et au dos s'il n'existe pas de signes de congestion cérébrale. On aura égard k Tétat des seins : s'ils sont durs et douloureux , on les couvrira de cataplasmes émolliens, et pins tard lorsqu'ils se ramolliront et ne causeront que peu ou point de douleur, on terminera la résolution par des frictions excitantes faites avec une llanelle imprégnée de Uniment ammoniacal ou autre. S'il s'y forme des abcès , on les ouvrira et on les soignera selon les règles de l'art. Les plaies sont queicjujfois très-douloureuses ; on les panse avec des cataplasmes ou du cérat opiacé. Je n'ai jamais observé d'aifections utérines -, s'il se manifestait des signes de métrite ou de péritonite , on se conduirait d'après les règles établies pour le traitement de ces affections.

Mais lorsque la période d'excitation est passée, et que malgré l'emploi de ces moyens , la folie persiste , on aura égard aux indications qui se présenteront , et on les remplira comme dans tout autre cas.

Les femmes qui tombent folles cîiaque fois qu'elles font des enfans , devront s'abstenir de celte œuvre , si elles veulent en prévenir les giiUes assurées.

DELAFOLIE. SSg

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