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Tendance à ta Démence

Diagnostic. Je ne veux parler ici que de la démence prématurée qui veut s'établir presque

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dès le commencement pendant le traitement , et quand on a tout lieu d'espérer la guérison , lorsqu'enfin la folie ne dure pas depuis plus / de deux ans. Toutes les fois que la démence s'annonce par des attaques de paralysie aiguë , ou qu'elle s'accompagne de paralysie chronique plus ou moins générale , elle est incurable et ne réclame aucuns secours. Néanmoins , il faut l'avouer , dans le moment que nous nous apercevons de ce changement de la maladie , il est déjà bien tard , et nous ne pouvons que fort peu de choses pour en arrêter les progrès , et sur-tout pour ramener la nature dans la voie de la guérison -, j'aurais bien peu d'exemples à citer : toutefois il faut ne pas encore désespérer tout-à-fait , et tenter par des moyens indiqués par la raison et l'expérience , de retenir et faire rétrograder le mouvement désorganisateur qui se prépare. On ne risque d'ailleurs rien , puisque c'est une cause aux trois-quarts perdue qu'on entreprend de défendre.

J'ai donné ailleurs les signes qui annoncent la démence -, je ne donnerai ici que ceux , qui caractérisent deux modes d'altération qui me semblent coïncider avec ce genre d'affection mentale. Tantôt raffaiblissement des fonctions qui sont sous Tempire plus ou moins immédiat du cerveau , résulte d'une sorte de colla piïus

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nerveux ; les malades sont alors pâles, indolens, paresseux , donneurs; les carotides battent rarement et moilement ; les pupilles souvent dilatées , sont peu mobiles ou entièi;ement fixes. D'autres fois , cet état s'accompagne d'irritation cérébrale, on pourrait penser d'une plilegmasie chronique ; le malade paraît tranquille , mais il ne dort pas j les battemens des carotides sont fî équenset durs ; il survient quelquefois le soir de la chaleur , de la rougeur vers les joues , la peau du crâne. Le premier mode d'affection est bien plus fréquent que le second.

Jndïcalioiis curatives. On guérit rarement de ces aliénés. I^a maladie était sans doute déjà incurable, long-temps avant qu'on ne la reconnût. Dans le collapsus , il faut en même temps relever les forces , et stimuler fortement l'action, du cerveau par des toniques, et l'application, d'excitans externes , cesser l'emploi de tout moyen débilitant, comme les bains tièdes , les boissons aqueuses, etc. Dans l'autre mode d'altération , on aura plus particulièrement recours aux dérivatifs ,, soit qu'ils agissent sur la peau ou le canal digestif \ il pourra aussi quelquefois convenir de faire une saignée locale , au moyeu de sangsues.

Moyens curatifs. Dans le premier cas, on donnera à l'intérieur des substances fortifiantes

OU excitantes , telles que le quinquina, les aromatiques, les amers : le musc uni à l'extrait dé quinquina, les préparations d'oxyde de fer, produisent quelquefois d'assez bons effets. On appliquera des vésicatoires , des moxas, ou des boutons de feu k la nuque , ou même sur la peau du crâne. On mettra le malade au grand air, au soleil. On pourra le frictionner , le faire couclier sur des plantes aromatiques j le régime alimentaire sera celui qu'on donne aux scropliuleux , c'est-k-dire tonique. Dans le second cas, on appliquera de même des excitaiis externes •, mais pour détourner l'irritation cérébrale 5 et non plus pour stimuler l'organe ; on irritera dans le même but le canal intestinal , par des purgatifs.* Les pédiluves synapisés peuvent être utiles. Du reste, j'ai si peu d'observations du succès de ce ra.ode de traitement , qu'on peut le regarder plutôt comme théorique que pratique.

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