Etat irritable y Insomnie
Il n'est pas rare de voir une insomnie plus pu moins absolue , survivre a Teffet de délire, et persister même encore long -temps après. Le cerveau travaille malgré le malade, malgré tous les efforts qu'il fait pour se reposer ; des idées se forment sans le concours de la volonté, ou bien des visions l'interrompent dès qu'il veut clore l'oeil, des frayeurs sans causes extérieures l'agitent. L'insomnie est bien plus fa-
liguante, a des conséquences plus grandes maintenant que dans les autres périodes de la maladie. Les malades s'en affligent , parce qu'ils savent que le sommeil accompagné de la diminution des symptômes , est un signe de convalescence et de guérison prochaine , et qu'au contraire l'absence de cet acte réparateur, peut faire craindre une rechute. Ils deviennent irritables , susceptibles \ ils ont souvent des céphalalgies.
11 est maintenant nécessaire de combattre cette disposition cérébrale \, il faut forcer le cerveau à reprendre ses anciennes habitudest Les bains tièdes seront très-utiiis. On fatiguera le système musculaire par des exercices plus ou moins forts. Les boissons calmantes , l'eau de lleurs d'oranger à haute dose , les préparations opiacées, de jusquiame, seront employées au besoin. Un vésicatoire au bras peut être utile pour détourner, diminuer l'irritation cérébrale, et sur -tout pour occuper l'esprit vacillant et inquiet de l'aliéné : je dirai tout-a-l'lieure comment on traitera la céphalalgie. )