Pléthore
Il arrive quelquefois que le retour à la santé, çst marqué par une sanguification très -active
et surabondante. Le calme renaissant dans des organes , dont un excès d'activité dépensait a profusion le principe de la vie , les pertes continuelles qui en étaient la suite inévitable cessent aussi, et les parties nutritives qui les alimentaient doivent recevoir une autre destination j les organes alors peui-ent bien en détourner pour réparer le matériel qu'ils ont perdu, mais s'ils reçoivent plus qu'ils ne dem;>ndent, il en résultera plénitude , replétion du système «anguin, jusqu'à ce que l'équilibre se rétablisse entre la clijiification et la nutrition. Ces malades sont en général lourds j sommeillent beaucoup ; ils se plpignent de pesanteur de tète, de palpitations j quelquefois leur sommeil est troublé par des rêves pénibles, interrompu par des réveils en sursaut, il est inutile en outre d'énumérer ici tous les signes de la pléthore générale.
Pour remédier à ces accidens , on mettra les malades à un régime aqueux et peu nourrissant j on leur recommandera de faire beaucoup d'exercice -, de légers laxatifs seront employés pour entretenir la liberté du ventre. On usera avec réserve de la saignée : la pléthore peut n'être qu'apparente ou passagère , résulter momentanément du changement de destination des sucs nutritifs , d'ua calme subit , et se dissiper
ainsi en peu de temps , par ces seuls moyens. Ce n'est que dans les cas où le mal ne diminuerait pas, ou Tiendrait à augmenter, qu'on se déciderait à tirer du sang. Bien entendu que si la suppression des règles persistait , ce serait d'abord à rappeler cet écoulement, qu^on de- Trait donner tous ses soins.