‹ De la folieChapitre 49 sur 73 · Céphalalgies · texte numérisé non relu

Céphalalgies

Je ne répéterai point ici ce que j'ai dit ail-

leurs sur les maux de tête : je rappellerai seit-» îement qu'ils sont extérieurs ou cutanés , intérieurs, profonds ou cérébraux , intermittens ou continus, plus ou moins intenses. Rarement le passage à la convalescence a lieu sans l'appai-ition de ce phénomène. Dans la plupart des cas , la céphalalgie se dissipe spontanément par le repos ou a l'aide de moyens simples , de légers caïmans , d'une infusion de tilleul ou de cailleîait jaune , de l'eau de fleurs d'oranger , de pédiluves simples ou sinapisés , de bains tièdes. Mais quelquefois ils deviennent opiniâtres malgré que toutes les fonctions soient entièrement rétablies , ils doivent fixer alors particulièrement l'attention , car les malades s'en affectent comme de l'insomnie. Lorsqu'ils sont extérieurs, une application de sangsues immédiatement sur le lieu de la douleur , les fait souvent disparaître presque subitement : s'ils, se renouvellent, on usera encore du même moyen , en même temps que des bains de pieds ou de siège , tendront a opérer un mouvement dérivatif vers ces parties. Les céphalalgies internes sont plus dangereuses , parce qu'elles tiennent de plus près à la source du mal. Outre les dérivatifs que je viens d'indiquer, s'il y a des signes de congestion vers la tète , on fera appliquer des sangsues ou des ventouses scari-

fiées aux tempes , au cou ou derrière les oreilles ; on pourra irriter le canal intestinal par des purgatifs salins , chercher a calmer les douleurs par quelques préparations opiacées. Enfin, en cas de non succès , on se décidera à mettre un Tesicatoire ou même un séton a la nuque. On a quelquefois tenté avec succès de combattre la céphalalgie périodique par le quinquina. Un auteur anglais, le docteur Royston, et Fowler avec lui , vantent beaucoup , en pareil cas , les préparations arsenicales. En Angleterre, on fait un grand usage médical de ce métal , et il est mis au-dessus de l'écorce du Pérou , comme fébrifuge. En France , on ne l'emploie que très-peu , si ce n*est dans quelques affections cutanées.

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