‹ De la folieChapitre 72 sur 73 · FIN DU CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

FIN DU CHAPITRE IV

i$uite des caractères qui distinguent la Folie du Délire aigu.

La Folie est souvent héréditaire ; la moitié des aliénés éprouvent l'influence de cette cause, et beaucoup annoncent de bonne heure , par les dispositions de leur intelligence , qu'ils sont très - susceptibles de contracter cetle maladie,

La guérison n'est pas toujours bien solide ; les rechutes sont fréquentes , et le cerveau facile à troubler par des causes légères,

Le délire aigu n'est pas plus héréditaire que les maladies dont il n'est qu'un symptôme ; ce n'est souvent qu'au moment où il éclate qu'on peut le reconnaître; rarement au moins est-ce plus que plusieurs heures d'avance.

Une fois la santé bien rétablie , on ne pense guère à une rechute, et il n'est pas plus facile de contracter une nouvelle maladie , que la première.

Ces deux caractères de la folie , l'hérédité et les rechutes , prouvent bien évidemment que cette maladie

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est essentiellement cérébrale : riiéréditu seule , ou h l'aide d'une légère cause irritante , provoque souvent le développement des désordres cérébraux; ici, aucun autre organe que le cerveau n'a pu en recevoir le germe de père en fds , et le conserver jusqu'à un certain âge : tout le reste de l'économie était d'ailleurs sain. 11 en est de même des rechutes ; cet organe conservant après la guérison une grande susceptibilité , quoique par-tout ailleurs la santé soit parfaite , la moindre cause ou la seule disposition qui reste , produit le renouvellement de la maladie mentale. Rien de tout cela n'arrive dans le délire aigu , qui est aussi passager que la cause sympathique qui le produit. L'hérédité et la facilité des rechutes , supposent toujours une disposition vicieuse constanlo dans l'organisation d'une partie.

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