CONCLUSION DE CE CHAPITRE
i.** H faut bien distinguer le siège d'une lésion , de la nature de l'altération qui constitue sa cause prochaine ; le premier est suffisamment indiqué parles troubles de l'action organique, sans qu'il soit d'une indispensable nécessité d'en avoir la preuve matérielle *, la seconde n'est pas toujours facile à apprécier, nos sens n'étant point assez pénétrans pour saisir tous les changemens que peut offrir l'organisationj
5o4 RECHERCHES C A D A. VÉ R IQ U E S.
et cela sur-tout daos îe systéiue nerveux , d'où il resvilte qu'il est des maladies dont nous ne connaissons que les symptômes.
2.° Nous ne pouvons point découvrir la cause procliî^îne de la folie , qui a nécessairement soa Siège dans le cerveau , organe des fonctions essentiellement lésées.
5." Toutes les altérations que nous avons observées sur les aliénées de la Salpélrière , sont consécutives au développement de la folie, excepté celles des cerveauxd'idiotes , qui sont primitives et liées a l'état intellectuel.
4." Les altérations du crâne et du cerveau , beaucoup plus fréquentes dans cette maladie que dans toute autre , dont plusieurs sont liées à la production d'affections secondaires , telles que la paralysie, l'irritation cérébrale chroniîjiie, etc., sont très-vraisemblablement des suites plus ou moins immédiates de la cause prochaine des désordres cérébraux primitifs.
5.° Les altérations des organes thoraciques et abdominaux , ne dépendent que des cir* constances dans lesquelles se trouvent les malades , circonstances produites par l'état mental, le genre de vie, les dispositions des établisse^ ïïieiis, etc.