CONCLUSIONS
1° Le paludisme, comme toute infection, peut déterminer
par lui-même des psychoses ;
2° Ces psychoses palustres peuvent être divisées en psycho-
ses fébriles et en psychoses apyrétiques ;
3° Les troubles intellectuels de l’impaludisme ne présentent
aucun caractère spécial permettant de reconnaître par le seul.
examen mental l'élément palustre. Néanmoins, la forme la plus
commune est la forme mélancolique avec troubles sensoriels ;
4° Plus rarement, les troubles intellectuels déterminés par les fièvres intermittentes présentent les caractères d’une pseu-
do-paralysie générale et même de la paralysie générale vraie ;
5° L’analogie qu’on a indiquée avec les manifestations délirantes oniriques n’est acceptable que pour les délires fébriles,
elle ne saurait exister dans les cas apyrétiques ;
6° Lorqu'il existe une prédisposition héréditaire et de la dé-
générescence psychique, on observe plus particulièrement des états maniaques ;
7° Les psychoses liées à l’impaludisme sont généralement curables ;
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8° En raison des troubles intellectuels d’origine palustre pouvant provoquer des actes délictueux, il y a lieu de soumettre à un examen médico-légal tout délinquant qui dans les
: colonies a.été atteint de malaria ;
9° Il y a lieu d'accorder des indemnités sous forme de pension aux militaires de l’armée de terre et de mer dont l’aliénation reconnaît pour cause l'infection palustre contractée en
campagne.