‹ De La Formation Des Bêtes Dans L'Industrie Et De Leur ÉliminationChapitre 20 sur 20 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1) L'influence de l’état hygrométrique de l'air d’un atelier est non seulement malsain, mais péjoratif quant à la production industrielle des ouvriers. Il est donc à la fois facteur de maladies et élément de sousrendement.

2) A partir de 26°, si l’air est saturé de vapeur d’eau, la capacité de travail des ouvriers est diminuée dans une proportion très notable et le séjour dans un tel milieu offre des dangers.

3) Nous avons étudié le mécanisme de formation des buées et recherché les procédés mis en œuvre

pour dissiper ou éliminer ces buées.

4) Les procédés chimiques n’offrent que des inconvénients ‘et ne peuvent être mis en pratique.

5) L'usage des hottes et des cheminées d’appel, permet l'élimination d’une partie des buées, mais ‘J’état de saturation reste le même. L’abaissement de la hotte jusqu’au bac, ou le travail en vase clos ne sont pas satisfaisants. Ils nécessitent par ailleurs Vinstallation d’un système de chauffage de latelier.

6) L’électricité sous forme de haut voltage permet théoriquement l’abattement de buées mais n’a été réalisé pratiquement que pour l’abattement des vapeurs d'acide sulfurique. Dans ce cas unique il s’est révélé rentable.

7) Le seul procédé efficace et économique d’abattement des buées consiste à chauffer l'atelier par le procédé par pulsion d’air. Cette installation doit éviter l'emploi de vapeurs vives pour le chauffage de l’air et utiliser le plus possible des chaleurs perdues, c’est-àdire des calories inutilisées. ,

8) Les dispositifs servant en hiver au chauffage de l'atelier peuvent améliorer les conditions de travail des ouvriers en étant utilisés en été, après mise hors circuit du condensateur, comme dispositif de condi-

tionnement et de régulation de la température des ateliers.

Vu : Le Doyen TIFFENEAU.

Vu : Le Président TANON.

Vu et permis d’imprimer :

Le Recteur de l'Académie de Paris, ROUSSY.

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