I.IIAIMTUI-: PREMIEH
ne contient que les deux accords indispensables, celui de la tonique et celui de la dominante (voyez air n° 1). J'ai du bon tabac, en contient deux ou trois, selon l'interprétation, le mouvement (voyez airs 'populaires, n» 2) : nous l'avons ramené à deux. Le charmant air populaire : Il pleut bergère en contient trois : celui de la tonique, celui de la dominante et celui du 4e degré nommé sous-dominante. (Voyez airs populaires, n" 3). Ces noms seuls indiquent l'importance de ces accords, dans la tonalité.
La dominante allant à la tonique est la manière habituelle de terminer, ce qui prend le nom de cadence parfaite. Dans cette analyse d'accords ayant servi à l'accompagnement des chants ci-dessus^ nous ne tenons compte que des fondamentales des accords et non de leurs renversements, encore moins des interprétations qui pourraient être faites pour introduire quelques autres accords dans les accompagnements (1).
Les accords mineurs, bien que consultatifs et non indispensables^ seront pourtant employés avec succès (fig. 11). Ils font partie des richesses acquises à l'ordre majeur et ils auront un charme particulier, à l'exception de l'accord mineur du 3<^ degré qui s'éloigne le plus de la tonalité, la contredit en quelque sorte et, comme l'accord de quinte diminuée, 7<' degré de la gamme, a peu d'(UTiploi.
Ces accords n'apparaîtront guère que dans les marclies, successions d'entraînement général et forcé, bien ordonnées, bien disciplinées, régulières, d'un grand effet, où tout est mis en mouvement.
(1) Pour (Ml faciliter l'analyse, nous les avons tous rapportés au ton de I>o, (luol que soit leur ton originel.