CHAPITRE VIT
Ces tons qui se sont formés peu à peu^ qui nous ont fait éprouver des joies, des bons sentiments réciproques, par leurs relations faciles, leurs modulations gracieuses, leurs mélodies inspirées; ces tons qui ont servi à l'expression des chefs-d'œuvre les plus variés, chez tous les peuples mis en relation plais étroite, plus cordiale, par la musique, ne sont plus les uns pour les autres, aux temps où nous sommes arrivés, que rivalités, jalousies, haine aveugle, incitations au mal; nous en avons eu des preuves de plus en plus imprévues et terribles ! Triste signe pour ce qui va suivre.
Tout à coup, nous les voyons s'ébranler, tous ces tons. La série de droite d'abord, puissances élevées par le signe d'élévation (fig. 84). Conduites par un chef de file, elles se forment en un demi cercle à sa suite. — Ce chef de file, qui donc est-il ? Est-ce la puissance nouvellement élue, si majeur, ayant fait par un moyen quelconque ce nouveau pas marqué d'un nouvel accident? ou bien la puissance à la tête des six dièzes, fa dièze, est-elle venue à
CIIAIMTRE SEPTIEME
sa suite? — Nous ne saunons le préciser : contentonsnous des faits.
Après une courte délibération, la série de gauche, cestà-dire les puissances armées par le signe d'abaissement, s'ébranlent à leur tour, leur chef de file en tête. Rejoignant l'autre série, sur le même point, cette jonction se fait de telle sorte, qu'il en résulte un cercle parfait, dont nous mettons la figure sous les yeux du lecteur (fig. 87).
Fa dièze et sol Mmol majeurs, tels sont les deux rivaux côte à côte, le sixUnne dièze et le sixième bémol. Le premier (fig. 84), né d'un mouvement spontané, irrésistible, qui le place à la tête des armées de droite ; l'autre^ engendré subitement (fig. 85) par la gamme mineure de mi bémol, pour être à la tête des armées de gauche.
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