IV. c
Report. 57?3o5,suo 07 44,4^7 lances, 499,916 2 5
12,665 cuirasses, 804,227 5o
9,140 baïonnettes de rechange , 3 1 ,990 00
58,64 i,â43 82 non compris 1,698,732 fr. 76 c, pour mousquetons, pistolets, sabres, lances et cuirasses de modèles non conservés.
Le rapporteur du budget de la guerre pour 1837 disait , à propos de l'approvisionnement des armes portatives : « A une époque où la fabrication des armes ne paraissait pas susceptible d'atteindre la rapidité qu'elle a maintenant acquise, et où par conséquent la paix devait être laborieusement employée à préparer à l'avance les approvisionnement de la guerre, on était généralement d'accord qu'en entreprenant une grande guerre la nation devait être munie de trois armes par soldat. On calculait que l'armée française devait en pareilles circonstances compter sur 5oo,ooo combattans , et qu'une réserve de 3oo,ooo hommes de garde nationale mobile , pour laquelle 600,000 fusils étaient nécessaires, devait être prête à se jeter dans les places de guerre. La décomposition de cette force par corps et par armes est la base de la détermination de l'armement. » Le rapporteur faisait ensuite remarquer que nous marchons vers le complément de notre approvisionnement avec rapidité ; trop de rapidité peutêtre, car nous paraissons être à la veille de voir introduire un grand changement dans îes armes
portatives (le remplacement des batteries à silex par les batteries de percussion), et comme ce changement, s'il se réalise, amènerait une dépréciation considérable dans les armes actuelles, il conviendrait peut-être de ne pas en multiplier la fabrication.
Les approvisionnemens généraux se composaient comme il suit :
3,930,572 kil. de plomb, évalués à 1,768,767 fr. 4o c.
585,25a kil. de bronze , h 1,404,604 fr. 80 c.
36,233,875 pierres à feu pour fusil , mousqueton et pistolet, évalués à 434>8o6 fr. 5o c.
571,905 sacs à terre , évalués à 343, 1 43 fr.
181,998 outils à pionniers, j fc , fr 6o c
92,102 outils tranchans, j
2o,oo5 mètres cubes de bois divers, évalués à 2,276,921 fr. 64 c.
2,522,206 kil. de fer et autres métaux, évalués à 2,1 08,546 f. i5 c.
Sans compter :
i° Les menus approvisionnemens et outils des arsenaux de construction, évalués à 1,241,575 fr. 70 c.
20 Le matériel , les instrumens , modèles et outils des fonderies, évalués à 2,2i3,6n fr. 52 c.
3° Le matériel , les instrumens , modèles et outils des forges, évalués à 93,094 fr.
4° Les approvisionnemens des manufactures d'armes , évalués à 3,389,622 fr. 69 c.
5° Les objets divers , c'est-à-dire objets de rechange en bois , fer et bronze ; armemens pour les bouches à feu et voitures, matières et ustensiles
d'artifices , pièces- d'armes de rechange, machines et instruirons vérificateurs , aciers , tôle , fers et bois, plates-formes, caisses d'armes, barils à poudre, etc., évalués à 23,485, 5o4 fr. 54 c.
273. — Service du génie. — Ce service est divisé en directions territoriales et en établissemens spéciaux.
Les directions des fortifications sont au nombre de a5 , dont les chefs-lieux sont : St.-Omer, Arras , Amiens , le Havre , Cherbourg , Brest , Nantes , La Rochelle, Bayonne , Perpignan, Montpellier, Toulon , Embrun , Grenoble , Besançon , Bel fort , Strasbourg, Metz, Verdun, Mézières, Cambrai, Lille , Paris , Ajaccio et Alger. Ces directions comprennent 368 points fortifiés ou de casernement.
Les établissemens spéciaux du génie sont :
Le dépôt des fortifications et la galerie des plansreliefs des places de guerre ;
L'arsenal du génie, à Metz ,
Et trois écoles régimentaires établies à Arras , Montpellier et Metz.
L'arsenal du génie , établi à Metz sous la direction d'un lieutenant-colonel , est chargé de la confection du matériel destiné au service du génie en campagne et de celle des outils pour l'approvisionnement des places de guerre. Il fabrique en outre, depuis plusieurs années , des lits ou tréteaux de fer pour le couchage de la troupe. Cet établissement est régi par économie ; mais la fourniture des matériaux qu'on y met en œuvre donne lieu à des marchés passés avec publicité et concurrence. ï/arsenal
emploie pour ses travaux l'escouade d'ouvriers d'état et la compagnie d'ouvriers du génie.
Les objets restant, au 3i décembre i834, dans les directions des fortifications, dans le dépôt des fortifications , l'arsenal du génie et les écoles régimentaires, étaient évalués à i5,5i2,3o2 fr. 57 c, dont
15,976 fr. pour le dépôt des fortifications, et 4*5,819 fr. 37 c. pour l'arsenal de Metz. 274. — Ecoles militaires. — Ces écoles sont au nombre de six, savoir :
L'Ecole polytechnique, L'Ecole spéciale de Saint-Cyr, Le Collège royal militaire de La Flèche, L'Ecole de cavalerie de Saumur, L'Ecole d'application du corps d'état-major, Et l'Ecole d'application de l'artillerie et du génie à Metz.
— L'administration et la comptabilité de V Ecole polytechnique sont confiées à un conseil, dont les attributions et la responsabilité sont analogues à celles des conseils d'administration des établissemens d'artillerie. L'intendance militaire est chargée de la surveillance administrative ; elle l'exerce d'après les règles établies par l'ordonnance royale du \g mars 1823.
Les objets restant au 3f décembre i834 (nourriture, mobilier, matériel de l'instruction, chauffage et éclairage) étaient évalués à 326,195 fr. 54 c.
— Quant à V Ecole spéciale de Saint-Cyr, un conseil d'administration, formé à l'instar de ceux des régïmcns, pourvoit aux besoins généraux, jour-
naliers et accidentels de cet établissement. Toutes les fournitures relatives à la nourriture et à l'entretien des élèves, au matériel de l'instruction, au chauffage, à l'éclairage , etc., sont faites sous la surveillance immédiate de ce conseil , au moyen de marchés passés par voie d'adjudication publique , et , dans aucun cas , le conseil d'administration ne peut traiter ou s'engager sans l'autorisation préalable du ministre , qui se réserve la sanction des traités. Toutes ces opérations sont d'ailleurs contrôlées par l'intendance militaire.
Les objets restant au 3i décembre i834 (nourriture , étoffes et matières , objets confectionnés et mobilier) étaient évalués à 356,65 1 fr. g c, dont 354,24i fr. 4 c- pour le mobilier seul.
— Le mode d'administration du Collège royal militaire de La Flèche est le même que pour l'Ecole spéciale de Saint-Cyr. Les objets restant dans cet établissement au 3i décembre i834 (tels que matériaux pour les bâtimens, matériel d'instruction, nourriture, étoffes et matières , objets confectionnés, chauffage et éclairage, articles de bureaux et mobilier) étaient évalués à 262,396 fr. 7 c, dont 242,201 fr. 85 c. pour le seul mobilier.
— U Ecole de cavalerie de Saumur a été instituée par une ordonnance royale du 10 mars 1825 , pour former des instructeurs dans les corps de troupes à cheval , donner aux élèves de l'Ecole militaire de Saint-Cyr qui sont désignés pour la cavalerie le complément d'instruction nécessaire au service de cette arme , et créer une pépinière de sous-officiers instructeurs.
Une école de maréchalerie cl une école de trompettes ont été annexées à cet établissement.
L'école de cavalerie est administrée par un conseil d'administration.
Les objets restant à l'école au 3i décembre 1 834, et qui consistaient en bibliothèque , matériel d'instruction, chevaux, objets de harnachement, d'équipement , d'armement , de chauffage , d'éclairage et mobilier, étaient évalués à 287,492 fr. 78 c.
— L' ) Ecole spéciale d'état-major, créée par l'ordonnance royale du 6 mai 1818, est destinée à former des officiers pour le service des états-majors. Le mode d'administration de l'école est le même que pour l'Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr. Un sous-intendant militaire est chargé de la surveillance administrative de l'établissement.
Les objets restant à l'Ecole spéciale d'état-major, au 3i décembre i834 , et qui consistaient en mobilier, instrumens graphiques, instrumens divers et bibliothèque, étaient évalués à58,io4 fr. 70 c.
— L Ecole d application de l'artillerie et du génie , à Metz, dont le nom indique suffisamment l'objet, est régie par l'ordonnance royale du 5 juin 1 83 1. Un conseil d'administration est chargé des détails de l'administration et de la comptabilité.
Les objets qui restaient à cette école au 3r décembre i834? et qui consistaient en outils, menus objets, linges, objets relatifs aux préparations scientifiques , produits des travaux , mobilier, s'élevaient à 73,001 fr. (x c.
Les objets contenus dans les différentes écoles
militaires , au 3i décembre 1 834 > étaient donc évalués à 1,363,871 fr. 20 c.
275. — Invalides de la guerre. — H y a pour les invalides de la guerre l'hôtel de Paris et la succursale d'Avignon.
— Les objets renfermés dans l'hôtel de Paris, au 3i décembre i834, étaient évalués à 1,787,902 fr. 83 c, savoir :
i° Mobilier à la disposition des entrepreneurs généraux pour l'exploitation du service de l'hôtel , dont les fournitures ont lieu par adjudication publique au rabais, 1,277,179 fr. 77 c.
20 Mobilier particulier de l'administration , 299,4^5 fr. 37 c.
3° Matériaux et instrumens de construction déposés au magasin des bâtimens, 8,i5o fr. 85 c.
4° Objets d'arts, trophées militaires , armes, etc., 95,269 fr.
5° Approvisionnement de grains, 107,877 fr. 84 c.
— Les objets renfermés dans la succursale d'Avignon , au 3i décembre 18 34, étaient évalués à 264,o5ofr. 5i c, savoir :
i° Mobilier à la disposition des entrepreneurs généraux pour l'exploitation du service, 249,722 fr. 1 1 c.
2« Mobilier particulier de l'administration, objets d'art, trophées militaires, armes, etc., 13,718 fr. 4o c.
3° Magasin des bâtimens, 610 fr.
— Ainsi les objets renfermés, au 3 1 décembre 1 834, dans les deux établissemens du service des invalides étaient évalués à 2,o5i ,953 fr. 34 c.