‹ De la fortune publique en France et de son administrationChapitre 46 sur 59 · Service du harnachement. —Ce service · texte numérisé non relu

Service du harnachement. —Ce service

a les mêmes établissemens que le service de Tha billement et du campemeut.

Les objets relatifs au service du harnachement qui se trouvaient, au 3i décembre i834j, soit dans les magasins généraux, soit dans les magasins des corps, et qui consistaient en draps de différentes couleurs, en selles, schabraques, couvertures et arçons, étaient évalués à 760,934 fr. 56 c.

268. — Service général de la remonte. — Pour entretenir l'effectif des chevaux nécessaire à l'armée, il faut environ 5,ooo chevaux par an.

Les dépôts de remonte, au nombre de 10, sont chargés d'acheter, dans l'étendue de leur circonscription, les chevaux nécessaires (1). Les officiers attachés à ce service parcourent, à cet effet, les départemens compris dans leur arrondissement, et achètent, sous leur responsabilité personnelle , des chevaux , dans les marchés, sur les champs de foires et au domicile des éleveurs.

Ce mode d'achat, en assurant à l'armée des remontes indigènes, offre en même temps aux propriétaires un placement certain de leurs produits. Appelés à traiter directement avec les agens de l'administration, ils y trouvent le double avantage de se défaire de leurs chevaux dès l'âge de 4 ans, époque où les frais d'entretien deviennent plus onéreux, et d'obtenir, en échappant à l'intervention des maquignons, des prix fixés d'après une estimation consciencieuse.

(1) Ces dépôts sont situés à Caun , Alcnçon , Saint-Lô, Guingamp Saint-Maixenl, Guérel, Aurillac, Castres, Villers et Aurh.

11 avait paru qu'un pareil système ne pouvait être appliqué avec fruit qu'en donnant aux dépôts les moyens de conserver les chevaux jusqu'à l'accomplissement de leur cinquième année. Les ordonnances du 1 1 avril 1 83 1 et du id octobre 1832 y avaient pourvu, en organisant en corps de troupe les cavaliers de la remonte. Ces hommes étaient employés , dans l'intérieur des dépôts , au pansage des chevaux; ils accompagnaient les officiers de remonte dans leurs tournées , et ramenaient aux chefs-lieux les chevaux achetés hors des établissemens.

Cet état de choses a existé en i834 et i835 ; mais, dans le cours de cette dernière année ., une commission mixte de remonte a été instituée , et il a été reconnu que le succès du système n'exigeait pas impérieusement l'entretien permanent d'un corps spécial de remonte, et que le même but pourrait être atteint en détachant, des corps de cavalerie, des cavaliers, pour être employés temporairement dans les dépôts de remonte. Ce système est appliqué depuis le ier janvier i836, et procure des économies notables pour le trésor.

Les dispositions de l'ordonnance royale du 19 mars r8a3 sont d'ailleurs applicables à la comptabilité intérieure des dépôts de remonte, qui sont régis par des conseils d'administration, responsables de l'emploi des deniers de l'état, comme ceux des autres corps de troupe.

Les dépôts de remonte, au 3i décembre 1 834 j? contenaient des valeurs en chevaux et en objets mobiliers,

Les chevaux étaient au nombre de 1 1 1 seulement , évalués 55,ooo fr. (1).

Les objets mobiliers, qui se composaient d'objets d'habillement et d'équipement, de harnachement, de mobilier, d'ustensiles d'écurie , étaient évalués «à 4^,25 1 fr; 5â c.

269. — Service des fourrages. — Ce service, dans l'intérieur de la France, s'exécute, en généra I, en vertu de marchés passés avec concurrence et publicité, conformément aux dispositions de l'ordonnance royale du 4 nia r s i83i. Le mode de gestion directe n'est suivi que pour les dépôts de remonte , dont le service est placé en dehors du mode déterminé par l'ordonnance précitée, et pour quelques places où le service peut être considéré comme temporaire.

Le service des fourrages possédait, au 3i décembre i834, un mobilier composé de sacs et ustensiles affectés à l'exploitation du service ou en dépôt, évalués à io5,86o fr. 01 c.

270. — Service des hôpitaux. — On distingue dans ce service les hôpitaux, les magasins d'effets d'hôpitaux et les dépôts de pharmacie.

(1) Le ministère de la guerre compte 750 fr. , pour l'achat des chevaux de carabiniers et cuirassiers ; 550 fr. , pour ceux des dragons et ianciers ; 533 fr. , pour ceux de l'école de cavalerie de Saumur ; 500 fr. pour les chevaux de selle de l'artillerie ; 480 fr. , pour les chevaux de trait de l'artillerie, les chevaux des chasseurs et des hussards, et 470 fr. , pour les chevaux de trait du train des parcs, du train du génie et du irain des équipages militaires. Quant aux chevaux d'officiers, on compte 850 fr. , pour ceux de carabiniers et de cuirassiers; 650 fr. , pour ceux de dragons et de lanciers, et 580 fr. , pour ceux de chasseurs et de hus- Bards.

Parmi les hôpitaux, on distingue :

Les hôpitaux militaires, régis par économie , à l'intérieur;

Les hôpitaux militaires en entreprise ;

Les hôpitaux maritimes et les hospices civils, où fies militaires sont admis pour le compte du département cle la guerre ;

Enfin les hôpitaux, ambulances, etc., dans les possessions du nord, de l'Afrique.

Les hôpitaux militaires régis par économie dans l'intérieur sont au nombre de 4°- Us sont situés à Paris, Versailles, Rocroy, Givet, Sedan, Montmécly, Metz, Thionville, Longwy, Bitche, Sarreguemines , Nancy , Pont-à-Mousson , Strasbourg , Saumur, Golmar, Besançon, Lyon, Briançon, Toulon , Marseille , Toulouse , Barrège , Perpignan , Bayonne , Bordeaux , Ile-d'Aix , Rennes , Lille , Dunkerque, Maubeuge , Cambrai, Saint-Omcr, Calais, Valenciennes , Bastia , Ajaccio, Gorte , Calvi et Bourbonne.

Les objets renfermés dans ces hôpitaux, au 3i décembre i834, étaient des denrées , desmédicamens, du linge, des literies , des vetemens , des objets de mobilier et des ustensiles. Ils étaient évalués à 4,998,460 fr- 82 c.

Les hôpitaux en entreprise, dans l'intérieur, sont au nombre de 9. Ils sont situés au Gros-Caillou , à Paris; à Phalsbourg1, Mont-Dauphin, Fort-Queyras, Mont-Louis, Belle-Ile-en-Mer, Bonifacio, Bains de Cuagno et Cervione. Les objets de consommalion (médicamens et mobilier versés par les magasins des hôpitaux militaires, pour servir a l'cxploi-

talion du service) qui s'y trouvaient au 3i décembre 1 834 ï étaient évalués à 43o,o85 fr. 1 1 c.

Les magasins d'effets d'hôpitaux sont au nombre de six. Ils sont situés à Paris , Metz, Lyon , Toulouse, Lille et Bastia. Les objets restant dans ces magasins, au 3i décembre 1 834 ? étaient évalués à 2,608,342 fr. 58 c.

Il y avait aussi , à la même époque et dans les mêmes lieux , des dépôts de pharmacie ; mais cinq de ces dépôts, n'ayant pas été reconnus indispensables au service , ont été supprimés dans le cours de i835. Les objets restant dans ces dépôts , au 3i décembre i834, étaient évalués à 231,097 ^r* 7^ c"

Les hôpitaux civils, dans l'intérieur, auxquels le département de la guerre a fourni des effets mobiliers pour l'exploitation du service , en ce qui concerne les militaires, sontau nombre de 7. La valeur de ces effets , au 3 [ décembre i834 , était portée à 24,722 fr. 4° c-

Dans nos possessions du nord de l'Afrique sont des hôpitaux , des ambulances , des magasins d'effets et des dépôts de pharmacie.

Les objets de consommation , les médicamens et le mobilier restant dans ces établissemens , au 3i décembre 1 834 ? étaient évalués à 1,609,420 fr. 24 c.

Ainsi les objets dépendant du service des hôpitaux , restant au 3 1 décembre 1 834, étaient évalués à 9,362,128 fr. 91 c.

271 . — Service des équipages militaires. — Les armées actives, indépendamment des ressources locales dont les circonstances leur permettent de disposer quand elles opèrent sur le territoire ennemi ,

doivent avoir à leur suite des équipages réguliers, qui leur laissent la liberté de se porter en avant et d'agir, sans être arrêtées par l'éventualité des moyens qui peuvent se trouver sur les points d'opération. Ces équipages réguliers sont mis en action par un corps militaire spécial , appelé corps du train des équipages : ses mouvemens sont sous la direction immédiate de l'intendance militaire. Le matériel, tant en voitures qu'en effets de harnachement , à la disposition de ce corps , est confectionné et réparé dans des établissemens particuliers y au nombre de trois , savoir :

Le parc principal de construction du train des équipages militaires , à Vernon (Eure) ;

Un parc secondaire , à Chàteauroux (Indre) ;

Et un dépôt à Sampigny (Meuse).

C'est à Vernon que sont réunis les principaux approvisionnemens en bois , fers , cuirs et autres objets nécessaires aux constructions et réparations du matériel.

Le parc de Ghàteauroux est le centre des travaux qui pourraient avoir lieu pour les moyens de transport à organiser au delà de la Loire : c'est d'ailleurs un établissement de prévoyance, dont lesévénemens de 1814 et de i8i5 ont fait reconnaître l'utilité.

L'emplacement de Sampigny, à cause de sa proximité des frontières , n'offre plus assez de sûretés pour être, comme il était jadis , le principal atelier de construction ; mais on a dû le conserver comme dépôt , parce qu'on y remise avec facilité et avantage une grande partie du matériel, confectionné et en état d'être mis en service au premier ordre.

Ces trois élablissemens ont une organisation militaire analogue à celle des établissemens d'artillerie. Ils sont régis par un règlement spécial, du ta février 1827, où se trouvent réunies les dispositions d'administration et de comptabilité qui ont été reconnues propres à assurer l'exécution régulière du service.

Les objets qui se trouvaient , au 3i décembre i83/| •> dans le parc de Vernon , étaient évalués à 1,285,261 fr. 78 c.

Ceux qui se trouvaient au parc de Ghâteauroux n'étaient évalués qu'à 182,293 fr. 12 c.

Enfin les objets du dépôt de Sampigny étaient évalués à 269,808 fr. 77 c.

Ainsi les objets relatifs au service des équipages militaires étaient évalués, en total, à 1,737,363 f. 67 c.

272. — Service de V artillerie. — Huit arsenaux sont spécialement affectés à la confection des affûts, voitures et autres attirails d'artillerie ; ils sont en outre destinés à l'entretien et à la conservation du matériel , des armes, des munitions et desapprovisionnemens nécessaires pour les besoins de l'armée. Ces arsenaux sont établis à Auxonne, Douai , Grenoble, La Fère, Rennes , Strasbourg et Toulouse. Ils sont dirigés par un colonel d'artillerie et administrés par un conseil d'administration responsable, aux délibérations duquel assiste un officier de l'intendance militaire. Un règlement du 18 juin 1826, approuvé par le roi, détermine les attributions des officiers et employés attachés à ces établissemens , ainsi que le mode d'administration et de contrôle.

— Dix-neuf directions d'artillerie sont destinées à renfermer le matériel de J 'artillerie, ainsi que les armes portatives ; chacune d'elles est dirigée par un colonel d'artillerie, et leur mode d'administration est déterminé par un règlement du 26 juin 1 834-

Les objets renfermés dans les arsenaux et les directions d'artillerie, restant au 3i décembre 1 834, étaient évalués à 204,430,429 fr. 92 c.

— Le service de l'artillerie possède, en outre, des écoles qui ont pour objet l'instruction théorique et pratique des officiers, sous-officiers et canonnière. Le mode d'instruction et d'administration est déterminé par une ordonnance royale du 2 juillet 1826 et par un règlement du 5 août suivant, approuvé par le roi. Il y a 10 écoles d'artillerie , qui sont placées à Besançon , Douai , La Fère , Metz , Rennes , Strasbourg, Toulouse, Vincennes, Lyon et Bourges. Ces écoles sont, en général, sous la direction d'un maréchal-de-camp, qui a , en même temps, le commandement des troupes d'artillerie en garnison dans les mêmes places.

Les objets renfermés dans les écoles d'artillerie, au 3i décembre 1 834 ? étaient évalués à

6>7°4>792 fr- 91 c-

— Il y a six manufactures d'armes du gouvernement , savoir : 5 exclusivement pour les armes à feu : elles sont établies à Maubeuge, Saint-Etienne, Tulle, Charleville et Mutzig , et une pour les armes blanches et à feu à Châtellerault.

La première de ces manufactures est en régie ; elle est soumise, pour son administration et sa comptabilité , aux mêmes règles que les arsenaux et les

directions ; les cinq autres sont en entreprise. Un règlement , approuvé par le roi le 20 novembre 1822, détermine le mode de fabrication , de contrôle et de réception des armes.

Les objets restant dans les manufactures d'armes , au 3i décembre 1 834, étaient évalués à 3,889,622 fr. 69 c.

— Il existe trois fonderies de canons en France , celles de Douai , de Strasbourg et de Toulouse.

Les deux premières sont régies au compte du gouvernement ; la dernière est en entreprise depuis

Des officiers supérieurs dirigent les travaux de ces trois fonderies ; l'administration et la comptabilité des deux premières sont analogues à celles des arsenaux. Quant à la fonderie de Toulouse , le gouvernement fournit le bronze , ainsi que le cuivre et l'étain nécessaires à la fonte des bouches à feu et de divers menus objets employés dans les arsenaux de construction du matériel de l'artillerie, tels qu'écrous de vis de pointage, boîtes de roue, poulies, etc. Le gouvernement paie seulement à l'entrepreneur pour tous ces objets des prix de façon, qui sont réglés par le marché de l'entreprise. Les objets contenus dans les fonderies , au 3 1 décembre 1 834 ? étaient évalués à 2,2 1 3,6 j 1 fr. Si c.

— L'artillerie a des forges pour les fers, tôles et essieux. Les objets restant dans ces forges , au3i décembre 1 834 ? étaient évalués à 93,094 fr-

— Les objets du service de l'artillerie, restant à la même époque dans la place d'Ancône , étaient évalués à 35,791 fr. 99 c.

Ceux qui restaient dans la division des Pyrénées- Orientales étaient évalués à 2 45,833 fr. 92 e. ;

Et ceux de la division des Pyrénées-Occidentales étaient évalués à 251,273 fi*. 82 c.

— Les objets dépendant du service de l'artillerie, restant au 3i décembre 1 834 dans ^es divers établissemens de cette arme, et non compris les armes portatives délivrées aux corps , étaient donc évalués

à 2i7,364>45° fr- 77 c.

— Nous pouvons indiquer le nombre des plus iinportans de ces objets.

Ainsi : i° En bouches à feu , de modèles conservés, il y avait :

3,082 canons de siège, place et cote (en bronze), évalués à 18,318,478 fr.

1,567 canons de campagne, 2,644?6o6

577 obusiers de siège , 2,082,970

75 1 obusiers de campagne , t, 633, 730

148 obusiers de montagne , 60, 532

2,o54 mortiers de divers calibres, 4^69,632 1,862 canons de place et cote

(en fer) j 1,967,243 34 obusiers-canons et ordinaires, 4°?5oo 120 mortiers de 12 pouces, 222,000

10,195 31,845,691 Fr.

Il y avait, en outre, des bouches à feu de modèles non conservés, évalués à 5,588,775 -fr.

« Les chances de guerre qui se sont ouvertes vers i83i , disait le rapporteur du budget de la guerre pour 1837, nous ont obligés à nous pourvoir d'un t. 1. 43

matériel suflisant pour tous les événemens , et nous avons en ce moment i ,200 pièces de canon prêtes à entrer en campagne. L'armée de terre en possède à elle seule environ 1,100 ; on en met, en temps de paix, environ 25 par an hors de service , et l'on en coule 200 dans les fonderies. C'est beaucoup plus que n'en exige la paix , et le maintien d'un matériel si considérable ne serait , hors des circonstances qui en ont déterminé la création, qu'une charge gratuite. On peut s'épargner une partie des renouvellemens, sauf à se remonter à neuf dès que la nécessité s'en fera pressentir. Gela vaudra mieux et pour la paix et pour la guerre. »

20 Les affûts complets étaient évalués à 17,674,040 francs, y compris 1 i,i23,i85 fr. pour affûts de modèles non conservés.

3° Les voitures et équipages de ponts étaient évalués à 14,9^0,261 f • j, y compris 7,281,214 f. pour voitures et équipages de modèles non conservés.

4° Quant aux projectiles , il y avait :

4,099,527 boulets de divers ca- f. c. libres, évalués à 8,205,290 80 994,974 obus de divers calibres, 3,528,698 94 719,464 bombes de divers calibres, 8,667,543 46 624,625 grenades, 174,895 00 4,337,254 balles de fer pour boîtes à balles, 65o,588 ro 109,070 boîtes à balles remplies, 867,834 02

non compris les boulets et boîtes à balles rein plies de modèles non conservés, et qui étaient éva lues à 1,266,480 fr. 73 c.

« Quant aux projectiles , disait le rapporteur du budget de la guerre pour 1837, nous en avons un approvisionnement correspondant à six cents coups par pièce , et Ton sait qu'en général une pièce est hors de service après cinq cents coups... Les approvisionnemens excessifs ne sont pas seulement inutiles, ils sont une cause de perte. Indépendamment du capital considérable qu'ils absorbent, des frais de garde qu'ils exigent , ils subissent une véritable détérioration. Au bout de quelques années, la régularité des formes des projectiles est sensiblement altérée par la seule action de l'atmosphère. On sait avec quelle promptitude peuvent se couler et les canons et les boulets : on a donc satisfait à ce que prescrit la plus scrupuleuse prudence , lorsqu'on est muni d'un matériel suffisant pour plusieurs campagnes de la guerre la plus active , et qu'une fabrication ordinaire pourrait plusieurs fois remplacer dans le temps nécessaire à sa consommation. » Relativement à la nécessité de fournir des débouchés à l'industrie métallurgique, le rapporteur faisait observer que cette industrie avait moins besoin que jamais que l'état lui fit de commandes, dans un moment où les entreprises de chemins de fer imprimaient à ses travaux une activité extraordinaire.

5° Quant à la poudre , il y avait :

9,227,730 kil. de poudre en barils ,

Et i,5 1 1,685 kil. de poudre et munitions confectionnées.

En tout 1 0,7*^9,4 f ^> kil. évalués :t 24,056,289 1.

« Nous avons en magasin , disait le rapporteur du budget de la guerre pour 1837, de quoi pourvoir à la consommation de poudre de dix campagnes comme celle d'Austerlitz. Dans nos guerres les plus actives , la fabrication de la poudre a été au niveau des besoins journaliers , et le perfectionnement des arts chimiques a depuis multiplié les moyens d'y satisfaire. Il n'y a donc aucun prétexte à l'accumulation de matières susceptibles de détérioration et dont la conservation , indépendamment des frais qu'elle entraîne , constitue à elle seule un danger. Loin donc de favoriser la tendance à augmenter les approvisionnemens de poudre , nous pensons qu'il faut les ramener graduellement à l'équivalent de la consommation de six années de guerre. »

6° Quant aux armes portatives , il y avait, de modèles conservés :

1,2 56,974 fusils d'infanterie, éva- fr. c. lues à 43>ï77>°56 9° 6,598 fusils de rempart , 571,254 8/j 74,894 mousquetons et carabines, i,843,63o 60 104,693 pistolets, 1,808,571 57 85o,43i sabres de troupes à

pied, 6,803,448 00 i3o,652 sabres de troupes à

cheval, 2,957.961 28

52,679 haches de cavalerie, 143,286 88

A reporter. 57,3o5,2io 07

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